C’est dans la simplicité avec une touche humaine que José Hitié a célébré les 25 ans de Varangue Sur Morne. Le temps s’est arrêté depuis qu’il est devenu propriétaire de sa varangue créole, Varangue Sur Morne donnant une vue à couper le souffle sur la montagne du Morne. Anil Gayan, ministre du tourisme a félicité José Hitié pour sa vision et a mis l’emphase sur « le sustainable tourism accompanying culture. The view of Varangue sur Morne is priceless. Il y a une grande diversité et c’est intéressant de voir ce que Maurice peut offrir comme potentiel touristique. » Présents également pour ce jubilé d’argent, le Dr Taleb Rifai, Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Tourisme des Nations Unies et Maurice Loustau Lalanne, ministre du tourisme des Seychelles.
Hier, l’heure était non seulement aux célébrations mais aussi à la reconnaissance de quatre fidèles employés, Marco Bill, maître d’hôtel, Mylène Ramday, responsable du Stewarding, Jimmy Lafleur, cuisinier et George Chowrimootoo qui compte 25 ans de loyaux services. De même que Mario Sadaseeven pour la gérance quotidienne. Que de défis parcourus depuis le rachat des lieux par José Hitié. « L’ex-propriétaire gérait trois occupations, une cressonnière où il se faisait voler, une bananeraie où les singes s’étaient incrustés et une exploitation de bois où tous les arbres et essences rares étaient dévastés. Je devins propriétaire de ce site appelé 17 arpents en 90 avec la case de gardien de 4 mètres carrés de l’ex-propriétaire et son étable. » José Hitié se souvient avoir voulu garder ce coin niché dans Plaine-Champagne pour ses besoins mais se ravisa lorsque les visiteurs lui demandèrent d’en faire un restaurant. « Un jour l’un d’entre eux est même parti avec mon verre de vin blanc. » José Hitié peut s’enorgueillir que Varangue Sur Morne a reçu à ce jour près d’un million de visiteurs et trois millions de photos ayant parcouru le monde. Varangue Sur Morne est aussi un haut lieu gastronomique. José Hitié évoque le tourisme intérieur qui dit-il a été le parent pauvre d’une industrie qui s’est penché vers un tourisme international. « Il m’a fallu un sens aigu de la créativité pour montrer que Maurice dispose d’un extraordinaire patrimoine intérieur dans ce coin de notre île. Je suis fier de dire que je suis le pionnier dans cette région-là où on a démarré sans eau, sans électricité, sans téléphone. »
Varangue Sur Morne possède son propre permis d’opération d’un hélipad et depuis la semaine dernière il y a eu 11 atterrissages des deux opérateurs, Air Mauritius et Corail, sur celui côté chalet de Varangue Sur Morne. Un deuxième permis est en demande pour l’hélipad Le Voyageur à côté du restaurant. José Hitié mettra surtout l’accent sur l’aspect humain du projet. Il lance pour son jubilé d’argent un appel aux autorités concernant l’infrastructure routière dans cet endroit. Tout en faisant ressortir que le « all-inclusive a été le concept le plus anti-tourisme intérieur qui existe. Il faut créer et imaginer un all Inclusive inclusif à titre d’exemple des vouchers pour des sorties vers l’intérieur du pays. Quand on va au Vietnam, à Bali, à la Réunion ou aux Seychelles, on visite le pays et on découvre des talents locaux. Ici, on vit dans un hôtel. Il y a matière à réflexion et correction. » Le mot de la fin : « Varangue Sur Morne est heureux dans ce tabernacle de la nature. »