Un dénommé Dhiraj, habitant dans le sud du pays, a porté plainte hier pour brutalités policières à la National Human Rights Commission. Cet activiste d’Aret Kokin Nou Laplaz (AKNL), dont le nom complet n’a pas été dévoilé, affirme avoir été malmené au poste de police de Rivière-des-Anguilles le 12 mars. Il lui est reproché d’avoir filmé une altercation entre des policiers et des membres du public sur la plage de Saint-Félix le même jour.

Accompagné des membres d’AKNL et de Rezistans ek Alternativ, le jeune homme a déclaré, dans sa plainte à la National Human Rights Commission, (NHRC), avoir été brutalisé par des policiers. Selon ses dires, il se trouvait sur la plage de Saint-Félix le 12 mars quand une altercation a éclaté entre des policiers et des membres du public. Des policiers l’auraient vu en train de filmer la scène, mais ne lui ont rien dit sur le moment. « C’est plus tard, alors qu’il empruntait une impasse pour rentrer chez lui à bicyclette, que les policiers l’ont approché. Ils l’ont emmené au poste de police de Rivière-des-Anguilles, où il a été malmené », dit Michel Chiffone, membre d’AKNL.

Le plus grave, ajoute ce dernier, ce sont les commentaires qu’auraient faits les policiers à son égard. « Ils lui ont dit qu’il était un activiste d’AKNL, qu’il était un rebelle, et qu’on allait s’occuper de lui. » Michel Chiffone précise toutefois qu’à ce jour AKNL n’a « jamais eu de problème avec la police ». Il rappelle qu’une grande mobilisation avait eu lieu la veille sur la plage de Pomponette.