TÉMOIGNAGE—A NANTES, FRANCE: Clément Cangy témoin oculaire d'une attaque dans une église

Notre ancien collègue et écrivain, Jean Clément Cangy, et son épouse, qui sont actuellement en France, ont assisté à une attaque avec 'arme' dans une église à Nantes. Cela s'est passé lors de la messe de la fin de matinée de jeudi en l'église de Ste Croix, quartier du Bouffay, à Nantes. En tout cas, rien ne présageait que cette célébration religieuse allait se dérouler de manière dramatique. Mais, finalement, ce fut plus de peur que de mal car l'auteur de l'acte, 'armé' un revolver factice, serait un déséquilibré. Toutefois, la psychose y était. Le récit du témoin oculaire:
"L'Office avait démarré dans la quiétude et le recueillement. Au début de la lecture de l'Évangile,
une voix s'est fait entendre: 'Couchez-vous'. Ma femme et moi qui assistions à la messe nous nous sommes baissés. Un jeune homme avait fait irruption dans l'église un revolver à la main. Il était devant l'autel face à l'assistance et il a commencé à menacer le prêtre. Quelqu'une a hurlé: 'Sauvez-vous mon père, sauvez-vous!', raconte Jean-Clément Cangy.
"Le prêtre s'est alors réfugié dans la sacristie. Dans l'église c'était la panique. Les personnes présentes, pour la plupart âgées, se sont précipitées hors de l'église, certaines sous le coup de l'émotion. Ma femme et moi nous nous sommes retrouvés hors de l'église avec les autres personnes. Dans la course hors de l'église des personnes ont perdu qui une écharpe, qui des chaussures. Heureusement, personne n'a été sérieusement blessé. En attendant l'arrivée de la police les personnes partageaient leurs émotions. Une jeune femme était en pleurs et on se faisait du souci pour une femme enceinte. Quand la police est arrivée, armes au poing, l'homme était toujours à l'intérieur de l'église. Les policiers avaient le visage fermé. L'homme a été arrêté et la police judiciaire de Nantes a été saisie de l'affaire. L'homme aurait tenu des propos incohérents et serait un déséquilibré qui avait en sa possession un revolver factice. Cette affaire a été relayée par le journal Ouest-France, le journal catholique Aleteia Fr et Télé-Nantes », poursuit-il.
« Une jeune femme étrangère comme nous qui s'est confiée à ceux présents était en plein désarroi: "Où allons-nous si on n'est plus en sécurité dans une église." Dans le contexte des attentats, cet incident ajoute à la peur et à la psychose prévalant actuellement en Europe", a-t-il conclu.