Les Findings du rapport préliminaire des Conservators de PwC, André Bonieux et Mushtaq Oosman, sur les avoirs du groupe BAI laissent voir un Shortfall de Rs 12 milliards entre les Assets et Liabilities. Ce rapport, dont les principales conclusions ont été publiées en primeur dans les colonnes de Week-End hier, devra faire l’objet de discussions avec la nouvelle direction de la Financial Services Commission pour des réactions et des commentaires. Le rapport final sur l’état des lieux de la déchéance de l’empire Rawat devra être disponible vers la mi-mai.
« Le travail confié aux Conservators par la Financial Services Commission se poursuit. Ils devront avoir des séances de travail avec les responsables de cette institution. Ils attendent réception des informations sollicitées auprès des sociétés du groupe BAI pour combler les missing links. Puis, les conclusions de l’étude des actuaires sur les assurances devront être intégrées au rapport final, qui sera soumis à la FSC dans environ quatre semaines. Les discussions porteront également sur le Way Out », a déclaré au Mauricien un porte-parole de PwC sur ce dossier.
Les faits majeurs qui se dégagent de ce rapport préliminaire sont que les Insurance liabilities de la BAI sont  évaluées  à Rs 28 milliards, avec Rs 23 milliards sous le Super cash Back Gold Scheme et Rs 5 milliards de polices d’assurance régulières. Ce dernier volet des transactions de l’ex-BAI devra être transféré à la nouvelle entité d’assurance.
D’entrée de jeu, le rapport est très critique sur la manipulation comptable dans la gestion financière du groupe BAI. « In terms of assets, it is clear that the reported values as at 31 December 2014 are materially overstated, whereas for liabilities, these currently appear to be understated », font comprendre Mushtaq Oosman et André Bonieux. Ainsi, ces derniers ont préféré évaluer les obligations d’assurances à Rs 28 milliards même si des ajustements sont à prévoir sur la base de l’exercice d’actuaires en cours.
« The insurance liabilities are equal to Rs 28 billion and are further assumed to be split between Single Premium Endowment and Regular  Premium of respectively Rs 23 billion and Rs 5 billion ». Toutefois, plus loin, le rapport avance que « the Regular Premium that needs to be considered is Rs 5 billion, less Rs 0,5 billion, which result in a remaining deficit of Rs 1,7 billion (Rs 5 billion less allocated assets of Rs 2,8 billion) ».
D’autre part, les comptables de la BAI avaient soutenu qu’au 31 décembre de l’année dernière, les avoirs étaient de  Rs 31,8 milliards. Les Conservators de PwC ont rejeté cette thèse en réduisant de 50 % de chiffre, à Rs 16 milliards.
André Bonieux et Mushtaq Oosman ont mis en avant quatre facteurs clés, d’un montant global de Rs 14,6 milliards, pour valider cette réduction : le Writing off d’un compte courant de Rs 6,4 milliards de BAI Holding Company, la réduction de Rs 3,5 milliards de la valeur des Debentures (obligations) émises par des Related parties sur la base des actions de la Bramer Banking Corporation Ltd, la dévaluation des avoirs d’Iframac et de Courts pour un montant de Rs 2,5 milliards et la dégringolade  dans la valeur de British American Hospitals Enterprise Ltd (Apollo Bramwell) de Rs 2,2 milliards.