Le Custom Anti-Narcotics Section (CANS) de la Mauritius Revenue Authority (MRA) a réussi à mettre la main sur une nouvelle cargaison d’héroïne, évaluée à Rs 13 M, qui devait être écoulée sur le marché local. Deo Ssebuufu, un Ougandais de 37 ans, est arrivé à Maurice dimanche à bord du vol KG 270 en provenance de Nairobi, au Kenya.

Intrigués par son comportement suspect, les douaniers ont suivi ses moindres mouvements. Après avoir récupéré son sac, le trentenaire s’est présenté au Green Channel, passage emprunté par des passagers n’ayant rien à déclarer pour sortir de l’aéroport. Mais la CANS a demandé à vérifier ses papiers et a appris que l’Ougandais était un homme d’affaires et n’avait pourtant sur lui que USD 800, soit environ Rs 28 000.

Les officiers ont alors demandé à le fouiller et l’homme s’est mis à transpirer. Rien d’incriminant n’a cependant été détecté sur lui, ni dans son sac. Soumis malgré tout à un interrogatoire, Deo Ssebuufu a finalement fini par avouer qu’il avait ingurgité des boulettes de drogue, qu’il devait remettre à un ressortissant rwandais à Maurice.

L’ADSU a été alertée et le suspect a été conduit à l’hôpital Nehru, à Rose-Belle, où un test au scanner a confirmé la présence d’objets suspects dans son estomac. Entre dimanche et mercredi matin, l’Ougandais a restitué 58 boulettes, renfermant 932,68 g d’héroïne. Il a ensuite été conduit aux Casernes centrales pour son interrogatoire après avoir obtenu sa décharge dans la journée. Il a comparu au tribunal de Mahébourg, où une accusation provisoire d’importation d’héroïne a été retenue contre lui.

Entre-temps, la police a monté une opération de “controlled delivery” dans le nord, où l’Ougandais devait rencontrer son contact à Maurice, mais personne ne s’est présenté. L’exercice a été annulé mercredi. Les hommes du DCP Choolun Bhojoo, assistés du surintendant Azima, ont reçu certaines informations sur celui qui serait susceptible d’être le commanditaire de cette cargaison de drogue.

La police a également saisi un cellulaire, qui sera examiné par les enquêteurs, tandis qu’ils soupçonnent que les devises en possession de Deo Ssebuufu représentent une partie de sa « récompense ».