Economie

La roupie mauricienne a cédé le pas le mois dernier vis-à-vis d'un panier de devises représentatif de nos échanges commerciaux. C'est ce qu'on constate à la lumière du dernier relevé de la Banque de Maurice concernant l'évolution du Mauritius Exchange Rate Index (MERI).

La hausse des prix des boissons alcoolisées et des cigarettes intervenue dans le sillage du Budget 2017/2018 a fait grimper l'indice des prix à la consommation pour le mois de juin.

La Banque de Développement a prévu une enveloppe d’au moins Rs 500 millions pour le financement des diverses mesures annoncées dans le discours du budget 2017/2018. Les deux mesures phares que la BDM est appelée à exécuter concernent 1) l’octroi de microcrédits représentant 90 % du coût d’un projet jusqu’à un plafond de Rs 250 000 avec un taux d’intérêt de 3 % l’an et 2) l’introduction d’un SME Financing Scheme pour tout entrepreneur faisant une demande de prêt supérieur à Rs 250 000 et ne dépassant pas Rs 3 millions et pour lequel un taux d’intérêt de 6 % est appliqué.

Maurice était à l’honneur au Nelson Mandela Plenary Hall, quartier général de l’UA, hier, en se classant en tête des pays africains les plus performants dans le domaine de l’entrepreneuriat des jeunes.

Maurice accueillera la deuxième édition de la Plateforme économique africaine dont la réunion inaugurale a eu lieu à Maurice en mars dernier. Une résolution dans ce sens a été adoptée par les chefs d’État africains lors du sommet de l’UA hier à Addis Abeba. Cette réunion qui devrait voir la présence de plusieurs chefs d’État africains coïncidera avec les célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance de Maurice.
La première réunion de la plateforme avait été organisée à Maurice en mars dernier et avait réuni plusieurs chefs d’État et de gouvernement dont le président zimbabwéen Robert Mugabe.

Le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, qui est parti hier en vue de participer au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, a déjà donné son aval aux dispositions du Finance Bill. D’ailleurs, le Premier ministre par intérim, Ivan Collendavelloo, présidera demain une réunion spéciale du conseil des ministres pour discuter de ce projet de loi qui devrait être à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale probablement le mardi 13 juillet. Le Finance Bill apportera des amendements à une série de textes en vue de donner force de loi aux mesures annoncées dans le discours du budget 2017-18 du 8 juin dernier.

À peine un mois après la présentation à l’Assemblée nationale du budget 2017-18 par le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, des signes d’essoufflement dans les principaux secteurs de l’économie se font sentir.

Le taux de chômage resterait inchangé à 7,3% cette année, estime Statistics Mauritius, qui a rendu public hier son rapport sur l'évolution de la situation de l'emploi dans le pays. Fin mars, le pays comptait environ 44 300 personnes au chômage, dont quelque 22 200 jeunes âgés de 16 à 24 ans. Si l'on y ajoute les sans-emploi dans la tranche d'âge de 25 à 29 ans, le nombre passerait à 28 700.

Une délégation de 24 personnes – comprenant le ministre des Arts et de la Culture du Bihar, Shri Shiv Chandra Ram, le ministre de l'Industrie, Shri Jai Kumar Singh, et une troupe culturelle regroupant des chanteurs, des plasticiens et des spécialistes de l'artisanat – est attendue dimanche à Maurice.

Estimé en mars 2017 à 3,8%, le taux de croissance économique (aux prix de base) pour cette année a été légèrement corrigé à la baisse à 3,7% par Statistics Mauritius dans son édition des “National Accounts Estimates (2014-2017)”, rendue publique hier après-midi.

L'indice des salaires (Wage Rate Index) s'élevait à 136,8 points au premier trimestre 2017, soit une hausse de 4,3 points (+3,2%) par rapport à son niveau du trimestre correspondant de 2016. C'est ce que souligne Statistics Mauritius dans un document rendu public ce matin.

Les données préliminaires rendues publiques ce matin par Statistics Mauritius concernant la performance du secteur de l'exportation (entreprises de l'ancienne zone franche et celles opérant avec un certificat d'enregistrement délivré par le Board of Investment) indiquent une réduction de 10,7% des recettes pour le premier trimestre 2017 comparativement au niveau atteint pour le trimestre correspondant de 2016. Concernant les emplois dans ce même secteur, le repli se poursuit, Statistics Mauritius annonçant une baisse de 772 (-1,5%) sur la période mars 2016-mars 2017.

Le groupe CIEL Ltd a enclenché les procédures en vue de mettre à exécution son projet de rachat des parts minoritaires dans CIEL Textile Ltd (CTL). Le groupe vient d'obtenir le feu vert des autorités boursières pour la cotation de 154 429 104 nouvelles actions qu'il compte émettre en vue de satisfaire en partie les conditions de rachat de CTL.

Les dispositions prises par nombre de pays africains en matière de gouvernance d’entreprise sont robustes et conformes aux normes adoptées par l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économique (OCDE). C’est ce que révèle une étude conjointe menée par l’Association of Chartered Certified Accountants (ACCA), corps global regroupant des professionnels comptables, et KPMG, cabinet d’audit et de conseils en fiscalité. Maurice obtient de bonnes notes dans cette étude, se retrouvant troisième dans un classement regroupant quinze pays ayant fait l’objet d’un examen approfondi.

  • Mise en garde : « Weaker growth in Europe following Brexit could severely weigh on Mauritian goods and services exports in future »
  • Pour la période de janvier à avril  le dérapage du déficit commercial se maintient avec la barre des Rs 30 milliards alors que les recettes d’exportations ne sont que des Rs 25 milliards
  • Le Mauritius Country Risk Report de Fitch prévoit que « political risk will rise » avec l’avènement  du Deal Papa-Piti des Jugnauth

Même avec une enveloppe financière de Rs 32 milliards Courtesy of Mother India, le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, n’a pas été en mesure de renverser la vapeur en faveur du gouvernement MSM/Muvman Liberater. Avec la fin des débats à l’Assemblée nationale sur le budget 2017-18, les coups de semonce n’ont pas manqué de se faire sentir. D’abord, la conclusion des étapes d’adoption du budget au Parlement a été ponctuée, jeudi, par le coup de massue de la Cour suprême autorisant le Directeur des Poursuites Publiques (DPP) d’interjeter appel au Judicial Committee of the Privy Council de l’acquittement du même Pravind Jugnauth dans “le sandale politico-financier du siècle” de MedPoint, faisant revenir à l’avant-plan politique le slogan « zot mem aste ! Zot mem vande ! » Ensuite, le chef du gouvernement devra affronter une élection partielle dans la circonscription de Belle-Rose/Quatre-Bornes (N°8), suite à la démission de celui qui fut le blue-eyed boy du clan Jugnauth au gouvernement, Roshi Bhadain. Mais tout cela c’était sans compter avec les conclusions accablantes d’une publication de l’agence de notation internationale, FitchGroup, intitulé Mauritius Country Risk Report. L’une des principales conclusions sur le plan économique est que la croissance de l’économie devrait être de 3,1%, soit inférieure aux prévisions officielles optimistes autour des 4%. Le rapport de FitchGroup met également en garde contre les séquelles sur l’économie des tractations politiques entre Londres et Bruxelles au sujet du Brexit. L’un des points positifs post-budgétaires reste le vote en faveur de Maurice aux Nations unies. (Voir ci-contre)

Le Semdex, indice du marché officiel de la Bourse de Maurice, a franchi à nouveau cette semaine la barre psychologique des 2 100 points pour terminer la séance d'hier à 2 111,36 points. L'indice se rapproche de son record absolu de 2 170,71 points, établi le 8 octobre 2014.

Le déficit de notre commerce extérieur pour le mois d'avril s'est creusé davantage, atteignant Rs 8 milliards, contre Rs 5,8 milliards pour le mois correspondant de 2016, soit une progression de 38,4%. C'est qu'indique le dernier relevé mensuel publié hier par Statistics Mauritius.

Krishen Rangasamy, Senior Economist dans la division Economics and Strategy de la Banque Nationale du Canada (BNC), est affirmatif : l’activité économique mondiale s’améliore mais lentement. Pour cette année, il prévoit un taux de croissance de 3,3 % qui devrait grimper à 3,4 % en 2018, des estimations en dessous de celles annoncées par le Fonds Monétaire International (FMI) dans sa dernière édition des Perspectives de l’économie mondiale parue en avril 2017. Le FMI table sur une croissance mondiale de 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018.

Ce montant représente la première tranche d’un programme d’émission de titres obligataires (Note Programme) en multiples devises et portant sur un montant total de Rs 10 milliards. Dans une communication adressée au marché boursier, la direction d’IBL Ltd indique que les souscriptions provenant de cette première tranche du Note Programme seront utilisées pour le remboursement de certaines facilités bancaires dans le cadre d’une restructuration de la dette du groupe. IBL Ltd met actuellement la dernière main aux termes et conditions qui seront attachés au programme d’émission de titres obligataires ainsi qu’au document relatif qui seront rendus publics ultérieurement.

Pouvoir effectuer des transactions bancaires à partir de son smartphone, notamment des transferts d'argent d'un compte à l'autre, le paiement de factures (eau, électricité et téléphone), demander un chéquier ou annuler un chèque, signaler la perte d'une carte bancaire ou encore alimenter son portable. Autant de possibilités que propose la SBM à sa clientèle à travers son nouveau service de « mobile banking », dont le lancement de l'application a été effectué hier après-midi au siège de la SBM Tower.

Le début de l'examen des dotations prévues dans le cadre du Budget 2017-18 a été dominé hier par les interpellations au Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth. Son intervention aura duré six heures, soit de 18h à 00h45, avec un break d'une heure pour le dîner.

« Les élections générales auront lieu à la fin de notre mandat », a affirmé le Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, hier après-midi alors qu’il résumait les débats sur le Budget 2017/2018. « Je peux vous affirmer que j’aurai encore deux nouveaux Budgets à présenter », a-t-il déclaré en guise de réaction aux réclamations des membres de l’opposition pour la tenue d’élections générales anticipées.

La guerre des chiffres est déclenchée par rapport au coût du fret payé par la State Trading Corporation (STC) pour l’approvisionnement en produits pétroliers. Après les échanges lors de la Private Notice Question (PNQ) sur l’award, variant entre Rs 4,5 milliards et Rs 4,8 milliards, en faveur du groupe Bhunjun dans la Betamax Saga, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, est revenu à la charge avec de nouveaux chiffres, remettant en question la thèse d’une économie de USD 6,54 par tonne métrique, défendue par l’Attorney General Ravi Yerrigadoo, sur la base des analyses de la State Trading Corporation. Dans une correspondance à la presse hier, Xavier-Luc Duval maintient que le coût du Red Eagle serait de l’ordre de USD 22,26 la tonne métrique.

Le président du Mouvement Patriotique, Alan Ganoo, est revenu à la charge au parlement à l’ajournement des débats dans la soirée d’hier pour réclamer que les parlementaires puissent utiliser la langue créole à leur guise afin de mettre les débats parlementaires à la portée du plus grand nombre de Mauriciens. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a fait comprendre que cette possibilité pourra être envisagée une fois que tous les problèmes techniques auront été réglés.  Le député de Savanne/Rivière-Noire n’a pas hésité à avoir recours au kreol pour faire avancer son point mais a été arrêté par la Speaker du fait que la langue créole n’est pas autorisée au Parlement.