Sylvio Michel et Sylvio Legallant aux côtés des membres du collectif Say No to Petroleum Hub
  • Le collectif Say No to Petroleum Hub fait état des dommages que causera le projet pétrolier sur l’écologie marine

Pour le 50e anniversaire des Verts Fraternels (VF) et à l’occasion du « Dimanche Quasimodo », le parti de Sylvio Michel a donné rendez-vous aux Mauriciens sur la plage d’Albion pour des festivités. Sylvio Michel a, pour l’occasion, rappelé le combat que mène le parti écologiste depuis 50 ans et n’a pas manqué de mettre en garde le Premier ministre, Pravind Jugnauth, du fait de ses négociations avec l’Inde et sur les divers projets « qui font jaser », notamment le projet pétrolier à Albion, qui reste sujet à controverses pour la plateforme Say No to Petroleum Hub, présent lors de ce rassemblement et qui déplore la manière dont le gouvernement gère ce dossier.

Sylvio Michel n’a pas manqué de rappeler le combat mené principalement pour que les descendants d’esclaves obtiennent réparation et celui de neuf ans mené pour la péninsule du Morne, dont il dira : « Nous sommes fiers à présent que, grâce à ce combat, Le Morne soit devenu un patrimoine mondial inscrit à l’Unesco. » Sylvio Michel n’a pas manqué de critiquer le Premier ministre, Pravind Jugnauth, sur ses négociations avec l’Inde sur divers projets. « Azordi Pravind Jugnauth blie li Premie minis Moris kan li all Lind. Li tomb dakor lor boku kiksoz apre li pa kone kuma pu explik sa popilasion. Nu pa pu laiss Linde fer dominer ar nu. Nu enn peï indepandan. Mo rapel li ki Moris ena ene tradision democratik e Moris sanz gouvernma kouma sanz simiz. Li bizin fer atansion seki li fer. » Il devait aussi soutenir que le temps où le secteur privé finançait les partis politiques « doit être révolu ».

Concernant son parti, présent depuis l’indépendance du pays, Sylvio Michel se dit « fier » que les VF « ont les mains propres et ont toujours fait un travail honnête ». Il devait aussi s’en prendre à la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookhun, principalement à propos d’un livre d’école étudié en Form 1 (Grade 7) et qui, selon lui, « ne dépeint pas correctement l’époque de l’esclavage à Maurice ». Et d’avancer que les VF « pu vinn divan so buro si li pa le pran randevu ek nu ». Sylvio Michel a aussi eu une pensée spéciale pour le jeune Dylan Éléonor, décédé à Madagascar, et sur les « circonstances troubles de sa mort », indiquant que son parti « veillera à ce que la justice suive son coursde même que pour les Mauriciens victimes des flammes dans un bâtiment à Londres ».

Par ailleurs, Jean José Bax, du collectif Say No to Petroleum Hub, a rappelé « les dommages que créera ce projet pétrolier sur l’écologie marine ». Il a fait état de « risques probants de raz-de-marée » ou encore « d’accidents » qui seraient néfastes pour la mer. « Les tankers peuvent transporter 125 000 à 175 000 tonnes de pétrole. Si jamais il y a un accident, le pétrole se déversera dans la mer. Cela aura un effet sur la pêche et sur les hôtels, et le tourisme sera grandement affecté. » Il a aussi dénoncé l’étude de faisabilité menée par la firme indienne Engineers India Ltd qui, rappelle-t-il, « est une firme publique ». D’où sa question : « Comment voulez-vous que cela soit une étude indépendante ? ». La plateforme soutient par ailleurs que le gouvernement « fait la sourde oreille sur ce projet et refuse même de répondre à nos lettres, que nous avons aussi envoyées au gouvernement indien ».

Gérard Lemaire, également membre du collectif, déplore, lui, la « campagne menée par le gouvernement pour faire croire qu’il n’y a pas de projet de Petroleum Hub ». Il s’est aussi interrogé sur le commerce du pétrole à Maurice « Dan bann peï kouma Singapour ek Sud Afrik, ena organisation ki ena bato e kou karbiran raisonab. Zot krwar Moris pu kapav fer zot pran karbiran ar li ? »