TEACHER’S DAY—YAHYA PARAOUTY : « Restons vigilants face au Nine-Year Schooling »

En marge de la Journée internationale de l’Enseignant célébrée hier, l’UPSEE a organisé une exposition retraçant leur parcours. Des photos, illustrant le combat de l’UPSEE pendant ces 20 dernières années, seront mises en lumière.
Yahya Paraouty évoque les photos de mai 75, soit de la marche estudiantine. « L’UPSEE existe depuis 40 ans, mais pour cette expo nous nous sommes attardés sur les 20 dernières années pour mieux illustrer notre combat. Je n’étais pas dans le “front-line” en mai 75, mais c’est une époque historique qui a sensibilisé tout un chacun. Il y a eu par la suite beaucoup de progrès qui ont débouché sur des notes positives, dont l’éducation gratuite et la création du MIE. Cette marche avait attiré plus de 20 000 personnes », a-t-il indiqué. Il a en outre déploré l’attitude du ministère de l’Éducation, exprimant son appréhension concernant le Nine-Year Schooling. « Mo enn enseignant, me mo mem mo pa konpran sistem Nine-Year Schooling. C’est un gros point d’interrogation. Il n’y a aucune sécurité d’emploi pour nous. Bann profeser prevok kondane. En plus, il y a un “deficiency basic qualifications”, c’est-à-dire que, dans les années 70, l’école était payante et on ne demandait pas cinq “credits” pour pouvoir enseigner. Aujourd’hui, ceux âgés de 55 à 60 ans sont dans la tourmente car beaucoup n’ont pas de “credit” en anglais. Certains se sont améliorés et ont renforcé leur diplôme en suivant d’autres cours, mais la question qui reste en suspens est de savoir ce qu'il adviendra des vieux enseignants. De plus, avec le changement de la PSSS en PSEA, le nouveau board, où l’UPSEE n’a plus son mot à dire, est venu remettre en question la décision du ministère de l’Éducation et nous demandons que le statut des anciens soit revu », réclame-t-il. Le mot d’ordre de Yahya Paraouty, président de l’UPSEE, est de « rester vigilant ». « Nous, au niveau de l’UPSEE, avons mené une bataille pour l’éducation. Cette question de Nine-Year Schooling peut mener à une perte d’emploi d’autant plus que la ministre de l’Éducation n’est pas ouverte au dialogue. Nous souhaitons avoir une rencontre avec elle pour pouvoir débattre en toute objectivité des problèmes auxquels, nous, enseignants sommes confrontés », explique cet enseignant.