Economie

« Les élections générales auront lieu à la fin de notre mandat », a affirmé le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, hier après-midi alors qu’il résumait les débats sur le Budget 2017/2018. « Je peux vous affirmer que j’aurai encore deux nouveaux Budgets à présenter », a-t-il déclaré en guise de réaction aux réclamations des membres de l’opposition pour la tenue d’élections générales anticipées.

La guerre des chiffres est déclenchée par rapport au coût du fret payé par la State Trading Corporation (STC) pour l’approvisionnement en produits pétroliers. Après les échanges lors de la Private Notice Question (PNQ) sur l’award, variant entre Rs 4,5 milliards et Rs 4,8 milliards, en faveur du groupe Bhunjun dans la Betamax Saga, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, est revenu à la charge avec de nouveaux chiffres, remettant en question la thèse d’une économie de USD 6,54 par tonne métrique, défendue par l’Attorney General Ravi Yerrigadoo, sur la base des analyses de la State Trading Corporation. Dans une correspondance à la presse hier, Xavier-Luc Duval maintient que le coût du Red Eagle serait de l’ordre de USD 22,26 la tonne métrique.

Le président du Mouvement Patriotique, Alan Ganoo, est revenu à la charge au parlement à l’ajournement des débats dans la soirée d’hier pour réclamer que les parlementaires puissent utiliser la langue créole à leur guise afin de mettre les débats parlementaires à la portée du plus grand nombre de Mauriciens. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a fait comprendre que cette possibilité pourra être envisagée une fois que tous les problèmes techniques auront été réglés.  Le député de Savanne/Rivière-Noire n’a pas hésité à avoir recours au kreol pour faire avancer son point mais a été arrêté par la Speaker du fait que la langue créole n’est pas autorisée au Parlement.

Faire revivre un plan de corporatisation du CEB datant de 2005 pour le rendre plus compétitif. Pour autant, le CEB ne sera pas privatisé. C’est ce qu’a annoncé le vice-Premier ministre et ministre de l’Énergie et des Services publics, Ivan Collendavelloo, hier, lors des débats budgétaires, à l’Assemblée nationale. Il s’est par ailleurs dit convaincu que « si nous n’étions pas retournés en 2014, le pays aurait été confronté à un black-out pour une longue période ». Le VPM devait aussi estimer que « le marché des ingénieurs n’est plus saturé comme avant ».

Une stabilité notée concernant deux des facteurs-clés : le prix du carburant et le taux de change euro/dollar
Air Mauritius, en tant que groupe, a enregistré pour l'année financière se terminant en mars 2017 des profits après-impôt de 26,9 millions d'euros, soit environ Rs 1,06 milliard. Dans les milieux de la compagnie d'aviation nationale, on se réjouit de cette performance, qui constitue la meilleure depuis la création d'Air Mauritius il y a une cinquantaine d'années. Le résultat de 2016/2017 représente une progression de 67% par rapport à l'exercice 2015/2016, marqué par des bénéfices de 15,4 millions d'euros.

Le taux de croissance économique aux prix de base a été ramené de 3,9 % à 3,8 % pour 2017, annonce la 69e édition de MCB Focus, rendue publique, hier. Ce document, préparé par Gilbert Gnany, Chief Strategy Officer du groupe MCB, fait le point sur les enjeux économiques du pays dans le sillage de la présentation du budget 2017-2018, soulignant que les autorités ont un gros défi à relever : la concrétisation, de manière efficace, de la panoplie de mesures contenues dans le budget 2017-2018. Mais, soutient Gilbert Gnany, il faudrait un « extensive range of economic restructuring measures » pour aider le pays à améliorer de manière durable sa performance macroéconomique.

Anthony Leung Shing, responsable du pôle fiscal de PwC Maurice, vient d’être nommé Senior Partner du cabinet d’audit et de services conseils et est appelé à prendre le relais d’André Bonieux, le 1er juillet 2018, lorsque ce dernier partira à la retraite.

Une forte délégation japonaise composée de dirigeants d’organismes publics et de grandes enseignes japonaises est actuellement en mission de prospection à Maurice. Les représentants japonais ont eu une session de travail au ministère des Affaires étrangères, hier, pour discuter des nouvelles opportunités d’échanges qui s’offrent aux deux pays.

La ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille, Fazila Jeewa-Daureeawoo, estime que le budget alloué à son ministère pour l’année financière 2017-18 lui « permettra d’entreprendre des projets novateurs pour le bien-être des femmes, des enfants et des familles ». Elle intervenait hier au parlement dans le cadre des débats sur le budget 2017-18.

Le taux d'inflation pour cette année se situerait entre 2% et 3%. C'est ce qu'estime la majorité (61,9%) des opérateurs économiques participant à l'lnflation Expectations Survey de la Banque de Maurice.

Le présent gouvernement fait montre de cohérence dans sa politique de soutien aux personnes les plus vulnérables de la société mauricienne, a soutenu le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, lors de son intervention hier soir dans les débats sur le budget 2017-2018. Faisant référence au secteur tombant sous sa tutelle, Mahen Seeruttun a salué les mesures d’accompagnement des planteurs, la mise en place d’un Biotechnology Institute, le développement du bio-farming et l’introduction d’un Annual Identification System pour le cheptel local.

Ezra Jhuboo, député travailliste, estime que le Budget 2017-2018 « est loin de proposer des solutions pour résoudre les problèmes urgents du pays », notamment au niveau de l’investissement, du secteur du Global Business, des exportations, du tourisme et de la lutte contre le gaspillage.

Dans le cadre de son cinquantième anniversaire, Air Mauritius conjointement avec la Mauritius Post a procédé ce matin au lancement d’une Special Commemorative Cover : une enveloppe avec un timbre de Rs 50 montrant un Hibiscus Fragillis, une fleur indigène de l’île.

Selon le leader du Parti travailliste, Navin Ramgoolam, la dette publique a dépassé les 70 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays, et « lorsqu’un pays a autant de dettes, il entre dans un debt trap ». « Chaque Mauricien, grand et petit, a une dette de Rs 275 000 sur sa tête », a-t-il estimé, lors d’une conférence de presse hier à Bagatelle, au cours de laquelle il a commenté le budget 2017/2018.

La société mauricienne ABAX, spécialisée dans la structuration et l’administration de sociétés, les services fiduciaires et les conseils en affaires, a remporté le prix du meilleur administrateur de fonds de capital-investissement pour 2017, décerné par Private Equity Africa (PEA), une publication basée au Royaume-Uni qui se focalise sur l’actualité du capital-investissement en Afrique.

La Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI) est d’avis que le budget 2017-2018 contient des mesures pour stimuler la demande et qui à terme devraient avoir des retombées positives sur la croissance économique du pays. C’est ce qu’a indiqué ce matin Renganaden Padayachy, économiste de la MCCI, lors d’un point de presse animé également par le président et le secrétaire général de l’institution, Azim Currimjee et Raju Jaddoo.

Les investissements directs étrangers (Foreign Direct Investments) à Maurice se sont élevés à Rs 2,04 milliards pour le premier trimestre 2017, indiquent des données préliminaires publiées par la Banque de Maurice. Comparativement au montant enregistré pour le trimestre correspondant de 2016 (Rs 3,02 milliards), une baisse de 32,3 % a été notée.

« En trente ans de carrière politique, je n’ai jamais vu un Budget présenté dans une atmosphère aussi tourmentée, de protestations, d’allégations et d’accusations ». C’est ainsi que le leader de l’Opposition a ouvert les débats sur le Budget ce matin au Parlement avant de passer en revue les divers « scandales » d’actualité et impliquant d’une manière ou d’une autre le gouvernement. S’agissant des Rs 5 milliards que l’État devra payer dans l’affaire Betamax, le leader de l’Opposition a appelé le gouvernement à ne faire aucun « stupid move », soulignant que les Rs 5 Mds impliquent aussi Rs 410 000 d’intérêts à payer par jour. Quant au prêt de Rs 18 Mds, selon lui, cette somme « augmentera notre external debt de quelque 50% ».

La Mauritius Tax Payers Association (MTPA) trouve qu’il y a plus d’éléments de satisfaction que de mécontentement dans le budget 2017-2018. Interrogé ce matin par Le Mauricien, Chandra Rungasawmi dit accueillir favorablement le relèvement des exemptions accordées aux contribuables individuels, l’introduction du « Solidarity Levy » et de la « Negative Income Tax ».

Phoenix Bev a rendu public ce matin ses recommandations concernant les nouveaux prix de ses produits à la suite de l’augmentation de 5 % des droits d’accises annoncée par le Premier ministre et ministre des Finances lors de la présentation du budget jeudi dernier. Les augmentations recommandées varient entre Re 1 et Rs 2 pour les différents produits proposés par la brasserie de Phoenix.

  • D’ici à juin 2020, soit à la fin du présent mandat du MSM-ML, nouvelle détérioration de l’endettement de Rs 51,4 milliards pour atteindre Rs 347 milliards ou une Debt Per Capita de Rs 275 000

  • Fiscalité : Negative Income Tax pour les bas salaires avec des bénéfices entre Rs 1 200 et Rs 12 000 par an et Solidarity Levy de 5% sur les revenus imposables de plus de Rs 3,5 millions

  • Infrastructure : démarrage annoncé pour septembre du chantier  du Métro Express avec une Project Value de Rs 20,9 milliards, dont une assistance financière de Rs 19,4 milliards de l’Inde

Un problème économique structurel devra sans nul doute émerger lors des débats sur le budget 2017-18 présenté par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, jeudi dernier à l’Assemblée nationale. Au-delà de l’emballage social, avec notamment l’introduction de la Negative Income Tax, concept préconisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie, avec la contrepartie du solidarity levy de 5% sur les revenus imposables de plus de Rs 3,5 millions annuellement, la question de l’évolution de l’endettement national au cours de ces dernières années et jusqu’à la fin du mandat officiel du gouvernement MSM-Muvman Liberater demeure préoccupante à plus d’un titre. Certes, avec la dernière ligne de crédits obtenue de l’Inde de Rs 18 milliards, venant s’ajouter à la précédente assistance financière de la Grande-Péninsule, soit un montant de Rs 35,2 milliards, le chef du gouvernement a pu contourner sur le papier un premier écueil, éviter de les inclure au tableau officiel de la dette publique. Toutefois, les dernières indications publiées dans les budgetary estimates accompagnant le budget speech ramènent à la dure réalité avec les clignotants déjà au rouge à ce chapitre. La dette par tête d’habitant est estimée à quelque Rs 238 630, soit l’équivalent de la moyenne nationale des salaires par an, alors que la barre des Rs 200 000 n’avait été franchie pour la première fois que vers la fin de 2014.

Plusieurs mesures que comprend le budget 2017-18, si elles se concrétisent comme annoncé, « devraient avoir des retombées positives pour un certain nombre de compagnies cotées ». C’est du moins ce que soutiennent deux sociétés de bourse, Axys Stockbroking Ltd et Swan Securities Ltd, dans leurs Budget briefs respectifs.

SIR ANEROOD JUGNAUTH : « Un budget prometteur »
C’est un budget très prometteur qui permettra de résoudre tous les problèmes et améliorer les conditions de vie de toute la population et nous permettra de passer à l’étape supérieure que nous voulons atteindre pour notre économie.

Des investissements à hauteur de Rs 3 milliards pour l’année courante et un supplément de Rs 1,6 milliard pour la prochaine année financière ont été votés dans l’actuel budget en vue de développer les infrastructures portuaires. De même, un Port Master Plan a été mis en chantier pour le développement des “leisure crafts”, un quai pour les “leisure boats” et un demi-million de roupies aux Salines pour l’inter-island passenger traffic. Le Riche-Terre Business and Industrial Park devrait « générer Rs 4,4 milliards d’investissements sur les trois prochaines années », a soutenu Pravind Jugnauth.