SI LA DÉMISSION DE BHADAIN SE CONFIRME : « Décision collégiale pour la partielle au N° 18 » affirme Alan Ganoo

Alan Ganoo entouré de ses proches collaborateurs (photos d’archives)

La démission de Roshi Bhadain comme député de la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes (N° 18) étant une quasi-certitude, le Mouvement patriotique prendra « une décision collégiale » quant à sa participation ou pas à l’élection partielle qui s’annonce. C’est ce qu’a affirmé le leader du MP, Alan Ganoo, samedi au quartier général de son parti à St-Jean, Quatre-Bornes.
« À écouter l’annonce que le député Roshi Bhadain a faite vendredi à l’Assemblée Nationale lors de son intervention sur le Budget 2017-2018, je n’ai aucun doute qu’il va démissionner comme il l’a annoncé et que cela provoquera une élection partielle dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes », a d’emblée lancé Alan Ganoo. Il était entouré de ses plus proches collaborateurs, dont le député Jean-Claude Barbier, Atma Bumma et Me Anupman Kandhai, qui avait fait les titres des journaux durant la semaine pour sa convocation devant la Commission d’enquête sur la drogue présidée par l’ancien juge de la Cour suprême Paul Lam Shang Leen. « Après une telle annonce en pleine séance de l’Assemblée nationale, je suis intimement convaincu que Roshi Bhadain ne reviendra pas sur sa décision », a-t-il ajouté.
Le président du MP a ensuite expliqué la position de son parti dans l’éventualité de la démission de Roshi Bhadain et de l’organisation d’une élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes. « Au MP nous estimons que cette éventuelle démission marquera une nouvelle étape politique. Plusieurs scénarios sont envisageables. Pour notre part, nous allons laisser évoluer les choses et nous prendrons, selon nos principes, une décision collégiale quant à notre participation ou pas à cette élection partielle », a-t-il poursuivi. « À mi-chemin de son mandat, le gouvernement aura, avec cette éventuelle démission, à faire face à plusieurs options dans la perspective de cette élection partielle », a-t-il ajouté. « Mais si l’alliance MSM-ML décide de ne pas présenter de candidat à cette partielle, nous estimons, au MP, que ce serait un aveu de faiblesse ».
Alan Ganoo a également commenté la situation à la Financial Services Commission (FSC) dans le sillage des révélations du leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, dans l’affaire Alvaro Sobrinho. « Nous avons tous été surpris d’apprendre que la FSC avait levé en catimini le gel des permis et par conséquent de la mise en opération des compagnies d’Alvaro Sobrinho. Il nous paraît évident, à la lumière des documents déposés par le leader de l’opposition à l’Assemblée nationale, que le ministre de la Bonne gouvernance et des Services financiers, Sudhir Sesungkur, était au courant de cette décision de la FSC autorisant Alvaro Sobrinho d’opérer ses compagnies. Nous condamnons sans équivoque ces agissements du ministre », dit-il. Dans la même veine, il a réitéré son appel à la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, pour s’expliquer à la nation sur toute cette affaire.
Évoquant brièvement la convocation de l’avocat Me Anupman Kandhai devant la Commission d’enquête sur la drogue présidée par l’ancien juge de la Cour suprême Paul Lam Shang Leen, le président du MP a dit toute sa confiance en l’homme de loi. « Nous l’avons entendu, et nous sommes satisfaits de ses explications ».
Jean-Claude Barbier a ensuite commenté le Budget 2017-2018. Le député s’est inquiété du niveau de la dette nationale à Maurice. « Il n’y a aucune mesure pour redresser l’économie et rembourser la dette », déplore-t-il.