Le problème de la traduction que le Professeur Yoshikazu Nakaji, spécialiste de poésie à l’université de Tokyo, attireà notre attention concerne l’interpénétration des cultures, les voyages, l’autobiographie, les échanges mondiaux. Son idée d’un traducteur se résume à un intermédiaire entre une oeuvre originale et sa transposition en une langue maternelle. Yoshikazu Nakaji compte parmi ses traductions japonaises les oeuvres d’Arthur Rimbaud (Œuvres complètes, suivies de Correspondance générale), Georges Bataille, (Histoire de l’érotisme), Roland Barthes(La Tentation du romanesque, coll. « Écrits de Roland Barthes », tome IX), entre autres. Il est aussi le traducteur de J.M.G Le Clézio (Voyage à Rodrigues,Le Chercheur d’or et La Quarantaine à paraître à Tokyo, Chikumashobo, en novembre 2013). Le Professeur Nakaji est à Maurice pour rencontrer les passionnés de littérature japonaise et poursuivre son traduction de la Quarantaine avec une visite à l’île Plate. Il a évoqué le lundi 5 août à l’Audi Zentrum, Réduit, les « difficultés stimulantes » qu’il rencontre dans son activité de chercheur et de traducteur dans une intervention intitulée « Traduire Le Clézio en japonais », suivie de « Regards croisés sur la littérature japonaise contemporaine » par Yoshikazu Nakaji et Issa Asgarally où l’on a parlé des oeuvres de Kenzaburo Oé, Haruki Murakami, Yasushi Inoué et Yoko Tawada.