Economie

  • D’ici à juin 2020, soit à la fin du présent mandat du MSM-ML, nouvelle détérioration de l’endettement de Rs 51,4 milliards pour atteindre Rs 347 milliards ou une Debt Per Capita de Rs 275 000

  • Fiscalité : Negative Income Tax pour les bas salaires avec des bénéfices entre Rs 1 200 et Rs 12 000 par an et Solidarity Levy de 5% sur les revenus imposables de plus de Rs 3,5 millions

  • Infrastructure : démarrage annoncé pour septembre du chantier  du Métro Express avec une Project Value de Rs 20,9 milliards, dont une assistance financière de Rs 19,4 milliards de l’Inde

Un problème économique structurel devra sans nul doute émerger lors des débats sur le budget 2017-18 présenté par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, jeudi dernier à l’Assemblée nationale. Au-delà de l’emballage social, avec notamment l’introduction de la Negative Income Tax, concept préconisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie, avec la contrepartie du solidarity levy de 5% sur les revenus imposables de plus de Rs 3,5 millions annuellement, la question de l’évolution de l’endettement national au cours de ces dernières années et jusqu’à la fin du mandat officiel du gouvernement MSM-Muvman Liberater demeure préoccupante à plus d’un titre. Certes, avec la dernière ligne de crédits obtenue de l’Inde de Rs 18 milliards, venant s’ajouter à la précédente assistance financière de la Grande-Péninsule, soit un montant de Rs 35,2 milliards, le chef du gouvernement a pu contourner sur le papier un premier écueil, éviter de les inclure au tableau officiel de la dette publique. Toutefois, les dernières indications publiées dans les budgetary estimates accompagnant le budget speech ramènent à la dure réalité avec les clignotants déjà au rouge à ce chapitre. La dette par tête d’habitant est estimée à quelque Rs 238 630, soit l’équivalent de la moyenne nationale des salaires par an, alors que la barre des Rs 200 000 n’avait été franchie pour la première fois que vers la fin de 2014.

Plusieurs mesures que comprend le budget 2017-18, si elles se concrétisent comme annoncé, « devraient avoir des retombées positives pour un certain nombre de compagnies cotées ». C’est du moins ce que soutiennent deux sociétés de bourse, Axys Stockbroking Ltd et Swan Securities Ltd, dans leurs Budget briefs respectifs.

SIR ANEROOD JUGNAUTH : « Un budget prometteur »
C’est un budget très prometteur qui permettra de résoudre tous les problèmes et améliorer les conditions de vie de toute la population et nous permettra de passer à l’étape supérieure que nous voulons atteindre pour notre économie.

Des investissements à hauteur de Rs 3 milliards pour l’année courante et un supplément de Rs 1,6 milliard pour la prochaine année financière ont été votés dans l’actuel budget en vue de développer les infrastructures portuaires. De même, un Port Master Plan a été mis en chantier pour le développement des “leisure crafts”, un quai pour les “leisure boats” et un demi-million de roupies aux Salines pour l’inter-island passenger traffic. Le Riche-Terre Business and Industrial Park devrait « générer Rs 4,4 milliards d’investissements sur les trois prochaines années », a soutenu Pravind Jugnauth.

Selon le constat du ministre des Finances, un grand nombre d’infrastructures à travers le pays (routes/drains/ponts) construites dans les années 80' sont dans un « état déplorable ». Il y a « urgence », a-t-il dit hier, de prendre des « mesures immédiates et concrètes » pour redresser la situation. C’est en ce sens que le grand argentier a accordé une importante somme pour la rénovation de ces infrastructures, laquelle sera répartie à plusieurs organismes.

Maurice s’est engagée à signer d’ici le 30 juin 2017 la Convention Multilatérale pour la mise en œuvre des mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices, aussi connue comme le BEPS. Lors de la cérémonie officielle au siège de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique (OCDE) à Paris, Maurice figurait parmi les 76 pays ou juridictions à avoir signé ou officiellement déclaré leur intention de signer la convention multilatérale.

« On est sorti de l’hémicycle en ayant l’impression que nos appels ont été entendus. » Telle a été la première réaction d’Arnaud Dalais, président de Business Mauritius, organisme regroupant les différentes associations sectorielles du privé, lors d’un point de presse suivant la présentation du budget 2017/18.

En matière culturelle, le ministre des Finances entend mieux intégrer les artistes dans le développement économique global du pays, et optimiser le potentiel du secteur créatif en matière de croissance économique, de création d’emploi et insertion sociale.

  • Réduction du prix de la farine de Rs 5.95 à Rs 4.85 et de 10 sous pour le pain de 100 grammes
  • Cinq priorités pour réaliser les ambitions d’intégrer le groupe des High Income Countries avec l’élaboration d’un Rolling Plan triennal de 2017/128 à 2019/2020

Pendant un peu moins de deux heures, hier en fin de journée, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a fait un forcing social dans le cadre de la présentation du budget 2017/18. S’il n’a pas hésité à hausser les Excise Duties sur les boissons alcoolisées et la cigarette, il a introduit le concept de Negative Income Tax en faveur de ceux au bas de l’échelle socio-économique mais avec les premiers paiements des bénéfices n’intervenant que vers la fin du mois d’août de l’année prochaine. Il faudra ajouter sur ce plan la baisse du prix de vente de la farine et du pain à partir de ce matin. Il compte attaquer le problème du recul des exportations en réduisant de 15 % à 3 % la taxe sur les profits réalisés par les exportateurs.
Pendant un peu moins de deux heures, hier en fin de journée, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a fait un forcing social dans le cadre de la présentation du budget 2017/18. S’il n’a pas hésité à hausser les Excise Duties sur les boissons alcoolisées et la cigarette, il a introduit le concept de Negative Income Tax en faveur de ceux au bas de l’échelle socio-économique mais avec les premiers paiements des bénéfices n’intervenant que vers la fin du mois d’août de l’année prochaine. Il faudra ajouter sur ce plan la baisse du prix de vente de la farine et du pain à partir de ce matin. Il compte attaquer le problème du recul des exportations en réduisant de 15 % à 3 % la taxe sur les profits réalisés par les exportateurs.

Annonçant une croissance économique de 4,1 % pour l’exercice financier 2017/128 contre 3,2 % en 205/16 et une croissance de 5,7 % des investissements privés en 2016, le Grand Argentier est revenu sur l’ambition déclarée de faire que Maurice intègre le club des High Income Countries à partir de 2023 avec des revenus par tête d’habitant de 13 600 dollars US contre 9 740 dollars actuellement. Pour atteindre ces ambitions, le budget a identifié cinq priorités :
– un taux de croissance plus élevé pour création de « more and better jobs »
– des investissements massifs dans l’infrastructure de l’avenir
– l’amélioration de la qualité de vie de la population
– un nouveau Social Paradigm
– et la consolidation des fondamentaux macro-économiques.
Dans cette perspective, le Premier ministre et ministre des Finances a proposé un Three-Year Rolling Plan tout en ajoutant que « this budget is in cast within the context of its first Three-Year Strategic plan 2017/18 top 2019/20. » Dans le plan triennal, qui a été rendu public en même temps que le budget, mention est faite que « Good governance is a pre-requisite for a conducive business environment that allows these growth sectors to thrive. Government will, through the constitutional bodies, improve transparency, effectiveness and efficiency in the delivery of public services ».
Les secteurs prioritaires identifiés dans le Rolling Plan sont le renforcement du Public Order and safety, l’infrastructure publique, l’éducation, la diplomatie et les relations internationales, la santé avec accent sur le problème du vieillissement de la population, le logement, la protection sociale aux plus vulnérables, les arts, les loisirs et les sports et l’environnement. Les moteurs de la croissance demeurent l’agro-industrie avec en ligne de mire la sécurité alimentaire, la manufacture avec accent sur l’intégration régionale, le tourisme, le secteur financier, les TICs, l’Ocean Economy.
En résumé, le plan stratégique triennal s’appesantit sur le fait que « the enablers and growth sector strategies are interconnected and complement each other. Hence, they must be implemented through a Whole-of-Government approach, together with all segments of society working towards becoming an inclusive, high-income country by 2030 ».
 
La TVA rapportera Rs 32,9 milliards
Des Rs 112,2 milliards de revenus prévus pour l’exercice financier 2017/18, Rs 92,3 milliards seront sous forme d’impôts. La Taxe à la Valeur Ajoutée (TVA) constitue l’une des principales sources, soit Re 1 pour chaque Rs 3 perçues. En effet, les Budget Estimates prévoient que la TVA devra générer des recettes de Rs 32,8 milliards, soit Rs 2,5 milliards de plus que lors de l’exercice financier prenant fin au 30 juin. Il faudra noter que la performance de la TVA a été inférieure aux prévisions de quelque Rs 1,2 milliard au cours de cet exercice financier.
Par contre les impôts directs ont été à la hauteur des Estimates en 2016/17, soit Rs 8,7 milliards (Rs 500 millions de plus pour les impôts sur les revenus) et de Rs 11,6 milliards (Rs 600 millions de plus pour la Corporate Income Tax). Pour le prochain exercice financier, le budget mise sur des revenus de Rs 9,5 milliards pour le Pay As You Earn et de 12,5 milliards pour la taxe sur les compagnies. Toutefois, on notera aucune indication chiffrée sur les recettes en provenance de l’imposition de la Solidarity Levy sur les revenus imposables de plus de Rs 3,5 millions par an.
Au chapitre des dépenses, le budget prévoit une enveloppe de Rs 127,7 milliards, dont Rs 108,9 milliards pour assurer les dépenses du budget courant et Rs 18,8 milliards au titre de la Capital Expenditure, dont Rs 3,1 milliards du Build Mauritius Fund. De ce fait, le déficit budgétaire sera de Rs 15,5 milliards, représentant 3,2 % du PIB contre 3,5 % pour 2016/17. Au cours de ce dernier exercice financier, les dépenses encourues ont été de Rs 110,6 milliards, soit quelque Rs 7 milliards de moins que celles prévues. Les revenus ont également été en deçà des prévisions, soit Rs 94,7 milliards alors que dans le budget, le montant de Rs 102,4 milliards avait été inscrit l’année dernière.

En n’incluant pas la main de l’Inde, avec une enveloppe de Rs 35,2 milliards pour le financement d’une série de projets, dont le Metro Express, la dette publique franchira pour la première fois la barre des Rs 300 milliards. Ainsi, les Budgetary Estimates, accompagnant le discours du budget prévoient un endettement de Rs 301,6 milliards, soit 63 % du Produit intérieur brut (PIB) pour passer à Rs 347,1 milliards au 30 juin 2020. Il ne fait aucun doute que lors des débats budgétaires la semaine prochaine, le volet de la dette publique retiendra l’attention de plus d’un.

L’eau a été annoncée comme une priorité sous l’amélioration de la qualité de la vie dans le présent Budget. Le ministre des Finances, Pravind Jugnauth, a annoncé l’investissement de Rs 598 millions dans une station d’épuration en vue de rendre le Bagatelle Dam pleinement opérationnel. Par ailleurs, une étude de faisabilité est prévue sur la construction de Rivière-des-Anguilles Dam qui devrait permettre 50 millions mètres cubes d’eau pour améliorer la fourniture dans le Sud et le Sud-Ouest d’ici 2022.

Pour l’exercice budgétaire 2017-18, une somme de Rs 4,4 milliards a été allouée à Rodrigues, dont Rs 3,4 milliards pour la Rodrigues Regional Assembly et autour de Rs 1 milliard pour le budget des ministères et des départements. On relève aussi l’installation de câbles sous-marins de fibres optiques et l’extension du Bus Modernisation Scheme à Rodrigues pour le renouvellement de sa flotte de bus. De plus, 200 kW de panneaux solaires seront installés à Grenade.

Pour encourager l’innovation, le gouvernement met l’accent sur la promotion de la recherche dans les universités. En outre, un institut de biotechnologie sera établi sous la tutelle du ministère de l’Agro-industrie. Le gouvernement compte également injecter Rs 50 millions dans le Research Fund, qui sera géré par la Tertiary Education Commission. Le Mauritius Research Council sera restructuré et transformé en le Mauritius Research and Innovation Council (MRIC). Le conseil d’administration du MRIC comprendra une meilleure représentation du secteur privé et les parties prenantes concernées. Le conseil gérera un fonds national d’innovation et de recherche destiné à financer des recherches dans des institutions publiques et privées. Son rôle sera aussi de créer un Mauritius Research Repository, auquel le public aura accès. L’Industrial Property Office intégrera le MRIC. De plus, un Innovator Occupation Permit sera introduit pour des dépenses minimales de 20%. Les entreprises pourront réclamer une double déduction pour des dépenses admissibles en Research and Development.

Une somme de Rs 8,4 milliards a été allouée au département de la force policière pour la construction d’un nouveau quartier général, un projet au coût de Rs 2,9 milliards à l’intention de la National Coast Guard, à Fort-William. Ce nouveau quartier général sera doté d’un département pour la réparation des bateaux. La réalisation d’une Police Training Academy à Côte d’Or est également prévue.

Pravind Jugnauth a présenté hier son premier budget en sa double capacité de Premier ministre et ministre des Finances, à l’Assemblée nationale. Une présentation qui a duré deux heures, en présence de la Speaker de la Lok Sabha, Sumitra Mahajan, et de la délégation indienne, dans une ambiance plutôt calme comme à l’accoutumée, avec un break d’un quart d’heure qui a permis aux parlementaires et invités de foi musulmane de rompre le jeûne.

C’est l’une des mesures phares du Budget 2017/18 : l’introduction d’une Negative Income Tax. Celle-ci est destinée aux quelque 150 000 Mauriciens qui travaillent à plein-temps mais qui touchent moins de Rs 10 000. Cette nouvelle mesure vise à permettre à ces personnes se trouvant au bas de l’échelle de toucher une compensation qui peut atteindre Rs 1 000 mensuellement.

La principale mesure annoncée pour le secteur agricole concerne l’abandon des terres sous culture de la canne à sucre. À cet effet, une somme de Rs 50 millions sera consacrée à faire revenir au moins 500 hectares de terre à la production durant l’année 2017-2018.

This is the second time in our history that we have a Prime Minister combining the portfolio of Finance Minister and Honorable Pravind Jugnauth is presenting his fifth budget. The economy has somewhat been in better shape than it has been over the past years with a growth of 3.9% in 2017 and a subdued forecast of 4.1% for 2018.

The first budget of Honourable Pravind K. Jugnauth, as Prime Minister and Minister of Finance and Economic Development, ‘‘Rising to the challenge of our ambitions”, gives a new impetus to the long-established pillars of the economy through a range of measures to encourage investments and boost exports. The growth of 4.1% expected for 2017/2018 is heavily reliant on the traditional industries – our “old friends” –  as well as continuity of last year’s budgetary measures.

Les cigarettes et les boissons alcoolisées ont, comme à l'accoutumée, connu une hausse des droits d'accises. Cette hausse est de 10% sur le tabac. La British American Tobacco (BAT) a communiqué hier soir les nouveaux prix, par paquet, à savoir :
– Benson & Hedges : passe de Rs 200 à Rs 225
– Dunhill (rouge et bleu) : passe de Rs 200 à Rs 215
– Dunhill (Switch) : passe de Rs 200 à Rs 220
– Matinée : passe de Rs 170 à Rs 185
– Embassy : passe de Rs 175 à Rs 200
– Rothmans : passe de Rs 150 à Rs 165
– Pall Mall : passe de Rs 135 à Rs 145.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a subi une hausse de 1,2 point le mois dernier pour s’établir à 114,6 points. Cette progression a eu un impact sur le taux d’inflation (moyenne annuelle du CPI pour la période se terminant en mai 2017, comparée à celle se terminant en mai 2016) qui s’est établi à 1,9%.

  • Le groupe Bhunjun obtient une compensation variant entre USD 115 millions et USD 125 millions et des dommages de 3 millions de dollars US devant le Singapore International Arbitration Centre
  •  Cette compensation représente environ 50 % du PAYE des contribuables à la MRA ou 15 % des recettes de la TVA
  •   Le leader de l’opposition et ex-DPM, Xavier-Luc Duval : « J’avais supplié le GM et surtout les cinq ministres légistes, dont un QC, de ne pas aller de l’avant avec la rupture du contrat du Red Eagle »
  •  Débats budgétaires : coup d’envoi, lundi, avec la riposte de l’opposition, dont Xavier Duval et Reza Uteem, et séances quotidiennes de l’Assemblée nationale

À Jour J -1 de la présentation officielle du Budget 2017-18 à l’Assemblée nationale par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, un Budget Gatecrasher, pesant Rs 5 milliards, s’est présenté à ce rendez-vous annuel.

La Banque mondiale a, dans un rapport (Perspectives pour l’économie mondiale) publié durant le week-end, revu à la baisse l’estimation qu’elle avait faite en janvier dernier concernant la croissance de l’économie mauricienne. La BM table sur un taux de 3,4 % au lieu de 3,5 % pour 2017, une prévision bien inférieure à celle annoncée par le Fonds monétaire international et les autorités locales, plus précisément la Banque de Maurice et Statistics Mauritius.