IN THE STEWARDS’ ROOM : Suspendu pour 4 journées, Bardottier fait appel

Une semaine ne se passe pas sans que Jeanot Bardottier ne soit suspendu pour une faute d’interférence. Le Mauricien a été trouvé coupable d’avoir gêné Lividus alors qu’il était en selle sur Spin A Coin dans la dernière course de samedi dernier. Il avait plaidé non coupable. Cependant, les Racing Stewards n’ont pas été de cet avis et l'ont sanctionné. Ainsi, après avoir pris en considération la gravité de la faute et jeté un coup d’œil sur son riding record, il a écopé d’une mise à pied de quatre journées. Il a décidé de faire une nouvelle fois appel contre la décision des Racing Stewards.
Jeanot Bardottier avait plaidé non coupable car, selon lui, le jockey Steven Arnold, qui pilotait Rasta Rebel, avait sa part des responsabilité dans le sens où, au moment de l’incident, il avait dirigé légèrement sa monture vers la gauche pour éviter de monter sur les postérieurs du cheval qui précédait sa monture, soit Lividus. Jeanot Bardottier avait accepté que son cheval avait dévié sur la gauche, mais qu’il ne pouvait être tenu responsable de l’incident.
Les Racing Stewards n’ont pas analyse. C’est Alain Rousset qui avait présidé la chambre à cette occasion. Après concertation avec les autres membres du board, il a déclaré que le film ne démontrait pas ce qu’invoquait Bardottier. S’il était vrai de dire que Steven Arnold avait légèrement décalé sa monture, le film a démontré que l’incident a eu lieu après. Donc, que la responsabilité de Steven Arnold n’était pas engagée.


APPELS DE DANIELSON ET DE LERENA : Le board d’appel annule la suspension de 3 mois
Le board d’appel, présidé par Me Robin Ramburn, a rendu son verdict au sujet des appels que les jockeys Raymond Danielson et Brandon Lerena avaient interjetés contre leur suspension de trois mois infligée par le board des Racing Stewards pour avoir enfreint la clause «k» du contrat des jockeys étrangers. Ils étaient tous deux défendus par Me Gavin Glover.
Lors de l’appel, Me Glover avait attiré l’attention du board des lacunes se trouvant dans les règlements tout en démontrant que les Racing Stewards n’ont pas les pouvoirs pour prendre cette décision sous le Rule 11 (d) des Rules of Racing, qui stipule que ce droit revient aux administrateurs, tout en faisant ressortir que la directive «k» est une annexe contractuelle hors de la juridiction des règlements du MTC.
Me Glover avait aussi souligné que les photos utilisées pour l’identification des personnes concernées lui ont été envoyées après le délai prescrit pour l’appel et qu’il avait refusé d’accuser réception de ce document. De ce fait, il avait exigé que ces photographies ne fassent pas partie des procédures.
Me Glover a élaboré sur la définition du mot associate qui figure dans la charge qui pèse sur ses clients pour démontrer qu’ils n’avaient pas de connexion avec le bookmaker Jankee. Du reste, il a rappelé que le Chief Stipe a admis qu’il n’y avait pas d’évidence que les deux jockeys savaient que la personne présente sur la photo était un bookmaker et qu’il aurait accepté le témoignage de quelqu’un à ce sujet. De ce fait, le mot associate était inapproprié selon lui, car il n’y avait pas d’intention de commettre un acte répréhensible.