Du 14 au 22 octobre dernier, s’est tenu le 19e World Festival of Youth (WFDY) and Students à Sotchi, en Russie. Le WFDY, qui a un statut consultatif avec l’UN Economic and Social Council, a rassemblé des jeunes de 80 organisations dans 65 pays. Les objectifs principaux sont de militer pour la paix, la démocratie, l’indépendance nationale et les droits politiques, sociaux et économiques des jeunes. Parmi les participants cette année, figuraient de jeunes représentants d’ONG, de jeunes journalistes, athlètes, ingénieurs, leaders de partis politiques de même que de jeunes chargés de cours, tous unis par la croyance que leur sincérité et amitié « peuvent briser la glace du manque de confiance » et « aider à lutter contre l’injustice et autres conflits dans le monde ». Vikram Dookna, un des participants mauriciens, revient sur la richesse de cet événement.
Les participants mauriciens ont profité de cette occasion pour partager le sort des Chagossiens aux quelque 30 000 participants issus de plus de 180 pays. « Le clou de la présence mauricienne a été sa participation à une foire de l’amitié qui s’est déroulée tout au long du festival. Nous avons diffusé des informations sur le pays et avons mis en vente des produits souvenirs. Cela a été un grand succès car tous nos produits ont été vendus dès le deuxième jour et nombreux étaient les participants à en savoir davantage sur Maurice. Nous avons aussi distribué des dépliants obtenus du ministère du Tourisme. On a beaucoup partagé durant cet événement », explique Vikram Dookna.
« For Peace, Solidarity and Social Justice, We struggle against Imperialism, Honouring our Past, We build the Future. » Tel était le thème de ce festival international dans la belle ville russe de Sotchi. L’événement était organisé par le WFDY, basé à Budapest, alors que le gouvernement russe s’est chargé de fournir les dépenses à l’exception des frais de voyage des participants. « Ce festival reflétait la consolidation du mouvement international démocratique après la période de guerre », souligne Vikram Dookna. La question de la tenue d’un festival d’une telle envergure rassemblant des jeunes avait été discutée la première fois en 1945 à la World Youth Conference, à Londres, lors de laquelle la tenue du WFDY avait été annoncée. À l’époque, quelque 30 000 jeunes de différentes religions et de 63 pays différents s’étaient réunis pour prévenir une résurgence de la guerre et du fascisme. La décision prise à Londres avait pour but de promouvoir l’amitié parmi les peuples de même que la solidarité. Le premier festival avait eu lieu en 1947, soit 70 ans de cela, à Prague, sur le thème « Youth for Peace ».
C’est le président russe, Vladimir Poutine, qui a procédé à l’ouverture de la cérémonie au Bolshoy Ice Dome, explique notre interlocuteur, souhaitant que les participants soient « consistants et persévérants » dans leurs efforts. « Il a mis l’accent sur l’importance d’oser et de créer son propre futur et d’oser faire de ce monde un meilleur endroit. Il a plaidé pour que les leaders du monde fassent de leur mieux pour les jeunes qui sont unis par des sentiments, des valeurs et des objectifs communs, à la recherche de la liberté, du bonheur, de paix et d’autres aspirations pour de plus grands accomplissements. »
Vikram Dookna ajoute que plusieurs plateformes de dialogues se sont déroulées à l’International Broadcasting Centre sur des thèmes aussi divers que les jeunes et les relations internationales, le sport, la culture et la mondialisation, l’économie mondiale, les 17 “Sustainable Goals”, le changement climatique, la politique et la sécurité internationale. Par ailleurs, les participants avaient le choix d’assister à des rencontres avec des politiciens, des scientifiques et de jeunes professionnels issus des quatre coins de la planète. « Cet événement nous a permis de voir comment des personnes de différents pays peuvent travailler ensemble et trouver des sujets d’intérêt commun et discuter de problèmes qui nous affectent tous. La confrontation d’idées, de cultures et d’esprits résume ce qu’est ce festival et cela a laissé en nous un sentiment d’unité, avec l’espoir et la conviction que nous pouvons ensemble changer le monde pour le meilleur », explique le participant mauricien.
En novembre dernier, à Maurice, dans le cadre de ce festival, un National Preparatory Committee of Mauritius avait été mis sur pied pour inviter à travers les médias des jeunes à y participer. S’il y a eu beaucoup d’intéressés, la réalisation n’a pu être possible pour de nombreuses personnes vu que les frais de voyage n’étaient pas gratuits. « Nous avons eu l’occasion de travailler avec le NPC des autres pays et nous espérons avoir de futures collaborations sur des projets », dit Vikram Dookna.