Le ministère du Transport a, dans un communiqué diffusé hier après-midi, annoncé que les subsides accordés aux compagnies d’autobus feront l’objet d’une étude. « Afin d’évaluer l’efficacité des différentes aides financières du gouvernement aux compagnies d’autobus, et dans un souci de transparence, une étude sera réalisée pour revoir l’industrie du transport public dans son ensemble à Maurice », précise le communiqué.
Selon le ministère, le transport public coûte Rs 2 milliards au gouvernement. Pour cette année, Rs 1,2 milliard ont été versées pour le transport gratuit et une somme additionnelle de Rs 732 millions comme support financier pour les compagnies d’autobus, y compris une compensation pour le carburant, afin de leur permettre d’opérer en l’absence d’un politique de révision de tarif annuel.
L’étude sera financée par l’Agence française de Développement pour une somme de 150 000 euros. Les attributions de l’étude sont, entre autres, une analyse : 1) des différentes aides financières prévues par le gouvernement, y compris le transport gratuit?; 2) du flux de passagers et du profil de ceux utilisant le système du transport public?; 3) de la structure économique et financière de l’industrie du transport public pour une meilleure stratégie?; et 4) pour savoir si l’assistance financière actuellement versée par le gouvernement à la Compagnie Nationale de Transport (CNT) est juste et équitable par rapport aux objectifs socio-économiques du gouvernement.
Un “expression of interest” a été lancé le 2 octobre au niveau local et international. Depuis, 14 soumissions ont été enregistrées, dont sept ont été présélectionnées, comme suit : a) Aurecon AMEI (Pty) Ltd, Maurice; b) Price Waterhouse Coopers Pvt Ltd, Mumbai; c) CPCS St Michael, Barbade?; d) Systra, France?; e) Gibb (Mtius) Ltd, Afrique du Sud?; f) Infra Private Ltd Haryana, Inde?; et g) LEA Associés Asie du Sud Pvt Ltd, New Delhi, Inde.
Le “request for proposal document” préparé par le ministère sera remis la semaine prochaine aux cabinets de consultants retenus. L’étude débutera fin mars et sera achevée dans un délai de six mois.