Qui d’autre que la troupe d’Abaim pour relever un tel pari et réussir aussi merveilleusement à redonner vie à un personnage tel que Tizan ? Commençons déjà par saluer cette belle initiative, cette détermination à préserver et à promouvoir la culture et l’histoire. Le théâtre Serge Constantin n’a pas fait salle comble vendredi dernier, mais cela n’a pas entaché l’enthousiasme de la troupe.

Du début de Tizan ar so 8 frer jusqu’à la fin du spectacle, un sentiment de bonheur flottait dans le théâtre Serge Constantin. Le cœur était bel et bien à la fête. Les spectateurs ont vu évoluer des artistes en herbe, à l’aise et nullement stressés à être parfaits et irréprochables sur scène. Il est évident que le mot d’ordre était de prendre du plaisir et de s’amuser.

Au fil des tableaux retraçant l’histoire de Tizan, l’assistance composée d’adultes, de jeunes et d’enfants a pu (re)découvrir ce personnage presque immortel. Une fois de plus, Alain Muneean et Marousia Bouvéry ont vu juste en le choisissant pour leur toute première comédie musicale. Le résultat a été à l’image d’Abaim, offrant de belles leçons de vie : simplicité, entraide, confiance, camaraderie, esprit de famille, innocence de l’enfance. C’est tout cela et bien plus encore qui fait que cette troupe soit si attachante et unique.