STADE ANJALAY - AGRESSION À UN CONCERT : Une amie de la victime, « Jamais vu une telle violence »

B., qui parle sous le couvert de l’anonymat, était présente dimanche dernier aux petites heures du matin au stade Anjalay, Belle-Vue Harel, pour assister au concert de Jah Cure, lorsque son ami Yannick Tour a été agressé par des videurs qui assuraient la sécurité. Elle a livré son témoignage au Mauricien ce matin.
 « J’étais sortie tôt ce jour-là, avec un groupe d’amis, pour réserver des places pour Yannick et d’autres amis qui devaient venir plus tard pour assister au concert. À peine arrivé, Yannick avait pris place tout près de nous et nous avons commencé à échanger quelques plaisanteries. Quelques minutes après, un homme de forte corpulence est venu le voir et lui a demandé de le rejoindre car il avait quelque chose à lui confier. Yannick n’a pas bougé. Furieux, le videur s’est rapproché de lui et l’a attrapé au collet avant de l’agresser brutalement. Deux autres hommes, faisant partie de l’équipe de sécurité, étaient sur place. Zot koumans bat li kout matrak. Li koumans vomi disan. Letan mo trouv, mo zet mo lekor lor Yannick pou epargn li, enn parmi riss moi par lebra, li pouss moi ; lerla zot kontinie bat li. Letan zot fini bat li, enn parmi dir “nou kapav allé aster” », raconte B.
Pendant ce temps, l’époux de B. avait quitté les lieux pour aller avertir le service médical. Les ambulanciers ont prodigué les premiers soins à Yannick Tour avant de le transporter dans une clinique privée.
B. a consigné une déposition dimanche matin au poste de police de Piton pour expliquer dans les moindres détails ce qui s’était passé au stade Anjalay ce jour-là.
« Je suis encore traumatisée. Je n’ai jamais vu une telle violence de toute ma vie. Une violence inouïe. Ils étaient agressifs et personne parmi eux n’a voulu entendre raison. Je souhaite que justice soit faite ».
Admis dans une clinique privée le jour de son agression, Yannick Tour a subi une intervention chirurgicale. Son état de santé inspire toujours de fortes inquiétudes.
Dans le cadre de cette affaire, la Criminal Investigation Division (CID) de Piton a procédé à l’arrestation de James Eddy Rock, qui gère cette compagnie de sécurité, ainsi que de Percy Tuyau, Sébastien Lafortune, Vimen Sabapathee et Jacques Jacob. Ils ont comparu devant le tribunal de Pamplemousses sous une charge provisoire d’agression avec préméditation. Ils nient toute implication dans cette affaire.
D’autres suspects sont activement recherchés.