SHAKEEL MOHAMED : « De jolies intentions pour le “Hansard” de l'Assemblée »

Le chef de file du Ptr est lui aussi d'avis que l'amendement voté « ne résout en aucune manière » la situation « embarrassante » dans laquelle se trouvent les demandeurs d'emploi ayant un casier judiciaire. « Ce qui est proposé ici ne sont que de jolies paroles pour la postérité et pour le “Hansard” », a déclaré Shakeel Mohamed.  
« Beaucoup de personnes ont été trouvées coupables d'un délit commis à un certain moment de leur vie et cela les met dans une situation embarrassante pour trouver un emploi. Je me demande comment ce qui est proposé ici résoudra leur problème. Beautiful intention in itself does not bring solution », a ajouté le député travailliste. Selon lui, le gouvernement aurait dû régler la question de casier judiciaire de manière « plus sérieuse ».
Il a ainsi proposé hier au gouvernement d'aller dans la direction du concept de “spelt conviction”, qui existe dans le système anglais et figure précisément dans la Rehabilitation of Offenders Act. Ce système consiste à classer les délits en catégorie et de fixer ensuite une période pour les éliminer du casier judiciaire en fonction de chaque type de délit. « Il va sans dire qu'on ne pourrait procéder de la même manière pour des délits très graves, tels les cas de viol, les violences sur les enfants et les meurtres », explique le député travailliste.
Celui-ci a aussi attiré l'attention sur le manque de pouvoirs de l'Equal Opportunities Commission (EOC) pour agir dans certaines situations. Selon le député travailliste, l'EOC aurait dû « être la seule institution habilitée à s’enquérir et à enquêter » sur les cas de discrimination par rapport à l'embauche dans la fonction publique et dans le secteur privé. Il trouve « regrettable » que « le gouvernement actuel aussi bien que le précédent » n'aient pas donné ce pouvoir à l'EOC.