La joyeuse troupe Abaim aborde 2018 avec l’aboutissement d’un projet qu’elle caressait depuis 2004 : la création d’une comédie musicale à partir des histoires de Tizan. Les jeunes du Saturday Care Centre de Beau- Bassin (dont beaucoup sont devenus des adultes), encadrés par Alain Muneean et Marousia Bouvery, poursuivent leur admirable travail de
revalorisation du patrimoine oral mauricien en préparant « Tizan ar so 8 frer ». Toutes inspirées de l’histoire de Tizan, les chansons de ce spectacle ont été puisées dans le répertoire qui avait été rassemblé dans l’album collector rouge diffusé en 2004.

Philippe de Magnée a fait parler de lui récemment pour le site Filoumoris.com, sur lequel il a mis en ligne tout le répertoire mauricien et indianocéanique qu’il enregistre patiemment en live et dans son contexte depuis 40 ans, soit 3 524 titres de quelque 148 artistes !

Au moment où il présentait aupublic cette caverne d’Ali Baba du patrimoine musical mauricien, il se préparait déjà à enregistrer les nouvelles créations d’Abaim autour de la plus attendrissante mascotte du patrimoine oral mauricien, cet enfant à la fois espiègle
et naïf, qui raconte son île Maurice pour que le rire et le rêve animent les soirées mauriciennes : Tizan ! Ce passionné de musique authentique est déjà reparti dans sa Belgique natale et la dernière répétition de cette année de « Tizan ar so 8 frer » a eu lieu hier au Centre Abaim, rue du Colonel Maingard, à Beau-Bassin. Les chansons sont donc prêtes, les artistes les ont bien en main et la mise au point à proprement parler de la chorégraphie et de la mise en scène va battre son plein dès les premiers jours de 2018, notamment sous la direction du chorégraphe malgache Fidy Rabearisoa, qui séjourne trois
semaines chez nous pour affiner le spectacle. Très investi dans le milieu de la musique et du gospel à Madagascar, cet artiste, qui fait partie des figures incontournables du milieu musical de la grande île, est régulièrement sollicité pour participer au sein du jury ou offrir
ses services de coaching.

Tous ceux qui gravitent autour d’Abaim, enfants et parents aussi, sont appelés d’une manière ou d’une autre à participer à ce projet de comédie musicale, genre qui en appelle finalement à toutes les formes d’expression artistiques : musique, chant, danse, comédie et arts plastiques, pour les costumes et décors. Alain Fanchon apporte son expertise pour la mise en scène et les images de répétitions diffusées sur les réseaux sociaux laissent espérer un spectacle familial haut en couleur et empli d’énergie. Marousia Bouvery n’a
pas pu nous dévoiler les dates exactes des premières représentations en raison des accords
conclus avec certains partenaires, mais gageons qu’elles se situeront dans le sillage de la célébration des 50 ans de l’indépendance mauricienne…