Entre leur lenteur, qui causerait des embouteillages conséquents, et les courses folles, qui mettent constamment la vie des passagers en danger, nombreuses sont les plaintes recueillies concernant les autobus individuels desservant la Gare du Nord. « C’est un combat quotidien », témoignent les passagers qui, malgré les plaintes émises à cet effet, constatent que « rien n’a été fait pour l’amélioration » de ces transports en commun.
« Les autobus roulent trop lentement et nous ne savons jamais à quelle heure ils viendront. » C’est ce que disent la plupart des passagers voyageant dans les autobus individuels desservant Ste-Croix, Baie-du-Tombeau, Terre-Rouge et Riche-Terre, entre autres. « Cela me prend une heure pour voyager de Terre-Rouge à Port-Louis. E sa, li pa normal », confie Mme Frondczak. De plus, chauffeurs et receveurs, dit-elle, n’auraient « aucun respect des horaires », ajoutant : « Zamai nou konn bann lorer kot bis pou demarer. »
D’autres passagers déplorent, eux, « la paresse des chauffeurs et des receveurs ». Ils poursuivent : « Quand ils ont terminé un voyage, ils dorment. Et quand un passager leur demande l’heure du départ, ils répondent brutalement. »
Par ailleurs, lorsqu’ils ne roulent pas lentement, les autobus individuels semblent faire la course avec leurs concurrents, au péril de la sécurité des passagers. « Kan zot pa anvi roule, zot pa fer li. Ils ne sont jamais pressés alors que nous, passagers, nous sommes debout et devons attendre. De plus, les bus tardent à venir. Et quand un autobus en croisent un autre, zot mett pariaz kit a met nou lavi an danze. De surcroît, quand nous rentrons dans l’autobus, le chauffeur ne nous donne même pas le temps de trouver une place avant de démarrer en trombe. Ils ne considèrent même pas qu’il y a des vieilles personnes à bord », explique Josiane Madelon, une autre passagère.
Ces autobus seraient aussi à l’origine d’embouteillages conséquents quand « zot pa anvi roule ». D’autres passagers expliquent aussi qu’une fois qu’ils ont payé leur place, le chauffeur et le receveur « font ce qu’ils veulent », ne se souciant pas d’eux. À cela viennent s’ajouter les retards accumulés qui, au final, ont pour conséquence que des autobus soient bondés bien plus que la limite légale autorisée. « Zot ranpli bis-la net. Déjà qu’il fait chaud à Port-Louis, voilà que les autobus sont bondés et roulent lentement. Nou toufe dan sa bann bis-la », explique un autre intervenant. Les passagers demandent aux autorités d’intervenir, se disant « fatigués » de voyager « dans d’aussi mauvaises conditions », et cela « en raison des caprices des chauffeurs et des receveurs ».