Cette question, PILS la pose dans le but d’une réflexion approfondie et d’une prise de conscience face à l’un des sérieux dysfontionnements du système. Eski prizon aret ladrog ? est le thème de la prochaine campagne de l’ONG engagée dans la lutte contre le VIH et le soutien des personnes infectées et affectées. La campagne sera présentée le jeudi 17 mars et les arguments de PILS seront soutenus par des études menées par des institutions spécialisées.
Cette campagne intervient tandis que le monde réfléchit davantage sur la criminalisation de l’usage de drogues et l’emprisonnement des personnes souffrant de dépendance. Si la toxicomanie est reconnue comme étant une maladie, l’incarcération des usagers est loin d’être une solution au problème.
Par ailleurs, à Maurice comme dans d’autres pays, le trafic de drogues fait partie de l’univers carcéral, en fonction de la demande qui existe derrière les murs. Ce système perpétue la violence et la corruption car, souvent, ce sont les membres du personnel qui font entrer les produits. Dans le passé, en sus des gardes-chiourmes, un religieux avait aussi été inculpé comme passeur de drogue en prison. Plusieurs exemples existent à propos de détenus qui sont devenus usagers de drogues à l’intérieur de la prison, aussi appelée liniversite pour les mauvaises pratiques que l’on y apprend.