Le Curepipe Starlight Sporting Club (CSSC), champion national de handball et tenant de la Coupe de la République, qui s’est séparé de l’entraîneur français Patrick Morin, a confié les rênes de l’équipe à un ancien de la maison, Vincent Virginie. Ci-dessous, ce dernier, qui est accessoirement Team Manager depuis quelque temps, nous fait part de ses ambitions pour cette année.

Comment êtes-vous arrivé au poste de Team Manager du CSSC ?

En 2016, je pensais arrêter ma carrière de handballeur suite à des problèmes de santé. Mais malgré mes pépins, je n’ai jamais cessé de m’entraîner, car cette discipline est ma passion. J’ai fait part au président du club, Benoît Souchon, de mon incapacité à enchaîner les matches comme avant, mais que je me rendais disponible au niveau du coaching. Patrick Morin, qui était l’entraîneur à cette époque, m’a aidé lors de mon apprentissage, j’étais son assistant. Comme le club cette saison n’avait pas d’entraîneur, les dirigeants ayant décidé se passer des services du Français, je me suis dit pourquoi ne pas apporter mon expérience à mon équipe de cœur. Par la suite, nous avons eu une réunion avec les joueurs-cadres et le président, et nous sommes tombés d’accord pour que je sois officiellement Team Manager du CSSC. Et comme là nous n’avons pas d’entraîneur, c’est moi qui reprends la barre.

Parlez-nous justement de cette décision de se séparer de Patrick Morin…

Lorsqu’il a repris le club en 2015, je m’étais dit qu’il avait de l’expérience et que cela nous aiderait. Mais au fil du temps, je pense qu’il a perdu le soutien du vestiaire.

Sans aucun certificat ou diplôme d’entraîneur, pensez-vous être capable de mener le champion en titre vers d’autres sommets ?

Oui. J’avais déjà commencé à suivre des formations d’entraîneur, mais j’ai tout arrêté. J’étais jeune et à cette époque je voulais simplement jouer, pas diriger une équipe. Toutefois, cette année, je m’appliquerai lors de cette formation.

Si l’expérience est concluante, pourrait-on vous voir un jour sélectionneur ?

La fédération mauricienne m’a approché mais, personnellement, je viens tout juste de débuter et je n’ai pas assez d’expérience pour prendre les rênes de la sélection de Maurice. Cependant, un rôle comme assistant-entraîneur est possible, j’apprendrai ainsi davantage sur le coaching.

Quel style de jeu prônez-vous ?

J’étais un ancien défenseur, donc, forcément, je prône la défense. En attaque, mes joueurs ont de quoi répondre, mais les amateurs de handball ont déjà remarqué qu’au niveau du repli défensif, nous ne sommes pas assez vifs. Je planifie des séances d’entraînement afin de travailler l’agressivité de l’équipe. On a pu voir nos lacunes défensives lors de la dernière édition de la Coupe des clubs de l’océan Indien (CCOI).

Justement, parlons de cette CCOI, où le CSSC est passé à côté de la plaque…

Les joueurs n’étaient pas motivés, tout simplement. La défaite contre l’Union Beau Bassin Rose-Hill en phase de groupe, je l’avais pressentie et j’en avais d’ailleurs fait part à Benoît Souchon.

Vous allez jouer dimanche la demi-finale de la Coupe de la République contre l’ASPL 2000. Comment appréhendez-vous cette rencontre ?

J’ai dit à mes joueurs qu’on se souvient toujours du vainqueur et rarement de celui qui a été battu.

Le championnat reprendra en avril, après la Coupe de la République. Vous êtes invaincu depuis le début de cette ligue, mais quelle équipe craignez-vous ?

Je ne dirai pas qu’une équipe en particulier me fait peur, mais je me méfie de l’USBBRH. Certes, l’Association Sportive de Vacoas-Phœnix reste redoutable avec des joueurs talentueux individuellement, mais en tant que groupe, je pense que la formation des villes sœurs est celle qui a le plus soif de victoires. Cela fait longtemps que cette équipe joue ensemble, ce qui est un atout.

Une saison réussie serait synonyme de quoi pour vous ?

Nous sommes les champions en titre et les tenants de la Coupe de la République. J’ai à cœur de garder ces trophées, mais l’objectif principal est d’être sur le podium pour la CCOI 2018.