Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM qualifie de « volte-face honteuse » la réponse parlementaire du ministre du Commerce et de l’Industrie, Cader Sayed-Hossen, à l’effet qu’il n’y aura pas de comité d’enquête pour éplucher le rapport d’Insight Forensics Ltd sur la State Trading Corporation (STC). A son point de presse hebdomadaire, hier, M. Bérenger qui est aussi revenu sur le projet d’amendement au Code pénal en vue d’autoriser l’avortement dans certains cas précis, a réitéré son avis à l’effet que c’est à la police et à la Cour et non à des médecins de déterminer s’il y a eu viol. Il regrette, par ailleurs, que le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, n’ait pas confirmé, avant son départ, hier pour Londres, qu’il rencontrera son homologue britannique, David Cameron, pour évoquer la question de souveraineté mauricienne sur les Chagos.
Paul Bérenger dénonce ce qu’il qualifie de « volte-face honteuse » du ministre du Commerce et de l’Industrie, Cader Sayed-Hossen, sur la question du rapport d’Insight Forencis Ltd sur la State Trading Corporation (STC). Il rappelle, à cet effet, qu’à l’Assemblée nationale en décembre dernier, le ministre avait laissé entendre que son ministère finalisait les préparatifs en vue de la mise sur pied d’un « full-fledged inquiring committee » qui allait, éventuellement, être présidé par un magistrat pour se pencher sur ce rapport.
Il souligne que Cader Sayed-Hossen avait aussi précisé que sur la base des conclusions de ce comité d’enquête, il était envisagé que toute l’affaire soit référée à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). Le leader de l’opposition trouve que la réponse fournie, mardi, à l’Assemblée nationale par le ministre, équivaut à une « volte-face » et à un « coverage honteux » cinq mois après sa déclaration initiale. « Il n’y aura finalement ni enquête ni soumission de l’affaire à l’ICAC », a-t-il dit. Aussi, pour lui, dans ces conditions, le ministre Sayed-Hossen « aurait dû démissionner ».
Parlant toujours de la STC, M. Bérenger rappelle qu’au Parlement, mardi dernier, le ministre de tutelle a révélé que cette corporation a réalisé Rs 1,9 milliard de profits en 2011 rien que sur le commerce des produits pétroliers. Il explique, à ce propos, que depuis cinq mois, le prix du pétrole sur le marché international est en baisse avec une chute de plus de 10% depuis mars dernier. « Vendredi, explique-t-il, encore, pour la première fois depuis des années, le prix du pétrole est descendu en dessous de la barre des $100 le baril ».
Aussi, pour Paul Bérenger, avec de telles baisses, le gouvernement n’a pas jugé utile de les répercuter, mardi, sur les prix au détail à la pompe de l’essence et du diesel. Il indique que tel a, pourtant, été le cas, cette semaine, en Afrique du Sud. Evoquant, par ailleurs, l’exercice de « hedging » de 2008 pour notre approvisionnement en produits pétroliers qui aura coûté, rappelle-t-il, Rs 5 milliards aux consommateurs, Paul Bérenger s’indigne que rien que pour 2011, Rs 600 millions ont dû être payées « à cause de Jeetah ». Rappelant que ces paiements vont se poursuivre jusqu’en décembre 2013, il critique le fait que le ministre du Commerce n’a pas été en mesure de dévoiler le montant qui reste à être payé.