YERRIGADOOGATE : Le Mouvement patriotique pour un select committee

Alan Ganoo : « La décrédibilisation de la presse n’est pas bonne pour la démocratie »

Le président du Mouvement patriotique, Alan Ganoo, a qualifié les événements de cette semaine, l’affaire Yerrigadoo et celle de Rutna, de « jamais vu ». Karuna Munbodh, de l’aile féminine du MP, juge, elle, que les propos de Ravi Rutna sont dégradants pour « celles qui représentent 52% de la population ». Elle réclame, ni plus ni moins la démission immédiate de ce dernier.
Alan Ganoo a qualifié l’homme qui a provoqué le Yerrigadoogate, Husein Abdool Rahim, de « self confessed swindler. » Il y a des éléments troublants dans cette affaire, affirme le président du parti : « Husein Abdool Rahim ine fer attorney general démissioner, implik deux zournalistes et provok ene conflit entre deux groupes de presse. Ena legal doubts ladan. » Il y trop d’« evidences » aussi. Il a détaillé la lettre signée par l’ancien ministre Ravi Yerrigadoo, les manuscrits et les « messages authentifiés sur whatsap. » D’où l’importance au plus vite « de nommer un select committee. Bizin appelle tous témoins et ranne public bann rapport » pour tirer au clair cette affaire.
S’agissant des déclarations de Ravi Rutna, lors d’une réunion du ML à Trèfles, Alan Ganoo juge ses propos dégoutants et regrette que les excuses du député ne soient venues qu’après de longues tergiversations : « Nou bizin condamne sa bann propos sexistes et humiliants là. »Il a aussi réitéré sa demande d’introduire une charte de bonne conduite à l’approche des élections. Alan Ganoo est revenu sur le malaise qui secoue la presse locales, la polémique autour du Yerrigadoogate : « La presse est un pilier de notre démocratie. Nou bizin fer en sorte ki péna décrédibilisation nou la presse car li pou fatal à  nou démocratie. » Il a néanmoins exhorté les journalistes à se fixer des paramètres et de ne pas « etre involved dans bann zaffaire ki pé passé la. »
Karuna Munbodh, de l’aile féminine du MP, n’a pas maché ses mots l’endroit de Ravi Rutna : « 52% de la population fine traité de fémel lisien par enn député ki en plis fine tergiverser avan exkizer. Ki minis de la femme pe attane pou azir. Kan ou en politisien ou bizin éna respect pou madame.» Elle a rappelé que le front commun pour le respect de la femme « sera là pour agir en chien de garde dorénavant. » Elle réclame la démission immédiate de Ravi Rutna. Karuna Munbodh a conclu sur une citation du Premier ministre canadien, Justin Trudeau : « Ce n’est pas seulement aux femmes d’être féministes, mais aux hommes aussi. »