De Christchurch en Nouvelle-Zélande, Sophie Claire Violette se confie à Scope. Cette Mauricienne de 31 ans vit au pays des Maoris depuis six ans. Dans un monde où identité et art sont liés, cette anthropologue de profession affiche fièrement sa culture. Visionnaire, elle a créé en 2015 une plate-forme, Crossing The Bridge, visant à recueillir les expériences d’un groupe d’immigrés vivant à Ashburton, en Nouvelle-Zélande.
“Je n’y crois toujours pas.” Surprise que Scope s’intéresse à elle, Sophie Claire Violette nous parle de Crossing The Bridge. “Cette plate-forme met en lumière les expériences sociales d’immigrés vivant dans l’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Elle invite les participants à devenir des ethno-photographes.” L’initiatrice de ce projet a organisé sa première exposition visuelle en 2015. Coordinatrice au Newcomers Network (un réseau de groupes venant de Nouvelle-Zélande, accueillant les nouveaux arrivants) et chroniqueuse culturelle pour le journal Ashburton Guardian, l’ex-habitante de Belle Rose a donné l’opportunité aux immigrés venus de toutes parts à s’interroger sur leur place dans leur terre d’accueil. Avec son équipe, ils ont réalisé un film documentaire, une série de portraits et des biographies sur l’expérience humaine et socioculturelle, qui ont été présentés durant l’exposition. “I worked with an Argentinian filmmaker, a Belgian photographer and a Kiwi producer.” Un projet qui leur a permis d’être finalistes de Designers Institute of New Zealand Best Design Awards en 2016.