Ce ne sont pas les messages de sensibilisation, destinés aux conducteurs devant prendre la délicate décision de boire ou conduire, qui manquent à la fin de chaque année. Dans ce contexte, Week-End se penche sur ce que prévoit réellement la loi en ce qui concerne le taux d’alcoolémie légalement toléré. À noter que les chiffres varient selon les traditions, les pays et les boissons, et que la masse corporelle et le sexe de l’individu influent sur le taux d’alcool.

À Maurice, le taux est mesuré par une prise de sang, une analyse du souffle ou d’urine. Quelqu’un est autorisé à prendre le volant après avoir bu uniquement un verre qui équivaut à 10 cl de vin à 12°, 25 cl de bière à 5° et 3 cl de whisky ou de vodka et 2,5 cl de rhum. Soulignons qu’au-delà de 50 mg d’alcool par 100 ml dans le sang, un conducteur sera verbalisé. Idem pour le nombre de microgrammes d’alcool par millilitre d’air expiré, ne devant pas dépasser 23 microgrammes par 100 ml et de l’analyse d’urine à 67 mg par 100 ml.

Subséquemment, le conducteur prend le risque de devoir payer, en cas de conduite en état d’ébriété, une amende de Rs 10 000 à Rs 50 000, une peine d’emprisonnent maximal de six mois et dans la foulée la disqualification du permis de conduire pendant un minimum de huit mois.

À aussi prendre en considération le cumul, même à doses modérées, de la consommation d’alcool et de cannabis qui multiplient la probabilité de provoquer un accident de la route. C’est dans cette perspective que le conseiller en sécurité routière Daniel Raymond a récemment laissé entendre qu’un projet est à l’étude concernant la répression de la conduite sous l’emprise des stupéfiants.