L’année 2016 sera celle du MMM, a affirmé le leader du MMM, Paul Bérenger, lors d’un dîner organisé par la régionale de sa circonscription, Stanley/Rose-Hill, qui avait aussi convié Jayen Cuttaree, Emmanuel Bérenger, les parlementaires du parti, à l’exception de Rajesh Bhagwan — parti pour la Grande-Bretagne pour des raisons personnelles — et d’autres membres de l’instance dirigeante. Pour lui, de plus en plus les gens réalisent que le vrai changement c’est le MMM seul.
Il s’est surtout appesanti sur la remontée de son parti dans l’opinion publique depuis les dernières élections après la crise interne du début de l’année alors que parallèlement le gouvernement Lepep perdait progressivement son capital confiance auprès de la population. Il s’est appuyé pour cela sur le bon travail parlementaire des membres de son parti, et a rappelé que c’est sur son intervention, le gouvernement a dû étendre la compensation salariale de Rs 250 aux bénéficiaires des pensions de retraite.
Commentant la situation au niveau de l’opposition, Paul Bérenger a aussi parlé du Parti travailliste qui, comme son leader, Navin Ramgoolam, aura bien du mal à refaire surface de sitôt. Quant aux membres du gouvernement, il s’est surtout concentré sur le démissionnaire Pravind Jugnauth, le leader du MSM, en attente du jugement de son appel dans l’affaire Medpoint, qui, selon lui, n’a pas l’envergure d’un politicien de haut vol. Il cite pour cela SAJ qui a laissé entendre qu’il avait souhaité que son fils, Pravind, ne fasse pas de la politique rappelant, au passage, que sir Anerood Jugnauth a coutume de dire que sir Seewoosagur Ramgoolam n’avait pas souhaité que son fils Navin Ramgoolam fasse de la politique. Finalement, Paul Bérenger a accusé Pravind Jugnauth de faire des pressions quotidiennes sur le judiciaire.