Après l’UTM Employees’ Union, c’est maintenant au tour de l’Union des étudiants de l’Université de Technologie de Maurice de déplorer « les manquements » de cette institution tertiaire à travers une lettre adressée fin mars au Premier ministre, Pravind Jugnauth. Elle dénonce également la gestion de l’établissement sous la responsabilité de la directrice générale et l’Acting Registrar.

La lettre adressée au Premier ministre contient 24 plaintes, notamment les tableaux blancs sales, l’absence de logiciel anti-plagiat et le manque de laboratoires pour la recherche, liées à la situation que vivent les étudiants de l’UTM au quotidien. « The state go the University of Technology under the present Director General and Ag. Registrar have gone so bad that we have no alternative than to draw your attention », peut-on lire dans la lettre. « Nous avons à plusieurs reprises envoyé des courriels à la directrice générale mais elle n’a pas répondu à nos sollicitations », a avancé Gregory Pancham, président de l’Union des étudiants. Selon lui, l’union n’a eu « qu’une seule rencontre » avec la directrice, mais « sans aucune suite ». Dans leur lettre, les membres soutiennent qu’il « n’y a pas d’infrastructures appropriées » pour les handicapés et « pas de lumières le soir » pour les étudiants, dont les cours se terminent à 20h30. Selon le président, certains étudiants ont été contraints de quitter leur salle de classe en raison des climatiseurs, qui sont en panne. Les toilettes sont en outre « sales » et dans un « piteux état ».

L’Union des étudiants soutient également que le semestre a débuté tard, soit en mars. « La direction a eu six mois pour revoir la situation mais rien n’a été fait », dit-elle. Las d’attendre, l’union a boycotté la célébration du 50e anniversaire de l’indépendance.

Grégory Pancham souligne qu’il n’y avait « aucun discours » de leur part, et ce « pour la première fois » dans l’histoire de cette institution. « De simples protocoles n’ont pas été respectés et cette expérience marquera la vie des étudiants », déplore-t-il. Il poursuit : « Nous ne recherchons pas une qualité extraordinaire mais nous demandons au moins une “value for money” car nous payons cher pour nos cours et la plupart des étudiants ne sont pas issus d’un milieu aisé. » Dans leur lettre, les étudiants font part des plaintes des académiciens, qui n’ont pas accès à Internet et ne bénéficient pas d’un service d’imprimerie. « Nous espérons que le Premier ministre puisse prendre des actions dans l’intérêt des étudiants », disent les membres de l’union, précisant que, malgré certains légers changements réalisés, « les problèmes persistent toujours ».