Le traducteur japonais, Yoshikazu Nakaji, était en visite à Maurice la semaine dernière. Il a animé une conférence publique aux côtés d’Issa Asgarally, pour parler entre autres de la traduction des oeuvres de JMG Leclézio. Dans une interview accordée au Mauricien, il parle de son travail de traducteur. « Le traducteur est lecteur avant d’être traducteur… l’affinité avec l’oeuvre et avec l’auteur est capitale : on ne peut traduire que ce qu’on aime », explique-t-il. Cet amoureux de la littérature estime qu’une oeuvre est en devenir même après sa parution. Il lève également le voile sur l’âme japonaise et parle des catastrophes qui ont ébranlé les Japonais 11 mars 2011. « Après la catastrophe du 11 mars, notre subconscient n’est plus le même… Nous avons ressenti la terrible force imprévisible de la nature et la fragilité de notre existence. » Concernant le nucléaire, il a cette phrase troublante : « Il faut plusieurs dizaines d’années pour abolir une centrale. Dans le monde entier, nous disposons de quelque chose qui dépasse notre contrôle. C’est effroyable. »