LE VARMAGATE EN DATES : Maurice Allet intervient dès le 19 mai dernier

Une somme de Rs 1 million proposée par Yatin Varma à la mère de Florent Jeannot au téléphone dès le 20 mai
Maurice Allet

Les contacts et tractations, pour ne pas dire les pressions sur Florent Jeannot et ses proches en vue de se rétracter au sujet des allégations d’actes de violence commis par l’Attorney General Yatin Varma, à la suite de l’accident de la route du 4 mai, ne datent pas d’hier. Le premier contact avait été établi par Maurice Allet dès le 19 mai dernier. Dès le lendemain, Yatin Varma aurait proposé la somme de Rs 1 million à la mère de Florent Jeannot au téléphone pour régler cette affaire. Le Mauricien établit pour l’éclairage de ses lecteurs la chronologie de ces différentes rencontres.
Le 19 mai, Maurice Allet appelle chez la famille Jeannot à Flic-en-Flac et demande à parler à Mario Jeannot qui était un de ses collègues au port dans le passé. Le père de Florent Jeannot, à son retour, rappelle Maurice Allet sur le numéro laissé par ce dernier.
Après avoir confirmé auprès de Mario Jeannot que c’est bien son fils qui a eu des problèmes avec Yatin Varma, il lui propose une rencontre au port le lendemain.
Le 20 mai, Mario Jeannot rencontre Maurice Allet dans son bureau. Ce dernier évoque la possibilité de trouver un accord pour en finir avec cette affaire.
En partant du fait que « pou fane, Yatin inn fane »,  la question d’une compensation est évoquée dans le cadre d’un arrangement où Florent Jeannot irait à la police pour retirer sa plainte.
Contacté au téléphone par Maurice Allet, Yatin Varma se rend sur les lieux une trentaine de minutes après. La discussion entre les trois hommes tourne autour du retrait de l’affaire en toute urgence.
À un moment, Yatin Varma s’est adressé à la mère de Florent Jeannot au téléphone et lui aurait présenté des excuses. La question d’une compensation financière devient alors plus directe. La somme de Rs 1 M est évoquée avec la possibilité qu’une partie de la somme soit remise en euros et l’autre en roupies. Le deal ne se fait pas, Mario Jeannot insistant qu’il doit consulter les siens et sur le fait que la justice doit suivre son cours. Les trois hommes se séparent et à 14h20 Mario Jeannot informe Maurice Allet qu’il n’est pas d’accord avec la proposition.
Le 22 mai, suivant un nouvel appel de Maurice Allet la veille, ce dernier rencontre Mario Jeannot dans les écuries de Vincent Allet peu après midi. Le retrait de l’affaire est une fois de plus discutée et la somme de Rs 1,5 M est évoquée.
Yatin Varma est appelé à plusieurs reprises par Maurice Allet pour être mis au courant de la situation. Mario Jeannot précise que si arrangement il y a, cela devra se faire de manière légale entre les hommes de loi et en toute transparence. Il est toutefois demandé aux Jeannot de couper contact avec la presse et de ne plus communiquer sur cette affaire.
Le 26 mai, la publication d’une interview de Florent Jeannot relance les pourparlers, les propos de l’étudiant ayant mis l’Attorney General en colère. À travers Maurice Allet, il demande à Mario Jeannot de le contacter au téléphone en lui communiquant son numéro de téléphone direct. Les deux hommes se parlent, s’affirmant que les choses avanceraient.
Le 27 mai, Maurice Allet contacte Mario Jeannot et réclame une rencontre en présence de Florent dans les écuries. C’est à l’étudiant que l’on tente de faire entendre raison en lui disant que ce serait dans sont intérêt de ne pas aller de l’avant.
La chapelle Montmartre
Le ministre Varma est informé de la rencontre au téléphone est il devient alors question de Rs 1,7 M. Mario Jeannot réclamant des négociations officielles, le nom de Me Howaldar est cité comme possible négociateur entre les deux parties.
Le 4 juin, Maurice Allet et Mario Jeannot se rencontrent à la chapelle Montmartre à Rose-Hill. Maurice Allet explique à son interlocuteur qu’il ne sera pas à Maurice prochainement et qu’un autre négociateur prendrait prochainement la relève.
Le 5 juin, quand le Central CID convoque Florent Jeannot, son père décide de mettre fin à toutes les discussions et en informe Maurice Allet. Le ton monte, et quelques jours plus tard, Mario Jeannot dit avoir raccroché quand Maurice Allet l’a appelé pour tenter de reprendre les discussions.
Le 11 juin à 14h16, Mario Jeannot reçoit un appel de Reza Issack qui dit souhaiter le rencontrer pour parler de cette affaire. Le rendez-vous est convenu pour l’après-midi pour Flic-en-Flac chez les Jeannot. Le PPS s’y présente vers 14h30, reçu par Mario Jeannot et un de ses fils. Reza Issack explique être attristé par ce qui arrive à Yatin Varma avec qui il a discuté à l’Assemblée. Il précise sa démarche pour une réconciliation présentée comme étant en la faveur des deux parties. La proposition est que Yatin Varma rencontre la famille. Les Jeannot reviennent à leur proposition de départ selon laquelle si arrangement il doit y avoir, cela devrait se faire dans la légalité. Le soir même, Reza Issack confirme que l’Attorney General rencontrera la famille le lendemain.
Une bouteille de champagne
Le 12 juin, Yatin Varma et Reza Issack sont reçus chez les Jeannot vers 19h. L’Attorney General offre une bouteille de champagne et un livre sur le pardon à la mère, surprise par ce geste. Il dit regretter ce qui est arrivé et propose que les deux parties regardent désormais vers l’avenir ensemble. Proposition est faite pour que l’affaire soit retirée le jour même. À un moment, la présence de Roubina Jadoo dans cette affaire aurait dérangé le camp Varma qui estime qu’en tant que membre du MSM, cette dernière pourrait leur poser problèmes. Au bout de deux heures, il est question que les arrangements soient faits légalement. Entretemps, un des hommes de loi de Yatin Varma prend contact avec l’avocate pour commencer les négociations.
Le 14 juin, Reza Issack reçoit Mario Jeannot dans son bureau. Ce dernier y revient dans l’après-midi avec son épouse. Yatin Varma vient les y rejoindre. La présence de Florent est réclamée pour que les deux parties puissent se rendre au poste de police de Pope Hennessy pour retirer l’affaire. Les Jeannot préfèrent plutôt se rendre chez leur avocate. Plus tard, le camp Varma a tenté de rencontrer l’avocate en vain pour finaliser l’affaire.
Le 15 juin, les Jeannot reçoivent un appel de Yatin Varma qui dit qu’il sera chez eux en compagnie de Reza Issack dans une trentaine de minutes. Vers 20h, les deux hommes se présentent pour tout finaliser. Les discussions autour de l’argent se font sur un bout de papier. Les sommes vont de Rs 500 000 à Rs 2 M. Yatin Varma s’emporte à un moment et la famille Jeannot précise qu’elle envisage d’aller de l’avant.  
Le 17 juin, les contacts reprennent avec la famille tandis que Florent Jeannot se prépare pour être entendu par le CCID. Le camp Varma  précise son intention que l’affaire soit réglée autour de la somme de Rs 1,8 M à Rs 2 M. Mais les Jeannot confirment alors qu’ils n’iront pas de l’avant avec quelque négociation. L’affaire est alors rendue publique.

Commentaires

Chapeau bas les Jeannots. Le PM pou dire ki li pa ti conné. Pourtan Reza Issac dire ki li ti pé briefed DPM tandi ki Varma ti pé raport are PM.

Pays mafia. PM bizin ena courage demissioné.

Varmagate-Watergate-moneygate pick your choice.

Alors Reza Issack impliker ladan!!! So gran cozer c'etait "Mo ti enan bon lintetion" LOL Ah bein, case criminelle sa, lapolice p fer lenquette et ou p rode influence la victime. Ou bien coner ki ou ti p rodd fer. Demain to gagn bater, to accepter to gros bras la vine kot toi!! Ou bizin demissioner desuite Reza sinon lepep pou juge toi et to comportment mediocre SEVEREMENT prochain election

What a sad Comedy ! Digne de Moliere................

Yatin Varma, Reza Issack and Vincent Allet all involved in bribery. Shame, Shame, Shame!!!

cent ans pour le voleur jour pour le maitre...

Le contenu de cet article est épatant avec les dates, heures et détails. Chapeau au journal. Si on pousse la logique plus loin, on pourrait déduire que la police enquêtait le plus lentement possible et attendait un happy ending and le bouchon encore un peu plus loin, le PM aussi attendait pour ne plus avoir de prima facie case! Heureusement il y a des Mauriciens qui ne sont pas à vendre.