Malgré les promesses de la direction de la compagnie de nettoyage Securiclean, les employés, par le biais de leur syndicat, dénoncent « une situation toujours aussi difficile » avec des salaires de mars qui se font toujours attendre. Le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, a été averti.
La direction de Securiclean, représentée par son CEO, Patrick Maurel, avait fourni la garantie en février au ministère du Travail que les salaires dus aux employés allaient être payés et que la situation reviendrait à la normale. Un accord avait été trouvé, Soodesh Callichurn intervenant dans cette affaire pour que les salaires des employés soient versés sur leur compte en plusieurs tranches.
Depuis la manifestation des employés et du syndicat, la Fédération des Travailleurs Unis, devant la Victoria House en février dernier – pour protester contre le non-paiement des salaires ainsi que le licenciement d’une trentaine d’employés de la société – et une série de rencontres de haut niveau, notamment avec le secrétaire financier Dev Manraj, plusieurs démarches avaient été entreprises afin d’identifier des moyens visant à trouver les fonds nécessaires pour payer le salaire des employés, la société faisant face à des difficultés financières. Parmi les décisions prises : l’échelonnement des arrérages dus à la Mauritius Revenue Authority (MRA) sur une plus longue période, ce qui devrait permettre à Securiclean de mobiliser des fonds nécessaires pour payer ses employés, une flexibilité financière accordée par CIM Finance quant aux transactions financières de la société, ainsi que le Local Government et le ministère de l’Environnement acceptant de prendre en charge le salaire des employés sous le principe de “joint-liability”, comme prescrit dans la loi du travail.
Lors d’une nouvelle réunion tripartite, le CEO de Securiclean avait donné la garantie que « la situation devrait revenir à la normale fin mars », les salaires étant payés d’après les délais préconisés inscrits dans la loi du travail. Mais dans la réalité, les employés n’auraient toujours pas obtenu leurs salaires. La FTU, dans une lettre urgente au ministre Callichurn, réclame son intervention une fois de plus. « At the end, representatives of the said company stated openly and undertook that the situation shall be back to normal by March 2016 but the contrary is noted with great concern », écrit le syndicat.
Par la même occasion, le syndicat sollicite l’aide du ministre concernant le cas de Super Construction Ltd. Des employés avaient manifesté lundi devant le ministère du Travail au sujet du non-paiement des salaires. Par ailleurs, 138 travailleurs recevront leurs feuilles de route bientôt alors que la FTU fait remarquer que d’autres sites de construction de la société opèrent toujours.