Le duo de tablistes Nandkumar Tataree (venu de Londres pour le concert) et Subhash Dhunoohchand (de La Réunion) a séduit le public mauricien dans un concert-événement prolifique, marqué par le talent et la virtuosité des instrumentistes, qui ont rendu des pièces de grande qualité. Sur des rythmes composés, alternant les cadences, les instrumentistes ont fait montre de toute l’étendue de leurs talents respectifs, évoluant également dans des appels-réponses avec les musiciens. Le temps fort du concert : les instrumentistes ont embarqué le public dans un voyage rythmique de seize temps (tintaal divisé en 4 x 4) du répertoire de la musique classique du Nord de l’Inde sans oublier les fabuleuses et compositions très attendues : Peshkar, Kaida, Rela et Gat des musiciens. Ces musiciens étaient accompagnés à l’harmonium par Ramma Kisnah. Ramma Kisnah, la voix hindoustanie par  excellence, a déployé un cycle rythmique de 10 temps (japtaal) et 16 temps (teental) dans l’interprétation de deux morceaux choisis. Artee Jankee a choisi un ghazal (chant d’amour) de Begum Aktar pour compléter un répertoire bien ancré dans la musique traditionnelle indienne. Pandit Sudhir Kumar Saxena était un des plus éminents joueurs indiens de tabla (percussion constituée de deux fûts, le dayan et le bayan) de ces 50 dernières années. Il a reçu un vibrant hommage vendredi dernier au Conservatoire de Musique François Mitterrand. De passage à Maurice pour le Surtaal Music Festival, Subhash Dhunoohchand nous parle de son maître, Pandit Sudhir Kumar Saxena et la fusion des styles, sublime quand elle est profonde. Pour mieux nous informer sur la musique classique indienne et son évolution, Subhash Dhunoohchand répond à nos questions.