Membre du collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), Yan Hookoomsing explique lors d’une interview sa vision de l’histoire du projet hôtelier, prévu en 2020 à Pomponette, dans le Sud de l’île. Interview.

Il revient sur la façon dont l’Etat a, selon lui, déjouer les lois en vigueur pour laisser le terrain de la plage aux mains de promoteurs hôteliers ainsi que sur le déroulement de la journée de manifestation à Pomponette qui a eu lieu récemment.

Sont abordés dans l’ordre les points suivants :

  • Apparition d’une notice dans la presse : « moi le ministre j’ai décidé que… »
  • Contestations sur la plage : déploiement des forces de polices
  • Déclaration sur Facebook du nouveau syndicat de la police : solidarité avec AKNL
  • Communication d’AKNL du post aux policiers présents sur la plage
  • Arrivée d’un camion de matériaux pour terminer le barrage sous escorte policière
  • Arrivée d’un jeep du service paramilitaire pour monter la garde du chantier
  • Rappel : Sud est une zone patrimoine sur laquelle on ne peut construire des hôtels
  • Justification des constructions : Le plan national d’aménagement du territoire (2005), qui érige en zone patrimoine la côte sud entre Blue Bay et Baie du Cap, comporte des exceptions. Si il y a eu d’autres plans régionaux locaux approuvés par le gouvernement, ceux-ci resteront en vigueur. Un plan de développement intégré (2003), est alors évoqué.
  • Consultation publique : lors de ce plan a été modifié le plan d’aménagement régional. Or, cette modification aurait été annoncé dans le bulletin du gouvernement.

Enfin, il pointe du doigt un manque de concertation avec les habitants des zones concernées par ces projets, et plus largement avec les citoyens mauriciens.

L’activiste rappelle finalement la prochaine action de son collectif. Le 11 mars prochain, sera organisée sur la plage de Pomponette une nouvelle manifestation, mais aussi un vote citoyen.