Celle que nous prénommerons Priscille a connu les affres de la drogue. Aujourd’hui, elle est sortie grandie de son passage à la prison pour trafic de stupéfiants. Elle a reconnu ses erreurs passées pour voir la vie autrement et s’est convertie en travailleuse sociale. Mais la réinsertion n’est jamais simple et complète. Dans l’attente d’un travail stable et d’une meilleure situation, elle espère ne pas rechuter.
Pour Priscille, la drogue fait partie du passé. Aujourd’hui, elle croque la vie à pleines dents. Durant son incarcération, elle a réussi à se remettre en question afin de se réinsérer dans la société grâce à son entourage et à certaines associations. “J’ai eu le déclic en passant huit années derrière les barreaux. J’ai pris du recul par rapport à ma vie et sur ce que j’ai fait endurer à mes proches”, raconte la femme de 35 ans.
Rayonnante et posée, elle se livre : “Personne ne tombe par hasard dans les fléaux sociaux.” La trentenaire est tombée dans les pièges de la drogue à 14 ans. “Mon petit ami de l’époque était dépendant à la drogue. Il avait 22 ans et moi j’avais 14 ans. Il a influencé mon entrée dans la toxicomanie”, relate cette habitante de Résidence Barkly. Très vite, elle devient dépendante et finit par commencer à se livrer au trafic. À 22 ans, elle est incarcérée pour trafic de drogue à la prison des femmes de Beau-Bassin.