Cette affaire porte un véritable coup de massue à l’image du gouvernement et aux personnes qui se trouvent sur le tracé du Metro Express. Les débuts des travaux pour ce projet controversé et incompris sont entourés d’une forte polémique. La tension n’est pas près de baisser. Les protestations s’organisent et le sentiment de frustration se répand. L’image de policiers et de soldats armés accompagnant les bulldozers venus détruire des maisons attise la colère des citoyens contre le gouvernement de Pravind Jugnauth. À Barkly comme à La Butte, tout semble encore possible…
“Nous savons d’avance que le juge sera en leur faveur. Mais en entrant ainsi avec des bulldozers et des armes dans l’intimité du peuple, la situation ne va pas s’arranger. Le volcan a déjà montré des signes d’éruption vendredi dernier et j’ai bien peur qu’il n’éclate si le gouvernement persiste dans sa manière de faire les choses”, confie Serge, que nous avons rencontré lundi soir, lors de la réunion tenue avec les députés à Barkly.
Les images diffusées en direct et en masse la semaine dernière sur les réseaux sociaux n’ont fait qu’amplifier le malaise auprès de la population. Pour Franco, 37 ans et habitant Barkly, la situation est déjà très grave, même si les choses semblent être sous contrôle. “Avec tout ce que nous avons pu voir, cela ressemble plus à une dictature. Le gouvernement a complètement changé de face vis-à-vis de nous. Si les choses ne sont pas revues au plus vite, ils vont nous inciter à agir comme eux et nous risquons fort de répondre par la violence. Lerla nou pou pas pou bann move dimounn.”