À 18 ans, Vincent Duvergé fait déjà le buzz sur la toile par ses vidéos humoristiques bourrées d’expressions jeunes et teintées de tonalités mauriciennes. Mimiques et intonation d’un comique naturel : cet étudiant du Lycée La Bourdonnais possède déjà une personnalité bien à lui.
Jonglant entre la préparation de son bac, la direction d’une association pour les loisirs et la culture des lycéens et le tournage de ses vidéos, le jeune homme a une vie très speed. Mais il soutient qu’une fois l’équilibre trouvé, “c’est top”.
Succès.
Des sketchs d’une dizaine de minutes où Vincent Duvergé se fait découvrir dans différentes situations, comme par exemple sous la douche pour une publicité de gel douche Bebem ou encore en fille pour illustrer une situation de rupture. Accompagné de deux de ses amis dans certaines séquences, il dévoile son univers à mourir de rire.
C’est son ancienne petite amie qui l’a poussé à se lancer dans cette voie. “C’était il y a un an. Elle m’a dit que j’avais un potentiel comique et que je devais me lancer. Je l’ai fait et c’est devenu un fun.”
Vincent commence à faire du théâtre à l’âge de onze ans, avec un “énorme” rêve : devenir humoriste. Malgré ce début de succès, les études occupent une place importante dans sa vie. “Je garde malgré tout les pieds sur terre. Je veux avoir une carrière professionnelle et faire des études pour pouvoir évoluer dans le milieu du cinéma à Maurice, mais surtout en Australie.”
Projets.
Très actif dans le groupe de théâtre du Lycée La Bourdonnais, Vincent avoue qu’il est encore en période d’apprentissage dans ce domaine. “Pour le moment, je fais des sketchs pour illustrer des séquences et quelques parodies, comme Les Pires Pubs, mais mon style peut encore changer.”
Les Pires Pubs est la dernière vidéo mise en ligne; l’étudiant affirme que la prochaine verra le jour vers la fin de juin. “J’ai aussi des projets. Par exemple, un featuring avec un autre humoriste mauricien.”
Surnommé “le Jamel local” par les internautes, Vincent soutient que certains Mauriciens doivent être plus accessibles à l’humour. “Je ne comprends pas pourquoi dans certaines publicités, il faut censurer le mot fesse. D’ailleurs, c’est pour cette raison que j’en ai fait une parodie dans Les Pires Pubs. Derrière chaque vidéo, il y a un message. Je pense sincèrement qu’on peut rire de tout sans pour autant se moquer des gens.”
Tournage.
Le Créole est la vidéo qui a révélé Vincent au public mauricien, avec plus de 17,000 views sur YouTube. “Ce sketch est la preuve que tout peut m’inspirer. L’anecdote est que le jour où je suis parti pour retirer ma carte d’identité, la personne qui m’a reçu a fait de gros efforts pour me parler en français. C’était bizarre, mais marrant.”
Les Potes et Les Copines, disponibles sur YouTube, sont aussi inspirées de faits réels. “Avec mes deux meilleurs amis, Yan et David, nous avons voulu délirer, tout en racontant des choses vraies. Comme les excuses les plus nulles pour rompre.”
Entre les séances de fous rires et de tournage, ce n’est pas toujours simple. “Avec mes deux meilleurs potes, nous cherchons des idées. Ensuite, nous les mettons sur papier pour développer l’histoire et trouver l’angle. Puis, vient le moment du tournage où je parle seul devant ma caméra et, enfin, le moment des sketchs.”
Soutien.
“Je procède moi-même au montage avant de mettre en ligne. Pour Le Créole, cela m’a pris au moins trois jours. Mais comme je veux travailler dans la production vidéo plus tard, j’y prends du plaisir.”
Les premiers à visionner les vidéos mises en ligne sont ses parents et ses amis; des personnes qui l’ont toujours soutenu. “Et si ce n’est pas drôle, ils doivent quand même se forcer à rire”, confie le jeune humoriste en se marrant. Les commentaires, il en reçoit plein. “Ceux qui sont positifs m’aident à avancer et à poursuivre dans cette voie. Ceux qui sont négatifs me font encore plus progresser.”
Avec le succès qu’il rencontre, Vincent encourage les autres à suivre ses pas. “Certains viennent me demander conseil et je le fais avec joie. Chacun a son style d’humour; il faut juste le trouver et l’exploiter…”