Rezistans & Alternativ dénonce l’attitude wet du Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans le dernier épisode politique en date impliquant le vice-Premier ministre et président du MSM, Showkutally Soodhun. Ashok Subron maintient que la seule sanction possible aurait dû être la révocation. D’autre part, en marge de la campagne pour la partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes (N°18), Rezistans & Alternativ est en quête d’un engagement formel des autres paris politiques pour « verrouiller la porte à toute campagne communale ». D’autre part, le candidat Kugan Parapen a dénoncé les amendements à la National Heritage Fund Act.
« Li inakseptab ki Pravind Jugnauth ankor mintenir Soodhun anpos kuma Vis-Premye Minis ek Minis La Repiblik. Deklarasyon Soodhun expoz deriv ek dezenerans danzere de bann parti politik ek politisyen tradisyonel. Seki Soodhun inn dir se le ‘paroxysme’ de sa dezenerans-la de bann parti politik tradisyonel », s’est appasenti Ashok Subron. Il a ajouté que cette affaire fait suite à une série, dont le langage de sir Anertood Jugnauth à l’égard de la presse ou encore « bann senn ‘machist’ ek ‘vwayourism’ ki lepep pe truve an direk dan sak sesyon Lasanble Nasyonal. »
Commenant les propos du N°4 du gouvernement, Ashok Subron relève plusieurs implications, soit compte tenu du contexte, la menace directe à la violence devient encore plus grave, que Soodhun aurait dû être déjà interrogé par la police vu la gravité des délits présumés, que la loyauté de Soodhun est envers un autre pays que Maurice et que « so reaksyon pu sey banaliz seki linn dir demontre ki li enn iresponsab ki pena so plas kuma enn Minis Repiblik Moris. »
Craignant une dérive avec la campagne pour la partielle au No 18, Rezistans & Alternativ propose que chaque parti politique souscrive à un engagement en vue de lutter contre le communalisme pendant la campagne. L’engagement, qui pourrait prendre la forme d’un affidavit, porte sur les points suivants :
— refus d’organiser des réunions sectaires ;
— refus de particciper à des réunions réservées à des groupes communaux, religieux ou ethniques spécifiques ;
— refus de faire appel à des sentiments communaux par n’importe quel moyen, y compris les réseaux sociaux; et
l exercer sa foi dans la plus stricte intimité personnelle sans profiter de toute plateforme religieuse pour des besoins poliiques.
De son côté, le candidat Kugan Parapen a commenté les amendements à la National Heritage Fund Act. « Ces amendements représentent un grand danger pour le patrimoine culturel mauricien. Il sera désormais possible pour un gouvernement de déclassifier un site de la liste du patrimoine national si ce gouvernement le juge utile. En sachant que bon nombre de ces sites jouissent d’une haute valeur marchande commerciale, on peut être certain que de nombreux promoteurs lorgnent ces sites pour y ériger des mastodontes en béton comme des shopping malls ou blocs d’appartements », a-t-il déclaré.