Nous sommes tous d'accord que le succès est le fruit d'efforts.
Toutefois, le labeur seul ne garantit pas toujours la réussite.
Nos entreprises sont aussi soumises à la chance, facteur important, qui prend toute son envergure dans l'étymologie même du mot bonheur qui veut dire bonne augure.
Au siècle de la toile électronique ce n'est cependant pas de chance astrologique qu'il s'agit.
Aujourd'hui la chance s'esquisse par une main tendue, une écoute attentive, un sourire gratuit …
C'est sur les rives de la solidarité que s'épanouissent, côte à côte, fleurs des villes et fleurs des champs…
Cette solidarité a des références locales à l'instar de Madame Siris, modèle national de l'enseignante dévouée.
Elle a non seulement accueilli dans sa classe, à L'école Catholique de l'Étoile, le petit Kewal mais elle a aussi tenu à expliquer à ses parents qu'il y avait sa place sans crainte d'une éventuelle conversion.
Tout Mauricien devrait connaître le reste de l'histoire, pleine d'espoir pour nos petits écoliers surtout dans un contexte d'éducation gratuite.
C'est Madame Siris qui enseigna en premier « le français, l'anglais, l'histoire, l'arithmétique et la géographie » à celui qui allait être le premier chef d'état de notre Ile Maurice !
Faut-il encore que l'âme de Madame Siris anime nos écoles et nos institutions, en particulier celles qui peinent sous le poids de l'échec trop souvent attribué au seul désintéressement des parents, à leur légendaire indolence, à leur sinistre destinée.
Comment embrasser la motivation lorsqu'on n'a pas de vision ?
Certains parents ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ou de leur bouteille et méritent conseil et suivi.
La réussite est aussi plurielle que les routes qui y mènent.
Elle n'est pas qu'académique mais peut aussi être mise en scène dans les domaines sportifs et artistiques entre autres.
La réussite est surtout une question d'éducation, celle qui rassemble les hommes et les aide à vivre leur vraie dimension : celle de la coopération.
C'est ensemble que nous serons une nation de lauréats à condition qu'ensemble nous jetions aux rats et aux cochons nos egos hypertrophiés, nos vils préjugés et nos puants communautarismes, nos basses prétentions.
Nous tomberons de haut en voyant comment eux sauront ranger ces agents de désespoir au fond de leurs trous noirs.
Eux sauront les traîner dans la fange qu'ils méritent au lieu de les ériger en accoudoir pour asseoir une victoire teintée du sang de ceux que l'indifférence envoie à l'abattoir !