Economie

Le groupe Rogers a enregistré pour l'exercice financier se terminant au 30 juin 2017 des profits après impôt (excluant les items exceptionnels) de Rs 975 millions, soit une progression de 24% par rapport au montant réalisé en 2015-2016 (Rs 787 millions). C'est le secteur immobilier qui a affiché la plus forte croissance grâce à des revenus de location accrus provenant de Bagatelle et des gains de réévaluation et de réouverture du Phoenix Mall.

Une cinquantaine de PME des régions des hautes Plaines-Wilhems et de Rivière-Noire ont reçu leur certificat mercredi après-midi au siège de Business Mauritius à Ébène pour la formation qu’ils ont suivie sur le Life Skills Management Programme et l’Entrepreneurship Training Programme. Ces programmes ont été financés par les membres de Business Mauritius qui contribuent régulièrement au fonds CSR de l’organisme.

« Des éléments positifs mais aussi du cafouillage et du moins bon. » C'est en termes que Louis Amédée Darga, CEO du cabinet StraConsult Africa Business Development Services (ABDS), a qualifié la stratégie africaine de Maurice lors du buffet-débat organisé par la CCIFM.

Le Dr Renganaden Padayachy, manager de la division des analyses économiques et industrielles à la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI), a plaidé mercredi soir lors d’un débat pour une politique qui stimule le potentiel de l'économie mauricienne.

Le taux d'inflation basé sur la moyenne annuelle de l'indice des prix à la consommation (Headline inflation) s'élevait à 3% fin août, par rapport à 2,7% à la fin du mois précédent. C'est ce qu'indique Statistics Mauritius dans un relevé sur l'évolution de l'indice des prix à la consommation (CPI), rendu public ce matin. Selon Statistics Mauritius, le taux d'inflation “Headline” était de 3% pour les 12 mois se terminant en août 2017 par rapport à 0,9% pour la période correspondante se terminant en août 2016.

« Le maintien de la stabilité monétaire et la baisse du taux directeur de 4 % à 3,5 % constituent le signal le plus fort que puisse envoyer la banque centrale en direction des opérateurs du secteur d’exportation et aux entreprises mauriciennes », a observé hier après-midi le gouverneur de la Banque de Maurice, Ramesh Basant Roi. Celui-ci rencontrait la presse afin d’évoquer l’analyse économique faite par le Monetary Policy Committee, qui s’est rencontré hier. La baisse de 50 points de base du taux directeur a été généralement bien accueillie dans le secteur privé. « La décision du MPC permet de maintenir l’emphase sur l’investissement et la croissance. Mais il faudra désormais accélérer les réformes structurelles », a affirmé Raj Makoond, CEO de Business Mauritius.

Les investissements directs étrangers (FDI) sont en croissance. Pour le premier semestre de 2017, Maurice a attiré un montant total de Rs 9,7 milliards, soit environ Rs 1,8 milliard de plus (+22,2%) que pour la période correspondante de 2016. L’immobilier a été le plus gros bénéficiaire de ces investissements, alors que le Luxembourg s’est classé premier au niveau des sources de FDI.

“Made in Moris” connaît une nouvelle étape de son développement. En effet, l’Association of Mauritian Manufacturers (AMM) s’est focalisée sur le label mauricien et prévoit de le revisiter pour être encore plus proche des clients.

Les échanges commerciaux avec les deux blocs économiques régionaux que sont la SADC (Southern African Development Community) et le COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa) ont été largement déficitaires pour Maurice. Avec la SADC, le déficit s’est élevé à Rs 4,1 milliards pour le premier semestre 2017 contre Rs 2,05 milliards pour la période correspondante de 2016. Quant aux échanges avec le COMESA, ils ont viré au rouge avec une balance défavorable de Rs 318 millions, alors que le premier semestre 2016 avait été marqué par un excédent de Rs 558 millions.

Le Monetary Policy Committee de la Banque de Maurice a réduit de 50 points le Repo Rate, qui a été fixé à son niveau historiquement le plus bas de 3,5%.  Cette décision a été rendue publique cet après-midi.

Les participants à la réunion des représentants du gouvernement et du secteur privé ont constaté à l’unanimité que la roupie forte est néfaste pour la compétitivité de Maurice sur le marché international.

La production sucrière sera inférieure aux estimations initiales de 360 000 tonnes faites au début de la récolte sucrière. Le Crop Estimate Coordinating Committee devra se réunir cette semaine pour analyser la situation générale et communiquer l'ultime estimation avant la fin de la semaine.

L’indice du marché officiel, le Semdex, a progressé de 0,4 % le mois dernier, un taux nettement plus faible que celui enregistré en juillet 2017 (+ 2,9 %). C’est ce qu’indique le bilan mensuel des activités sur le marché officiel pour le mois écoulé. Bilan qui fait état de transactions de l’ordre de Rs 1,7 milliard, soit presque le double du niveau atteint en juillet dernier (Rs 885,1 millions).

Une réunion consultative des membres chargés de la préparation de la feuille de route (“Blueprint”) pour le secteur des services financiers s'est tenue hier à l'hôtel Hilton, Wolmar, Flic-en-Flac, en présence du ministre des Services Financiers et de la Bonne gouvernance Sudhir Sesungkur et de James Shipton, directeur exécutif du Program on International Financial Systems de l'Harward Law School. Cette rencontre, qualifiée d'historique par le ministre, a été l'occasion pour ce dernier de réaffirmer la volonté des autorités d'œuvrer pour le maintien de la réputation de Maurice en tant que centre financier de réputation internationale. Une ébauche du “Blueprint” devrait, selon les milieux concernés, être prêt début décembre.

L’extrême vulnérabilité du secteur des exportations inquiète. La performance des exportations pour le premier semestre de cette année, avec une baisse de 10% des recettes par rapport à la période correspondante et le risque d’un déficit commercial frisant la barre des Rs 100 milliards pour cette année ont constitué un déclic, dans le privé comme à l’Hôtel du gouvernement. A ces deux facteurs sont venues se greffer les répercussions de la politique de la roupie forte avec les exportateurs des biens et services tirant la sonnette d’alarme. Du côté de Business Mauritius, et plus spécifiquement dans les rangs de la Mauritius Export Association (MEXA), l’on s’accorde à concéder que « the export sector is in a very extremely difficult situation ». Avec ce cri de détresse de la part des opérateurs engagés dans les exportations de biens et services, le ministère des Finances a institué un comité de haut niveau sous la présidence du secrétaire financier, Dev Manraj, et comprenant des officiels du gouvernement et du secteur privé, pour se pencher sur le secteur des exportations, du sucre au textile en passant par la filière de l’Information and Communication Technologies (ICT). Une première séance de travail a été convoquée pour demain à l’Hôtel du gouvernement, alors que la prochaine réunion du Monetary Policy Committee de la Banque de Maurice, avec probablement la roupie forte à l’agenda, se déroulera mercredi prochain.

Le MV Anna en panne au port de Port Mathurin
Depuis la fin de la semaine, c’est le Talk of the Island à Rodrigues. Le MV Anna, qui assure régulièrement le cabotage entre Maurice et Rodrigues et du même coup l’approvisionnement de l’île en produits de première nécessité et autres, est en panne depuis jeudi. Le problème mécanique a été identifié au niveau du moteur central. Des éleveurs de Rodrigues ont été parmi les premières victimes de cette panne. 57 têtes de bétail avaient été embarquées à destination de Maurice en vue de la fête Eid-ul-Adha. Avec la panne, cette cargaison de bétail a dû être débarquée et retournée dans les fermes. En fin de semaine, les conteneurs de marchandises pour Maurice étaient débarqués. Des techniciens sont déjà, sur place pour des premières tentatives de réparation. Un remorqueur est attendu pour le transfert du MV Anna de Port-Mathurin à Port-Louis. De son côté, la Mauritius Shipping Corporation a apporté des changements au progamme du MV Trochetia en vue d’éviter des pénuries. Le MV Trochetia est attendu à Rodrigues mardi et également le 12.

Le gouvernement du Ghana envisage de relancer la compagnie aérienne Ghana Airways qui, après 57 ans de vols, avait cessé ses opérations en 2005. Pour ce faire, il a sollicité l’expertise d’Air Mauritius et, dans cette optique, un Memorandum of Understanding (MoU) a été signé durant la semaine au siège d’Air Mauritius en présence des représentants des deux parties. Cette coopération détermine l’aide de la compagnie d’aviation nationale, qui dispose d’une expérience de 50 ans, à créer une compagnie nationale pour le Ghana, avec des visées domestiques dans un premier temps, puis régionales et internationales.

Le premier semestre 2017 s'est soldé par des résultats améliorés tant pour les opérations domestiques que pour la banque offshore de la HSBC à Maurice. Au niveau de la Hong Kong and Shanghai Banking Corporation Ltd-Mauritius Branch, les premiers six mois ont été marqués par des profits après impôt de Rs 133,3 millions, contre Rs 115 millions pour la période correspondante de 2016. Les revenus totaux provenant des opérations domestiques se sont élevés à Rs 600,8 millions, contre Rs 610,3 millions pour le premier semestre de l'année dernière. La banque a enregistré une baisse de ses dépenses (de Rs 449,7 millions à Rs 428,4 millions), ce qui lui a permis d'afficher des profits avant impôt de Rs 174,4 millions pour la période janvier-juin 2017, soit une hausse d'environ Rs 17 millions comparativement au niveau dégagé pour les six premiers mois de 2016.

Plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ont enregistré des gains de productivité et de compétitivité à l’issue d’un programme de formation étalé sur cinq mois et conduit conjointement par le National Productivity and Competitiveness Council (NPCC) et Enterprise Mauritius. Les dirigeants de certaines de ces entreprises ont témoigné, hier, au Hennessy Park Hotel, Ébène, des progrès accomplis en termes d’adoption de meilleures pratiques de gestion et de possibilités de développement.

Le président de la Planters Reform Association (PRA), Salil Roy, réclame un partage équitable des revenus obtenus de la mélasse, sous-produit de la canne à sucre utilisé comme matière première dans la production d’éthanol et autres. « Les planteurs subissent un manque à gagner sur le prix de la mélasse. We are being treated most unfairly in the given circumstances where prices are falling », dit-il, avant de demander à la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) et au Control Board d’assumer leurs responsabilités et de bien faire la part des choses.

La Chambre de Commerce et d’Industrie France-Maurice (CCIFM) organisera le mercredi 6 septembre, au Hennessy Park Hotel, une conférence-débat sur le budget 2017/2018 et la Finance Act 2017, texte de loi donnant effet aux mesures budgétaires.

La première édition du French Business Forum, organisée par le French Desk de Rogers Capital, a été l'occasion pour les participants de souligner la nécessité de rassurer les investisseurs français sur le fait que Maurice est « la juridiction idéale pour investir en toute sécurité » en Afrique.

Le groupe SBM est en pleine campagne de promotion de “Depository Receipts” ou certificats représentatifs d'actions émis par Afreximbank, institution financière panafricaine.

L’inquiétude gagne actuellement le secteur d’exportation, en particulier le textile, alors que le déficit commercial s’approfondit et que les exportations ont accusé une baisse de 5 % pour le premier semestre de cette année. En plus de la situation commerciale internationale défavorable, les opérateurs considèrent que l’appréciation de la roupie par rapport au dollar américain affecte sensiblement la compétitivité des produits mauriciens à l’exportation.