Le renouvellement du contrat du chairman de la WasteWater Management Authority (WMA), le 7 avril, a créé « une instabilité » au sein de ce corps para-étatique, estime Dewan Quedoo, président de la Mauritius Trade Union Congress (MTUC). Lors d’une conférence de presse hier à Port-Louis, Dewan Quedoo a déclaré que la MTUC compte alerter la classe politique quant au renouvellement du contrat du chairman de la WMA, souhaitant que cette question soit soulevée au parlement. Le président du MTUC n’a dès lors pas manqué de qualifier le ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo, de « irrationnel et bias » dans ce conflit, qui oppose le syndicat au chairman de la WMA. « Le ministre aurait dû être un médiateur dans l’intérêt du gouvernement et des employés. Il a agi comme un avocat de la défense pour le chairman », a estimé Dewan Quedoo.
Le président de la MTUC a dit avoir rencontré le ministre Collendavelloo le 31 mars dernier pour discuter de cette question. « Nous lui avons parlé des cas de harcèlement et de victimisation à l’égard de certains employés de la WMA. Nous lui avons dit que l’Officer in charge n’a pas eu l’occasion de fonctionner comme il se doit, et que c’est plutôt le chairman qui faisait le travail, bien qu’il était à mi-temps », a-t-il indiqué.
Citant le cas de suspension d’une dizaine d’employés de la WMA, Dewan Quedoo a soutenu que ces derniers attendent depuis huit mois que les charges formelles soient logées. « Il est clair que le chairman veut « wipe out » la Mechanical and Electrical Unit pour la fusionner avec l’Operations and Maintenance Unit sous prétexte qu’il y avait plusieurs maldonnes au sein de ce département. Il a suspendu ces employés en leur disant qu’il y aurait une enquête ou un comité disciplinaire. Mais nous attendons toujours les charges », souligne-t-il, avant d’ajouter : « C’est injuste. Comment ces employés vont-ils se défendre en l’absence des charges ? La frayeur a gagné tous les employés de la WMA. »
Dewan Quedoo a réitéré que le ministre a agi comme un « défenseur du chairman de la WMA et non pas comme médiateur ». Selon lui, Ivan Collendavelloo « a oublié lors de cette réunion qu’il occupe les fonctions de ministre », ajoutant : « Il a réfuté point par point toutes les accusations que nous avions portées contre le chairman. Il est devenu un de ses plus grands défenseurs. Nous avons alors fait un « walk-out ». »