Alors que le Fonds monétaire international (FMI) vient de féliciter Maurice pour sa bonne gestion économique, que l'agence de notation internationale Moody's a rehaussé la note du pays en 2012, que Xavier-Luc Duval a été nommé Best African Finance Minister 2012 par Africa Investor et African Leadership Magazine, pour sa « politique économique saine », voilà que certaines personnes dont on est en droit de mettre en doute la credibilité, viennent critiquer la position qu'a prise le Ministre des Finances par rapport à la politique de taux de change.
Depuis ces trente dernières années, la politique de taux de change de Maurice, calquée sur le modèle asiatique, a assuré la prospérité économique du pays. Elle a consisté à améliorer le pouvoir d'achat en maintenant la compétitivité de la Roupie pour optimiser la production nationale, créer des dizaines de milliers d'emplois et par extension augmenter les revenus. Ce modèle appliqué depuis trente ans repose sur la théorie que la seule façon durable de protéger le pouvoir d'achat est d'encourager les secteurs productifs à produire et à exporter plus. Ainsi, lorsque les exportations augmentent et que les produits mauriciens accèdent à de nouveaux marchés, les revenus de la population sont en hausse et le pouvoir d'achat suit la même tendance, comme ce fut le cas dans les années 80.
Jusqu'à ces dernières années la plupart des pays africains ont vainement essayé de protéger le pouvoir d'achat de leurs populations avec un taux de change surévalué. L'objectif de protéger les consommateurs en bloquant les prix à travers le taux de change a peut-être été atteint mais seulement durant une période très limitée. En effet, un taux de change surévalué encourage la consommation et augmente les importations (il suffit de voir le nombre de voitures neuves sur nos routes), tout en décourageant l'investissement, la production et les exportations. C'est pour cette raison que bon nombre de pays africains ont, ces dernières années, abandonné ce modèle en faveur de celui de Maurice et des pays asiatiques.
Or, il est ironique de constater qu'alors que ces mêmes pays africains ont choisi de changer de modèle et s’orientent maintenant vers une croissance soutenue, Maurice opère un retour en arrière avec une politique de surévaluation du taux de change qui a échoué en Afrique.
Il est donc impératif de revenir au modèle qui a fait le succès de notre pays, surtout depuis que des institutions comme le FMI ont mis en lumière les failles dans la politique actuelle de taux de change. C'est d'ailleurs pour cette raison que le FMI a réagi rapidement, à la demande du ministère des Finances, en envoyant une mission spéciale en mai dernier afin de nous encourager à redresser la situation.
Commentaires
Mauritius has been on the extractive mode for many years. It has never been more since the World Bank has opened up office here and has been driving its flawed policies. The Singapore dream has never looked that nightmarish!
BRAVO MONSIEUR DHOMUN. ON N'ATTENDAIT PAS MIEUX VENANT D'UN INCONDITIONNEL DU PMSD ET D'UN AMI PERSONNEL DU FEU SIR CHARLES GAETAN DUVAL. LE PROBLEME VOYEZ-VOUS, C'EST QUE VOUS ETES DE CETTE VIEILLE ECOLE QUI REFUSE DE VOIR QUE LE MONDE A CHANGE ET CONTINUE DE CHANGER. VOUS PRENEZ L'AFRIQUE COMME EXEMPLE (CETTE AFRIQUE OU VOUS PASSEZ LE PLUS CLAIR DE VOTRE TEMPS D'AILLEURS !) MAURICE N'EST PAS L'AFRIQUE ET L'AFRIQUE N'EST PAS MAURICE. AINSI DONC, D'APRES VOUS, XLD A BIEN FAIT D'ECOUTER SES GURU DU FMI ET PROCEDER A LA DEVALUATION PROGRESSIVE DE LA ROUPIE MAURICIENNE POUR RATTRAPER CE 1% DE CROISSANCE VOLE PAR LE CHER GOUVERNEUR DE LA BANQUE CENTRALE ? PUISQUE VOUS ETES UN FINANCIER PATENTE ET FELLOW OF THE INSTITUTE OF BANKERS DE SA MAJESTE, JE VOUS RECOMMANDE VIVEMENT LA LECTURE DE CE PAPIER DE RECHERCHE : "Exchange rate appreciation and export competitiveness. The case of Singapore" PAR TILAK ABEYSINGHE et TAN LIN YEOK DE LA FAMEUSE NATIONAL UNIVERSITY OF SINGAPORE QUE VOUS POUVEZ TELECHARGER SUR CE LIEN :
http://courses.nus.edu.sg/course/ecstabey/Tilak%20E%20rate%20appreciatio...
XLD c'est le meilleur. Il a probablement reçu ces deux prix pour le nombre de gradues-chomeurs dans le pays. Combien deja? Pres de 30,000?
Mo demande moi selman si monsieur Dhomun tander qui li pe dire... Franchement!!!
il suffit de voir le nombre de voitures neuves sur nos routes...quelle vision partiale et partielle!
So Mr Domun is hinting at the Repo rate of the BOM! Well bringing it down and using some other mechanism to devalue the Rupee will supposedly bring down the number of new cars... Dicy. Wouldn't that stifle domestic investments? And create inflation? And making life more miserable for most but a few?