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VIOLENCE: Les nouveaux caïds de la cité

Les cités dites chaudes font face à un phénomène de gangs organisés, qui ont pour but de semer la terreur et de marquer leur territoire. De Beau Séjour (Quatre-Bornes) à Ste Croix, en passant par Trèfles et Barkly, c’est la même démonstration de force qui prévaut. Les jeunes pousses veulent occuper le terrain…
Ils n’ont pas encore la majorité pour la plupart, mais se conduisent déjà en caïds de quartiers. S’ils arrivent à se faire craindre auprès de certains, ils sont considérés comme des “racailles” par les anciennes “têtes brûlées”. Le phénomène des gangsters est devenu une préoccupation importante, le signal d’une montée de violence. Ce fléau touchait davantage les régions urbaines, mais il commence à concerner des quartiers ruraux. “On voit des gangs, des groupes de gros bras un peu partout, dans le sud et surtout dans le nord, comme à Triolet. Avant, c’était plus concentré dans les villes”, analyse un membre de la CID de Rose-Hill. Cette forme de violence est certes plus palpable dans les cités, mais la culture de la violence gagne maintenant toutes les régions.
L’esprit de gang naît dans un premier temps des rivalités entre collégiens. C’est toujours l’esprit d’occupation de terrain qui entre en jeu. On ne compte plus les cas d’agressions liés à ces rivalités estudiantines à la gare du Nord ou ailleurs. Le dernier cas remonte à deux semaines à Triolet : un certain “Hulk” a agressé un jeune étudiant pour une histoire de fille. Il s’est retrouvé au poste de police après avoir aussi agressé des policiers. “Ces agressions, surtout en groupe, sont légion sur les gares, de Curepipe à Port-Louis. Il ne se passe pas une semaine sans une bagarre banale”, confie un officier de police de Rose-Hill. Ce sont ces mêmes jeunes, issus de la cité, qui jouent aux gros bras dans leurs quartiers.
Intimidation
Il y a ces bouncers qui jouent aux “tapeurs” lors des règlements de compte à la sortie des soirées en boîte de nuit ou auxquels on fait appel en cas de conflits entre deux factions. “Nous ne sommes pas des gangsters. Juste un groupe d’amis solidaires. Si on touche à un de nos proches, ça risque de dégénérer”, raconte David, membre d’une équipe bien connue dans le Nord.
Mais il existe aussi des jeunes dans les cités, omniprésents sur le terrain, et qui jouent aux justiciers dans leurs quartiers. “Ils n’ont pas peur de la police et disent être là pour assurer la sécurité de leur cité”, souligne Patrick, de Barkly.
C’est le cas dans sa cité. À l’arrière de la Prison centrale, une petite équipe est souvent en poste, prête à l’attaque. “Elle opère pour le compte d’un boss, mais agit également en tant que commando. Ce sont des jeunes pour la plupart. De grandes gueules qui jouent aux gangsters. Ils ne font que de l’intimidation, se sentant fort dans leur base. Mais ils sont impuissants s’ils se retrouvent dans des situations de conflit”, ajoute Patrick.
Racaille
À Trèfles, trois frères, à peine majeurs, sèment la terreur sous l’effet de la drogue. “Ils fument du brown et commencent à se sentir puissants. Mais ils n’agressent que ceux qui sont vulnérables. Ce sont de vrais marsan lager”, nous confie Che, un ancien homme fort du fameux gang Scorpions à Rose-Hill. Pour lui, ce ne sont que des jeunes “en manque de sensations fortes”. Car ils n’agressent que des petits sans défense pour des futilités et font parfois du racket. Aujourd’hui père de famille, Che évite de se frotter à cette “racaille” et préfère les ignorer.
Pas loin, à Beau Séjour, une autre équipe opère en gang, sous la “direction” d’un ancien condamné. Composée d’une dizaine de jeunes pousses, son objectif est de racketter certaines personnes.
Plusieurs facteurs contribuent à pousser certains jeunes dans cette voie. La soif de pouvoir et d’argent. Le sentiment de se sentir fort face aux autres. Mais cela provoque des troubles à l’intérieur même des familles, où la violence et la négligence sont omniprésentes. L’absence d’activités dans les quartiers populaires laisse aussi la place à ce type de réactions. Dans les gangs, les jeunes se sentent plus soudés et intégrés dans un système.
Trafic
À Ste-Croix, le gang opère au vu et au su de tous, dans l’une des avenues les plus fréquentées du quartier. Les membres de cette équipe travaillent à la solde d’un caïd et de ses “jockeys”. Leur mission est de surveiller le secteur, d’observer les va-et-vient dans le quartier. Ils surveillent chaque passage de véhicule. Au moindre doute sur un transport suspect, ils avertissent les “jockeys”. Si une situation devient tendue, ils sont là pour “régler les comptes”. La plupart de ses membres ne sont pas scolarisés. Ce ne sont pas des enfants de rue, nous dit Jimmy (prénom fictif). “Ils ont juste arrêté l’école pour s’adonner à cette activité. Car ils se font de l’argent facilement et sont craints par certains.”
Le trafic de drogue a fortement contribué à renforcer ce sentiment d’insécurité dans les cités, et a surtout généré une montée de la violence. Pour certains jeunes engagés dans le trafic de stupéfiants, la violence est une arme de défense primordiale pour se faire respecter. Avec la concurrence qui existe dans ce milieu où le simple “jockey” rêve de devenir le grand dealer, l’on assiste souvent à des actes de violence. Sans s’en rendre compte, le jeune qui veut se faire de l’argent facilement s’engage dans une carrière délinquante où la violence est gratuite. “Je le fais pour avoir de l’argent simplement. Je ne suis pas un gangster. Mo zis enn traser. Bizin cash pou tiake. Se fason pli fasil gagn cash”, raconte un jeune dealer de Rose-Hill.


Montée de violence chez les jeunes
Au niveau des Casernes, on souligne que de plus en plus de jeunes sont impliqués dans des délits mineurs et, parfois, des crimes. On se souvient de ce gang organisé qui volait des voitures et qui fut appréhendé par la CID de Rivière Noire, au début de l’année. Trois jeunes d’une vingtaine d’années furent arrêtés pour le vol de plus d’une dizaine de voitures. “Ces jeunes se croient dans des films et veulent imiter les caïds, les gangsters. Heureusement qu’ils n’ont pas accès à des armes à feu, sinon on aurait assisté à des bains de sang dans certains quartiers”, constate un inspecteur de la CID. Ces jeunes côtoient des fléaux comme la toxicomanie, la prostitution, les agressions, qui leur offrent une vision déformée de la vie. Ces choses finissent par devenir banales pour eux.
Il y a une forme de “rajeunissement” des criminels. Même pour les délits graves comme les meurtres, il n’est pas étonnant de voir un mineur ou un jeune adulte sur le banc des accusés. Le cas du jeune homme de 16 ans qui avait tué sa belle-mère et sa demi-sœur de deux ans, le 25 juin dernier, ou encore celui de cette fille de 15 ans qui aurait planifié le meurtre de son père, l’an dernier, sont encore dans les mémoires. “Il y a une recrudescence inquiétante de crimes et de meurtres où des adolescents sont directement ou indirectement impliqués. Un phénomène qui semble prendre de l’ampleur”, s’inquiète Lindsay Aza, du groupe Elan.
La culture de gang qui s’installe dans les cités est inquiétante, souligne l’inspecteur de la CID, car il pousse les jeunes à des excès. Cela explique en partie la violence et l’agressivité notées chez nos jeunes, que ce soit à l’école ou dans les rues. “Poussés par un sentiment de puissance quand ils sont en gang, les jeunes se laissent aller à des excès. Ils veulent faire une démonstration de force pour épater la galerie. Combien de jeunes ai-je vu dans cette situation ? Ce n’est qu’après leur arrestation, quand ils se retrouvent seuls face à la justice, qu’ils réalisent l’ampleur de leurs actes. Il y en a d’autres qui jouent aux plus durs, qui sont bornés et qui persistent dans cette voie, malgré des peines d’emprisonnement”, analyse l’inspecteur de police.

Commentaires

pfffffffffffffffffffffffffffffffff. c triste de voir ces jeunes. j'ahabite une cité et g honte des fois.

pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff

Ninport kan, ninport kot ena lese ale, letan ban lotorite napa fer respekte lalwa dan en manyer serye, li kree en vid ek ban ki plis brital, pou rant ladan pou rod fer dominer parey kouma labriz dan siklonn pou rant dan tou ti trou li resi ganye dan ou lakaz, li pou kraz tou. Si fami mem dan bez,li koumadir ena gro trou dan lakaz. Move labriz pou rant ladan kare-kare, li pou kraz partou. Lapolis ek politisien kon problem la pli bien ki ninport ki. Ki ape atan ? Pena ase ladrog, kokin ek lezot krim ankor pli grav partou ?

Ankor mem zafer nek kopie memm e lerla krwar ki nu enn bann terib Seki servi lepe pu mor par lepe Seki semm la violans pu rekolte la tanpet. Sa memm sa ena zis de sime dan lavi ena Bon ek move Pena trwa sime donk swazir byin to sime. Dan gran saler Moris u truv enn bann ninport desann lor koltar ek gro gro jaket gro gro sapo Lalenn gro gro soulie ki p arive dan sa pei la inn dekuyone ankor. Sa memm sa bann gran lagel la sa memm bann ki vinn fifi dan prizon sa zot memm ki pu al met rob desamm pu vinn lobze intel gro lebra dan prizon laba. Zot krwar ki zot enn bann felonn mwa Seki mo kone si u enn felonn u vinn tusel u vinn fer u terer non pa avek sinkant San dimunn sa pa apel felonn sa apel kapon sa. Partu Kot u gete dan Moris u nek truv zako ki nek kopie lezot swa zot get tro buku fimm lor televizion dan sinema uswa tro buku DVD lerla zot krwar ki zot Escobar, Al Capone, manti sa zot zis enn bann zokriss ki bizin kontign get lor zot zepol asak fwa ki zot mars lor sime parski la violans atir la violans.
Si kuma ena p dir larzan fasil sa abe kontinie ziska ki nu al kit zot simitierr lerla ki zot pu konn la risess lerl ki zot pu ena buku pitay buku puvwar. Mo espere ki mazorite nu bann frer ek ser dan Moris pu donn kudme netway sa bann puritir la parski tro buku loder p leve partu p donn maloker.

Zamais mo fine trouve ene caid avec ene chaplet autour so licou, ene chaplet c'est ene simbol de la paix et de l'amour de Dieu pou so peuple, mo passe ene message sa ban soidisant caid la, tir ou chaplet autour ou licou mo camarade ou sinon sanze ou leker vine ene vrai soldat de Dieu ler la ou va capave fier porte ou chaplet.

So,for how long is that situation is going to be tolerated?How is it that the Police .it would appear ,seems to be totally unaware about those who have made violence activities into their hobby?What is the Police waiting for to kass lerein sa banne 'rambo; la?KI SA ZAFER TERITWAR LA?

So long irresponsible parents will not handle the misbehaviour of their young firmly,no police force can control the gangs. The enumeration of cases the reporter of this article has revealed is enough to convince that,whatever the government is spending on education,the young is not taking advantage of the free education whish years back was not avaiable. When education was not free there were no young gangs.Neither the government nor the opposition will solve this problem if parents are not involved.To day gangs outside school yard is a world issue,the cause of it everywhere is parent is at a loss how to tackle the problem. Scapegoating one sector is not solving it.

Baracuda, avant to demande la police ki zot p attan, kifer to pa demande banne politicien la kifer li p soutire zot. sorry mo dire twa sa, mais to p cozer couma dire to pa conner ki banne politicien la servi sa banne la mem pou colle laffiche et pou faire zot bann ti commission.

Point taken.Although my remark was addressed to the actual degree holder Police Commissionner who asserted only a few days ago,that the crime rate /criminal activities have been going down since 2008!He also talked about converting the police force into a 'service de police'echoing his immediate boss,non other that the minister responsible for the police!The Police basically wants to uphold the law via internet!One has to take as well of the 'beauty queen' in the Gro Derek enquiry,as well as her political clown!