Des habitants de la banlieue de Stanley, à Rose-Hill, qui ont leurs maisons non loin du poste de police de la localité, où se fait la distribution de méthadone, disent qu’ils en ont assez d’une situation où une drogue de substitution devient l’objet de ventes libres et aussi des remous, des vagabondages et des transactions louches qui s’opèrent devant leurs demeures et, un peu plus loin, à la rue Seeneevassen. Les résidents se disent révoltés devant le laxisme des forces de l’ordre.

“Si li p vine aster méthadone, prend Rs 100 ek li la hein !” Cette  scène se déroule, selon un habitant de la rue Seeneevassen, tous les jours de 6h à 9h devant une cour appartenant à une vieille dame. C’est le repaire de “quelques énergumènes qui prétendent qui font semblant d’avaler la méthadone, mais qui en fait la recrache dans une bouteille pour la revendre”. Chaque jour, dit-il encore, “ils se postent ici et attendent les clients au nez et à la barbe des policiers”.

Sous couvert du “constat” selon lequel “bann la pe kass enn pozz pe mett dialog”, (des agents de l’ordre dixit), ces deniers refusent d’intervenir. “Certaines femmes y viennent avec leurs enfants en bas âge, témoins précoces de ces scènes odieuses. Souvent, les hommes tiennent des propos injurieux et se disputent entre eux”, se désole une mère de famille qui habite le quartier depuis plus de trente ans. C’est un sentiment d’impunité qui désole les habitants.