Economie

L’actualité mauricienne de ces dernières semaines est dominée, sinon accaparée, par des révélations accablantes sur les réseaux de la drogue. Ajoutons-y les fréquentes nouvelles sur les cas de corruption, avérés ou soupçonnés, ainsi que sur les nombreux cas de violence domestique et d’accidents de la route — et voilà qu’il n’y a plus beaucoup de temps et d’intérêt à consacrer à l’économie. Dans l’attente de commentaires sur les observations du Fonds Monétaire International suite à la visite récente de leurs représentants, l’économie n’est, pour l’instant, qu’une figurante sur la scène mauricienne. C’est bien dommage, et c’est pourquoi l’article que voici cherche résolument à remettre les pendules à l’heure en évoquant un problème aigu, celui du chômage persistant parmi les jeunes, et en cherchant à en connaitre les causes et à dégager des solutions. Souhaitons que l’Economic Development Board, dont la mise en place a été annoncée dans le discours du Budget 2017, puisse identifier les stratégies susceptibles d’assurer la pleine contribution de la jeune génération des Mauriciens au progrès de l’économie.

  • La première ébauche de ce plan tenant en ligne de compte les derniers développements au sujet des « international anti-tax avoidance initiatives » soumise vers la fin de l’année

Une étape cruciale a été franchie dans l’élaboration du Ten-Year Blueprint for the Financial Services Sector pour le compte de la Financial Services Commission (FSC), sous l’égide du ministère des Services financiers. Le choix pour le consultant s’est porté sur l’Executive Director du Program on International Financial Systems de la Harvard Law School des États-Unis, James Shipton. Ce dernier est attendu à Maurice dans la première semaine de septembre pour entreprendre cet assignment déterminant pour l’avenir du secteur des services financiers, avec une première ébauche du plan soumise à discussions et consultations vers la fin de cette année.

“Mon île” à Trou aux Biches détient probablement le record de l’IRS du Nord le plus souvent visité par les cambrioleurs. En moins d’un mois, les habitants de cet IRS ont subi une vingtaine de vols de jour et de nuit et jusqu’à l’heure, la police n’a retrouvé aucun voleur.

Maurice s’apprête à devenir un bunkering hub pour la région. Pour que cet objectif puisse se réaliser, des projets ont été identifiés et l’un d’eux, en chantier en ce moment, sera opérationnel à partir de l’année prochaine. Une croissance de 30 % dans le secteur du bunkering est prévue cette année.

C'est au terme d'une soirée de gala organisée par la Jeune Chambre internationale de Maurice, hier soir à Balaclava, que Elizabeth De Marcy Chelin Chabert, d'In situ Visual Merchandising Company Ltd, a été sacrée grande gagnante de l'édition 2017 du JCI Mauritius Creative Young Entrepreneur Award (CYEA). Les “runner-up” de cette compétition sont Jean-Michael Thierry Nadal, de Xworx Ltd, et Nishith Dalal, de V. Kanhye Health Foods Co Ltd.

Pour le Fonds monétaire international (FMI), notre économie reste « robuste ». L'organisme nuance néanmoins, expliquant que « le pays est confronté à un environnement changeant » et que « des vulnérabilités font leur apparition ». C’est ce qu’a affirmé Amadou Sy, Advisor – African Department (FMI) hier lors d’une rencontre avec la presse à l’hôtel du gouvernement, en présence d’autres représentants de cette instance internationale. La délégation était à Maurice et a eu des consultations avec le gouvernement, le secteur privé et autres partenaires de l’économie. Ils ont eu l’occasion lors de leur mission de faire des recommandations aux autorités mauriciennes. Par ailleurs, le FMI projette un taux de croissance de 3,9% pour 2017 alors que la dette publique demeure à 65% du PIB.

Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a déclaré, hier après-midi, que le secteur de la construction connaîtra une croissance de l’ordre de 7 % cette année après six années de récession. C’était lors d’une visite du projet Mont Choisy Le Parc à Mon-Choisy, lancé il y a deux ans.

Le groupe New Mauritius Hotels (NMH) a réalisé des profits après impôts de Rs 507 millions, représentant une progression de 66 % pour les neuf premiers mois de l’exercice financer en cours comparativement à la période correspondante de l’année dernière. La performance pour la période des vacances de Pâques fait que le chiffre d’affaires de NMH a enregistré une croissance de 8,2 % au cours du troisième trimestre de l’année financière 2016-2017, soit d’avril à juin.

Le secteur des services financiers, et par extension la filière bancaire, a été un des sujets prioritaires abordés dans le cadre des dernières Article IV Consultations du Fonds monétaire international (FMI). Compte tenu de la fin de ces consultations avec le gouvernement, le secteur privé et les autres stakeholders, le chef de mission Amadou Sy donnera cet après-midi un avant-goût des Findings de la mission du FMI à l’effet que « considering Mauritius’ track record of reinventing its economic model, there are grounds for optimism that the country will successfully manage the reform process ». Toutefois, des indications obtenues de sources diverses avancent que l’un des intérêts majeurs de cette mission a été le secteur des services financiers. D’ailleurs, ce secteur a été abordé lors de la réunion, ce matin, de la nouvelle instance stratégique de Business Mauritius, soit la commission économique, où le dossier du Blueprint pour baliser les avenues de ce secteur a été épluché.

Le Price Stabilisation Account, déficitaire, a poussé le Petroleum Pricing Committee (PPC) à augmenter le prix de l’essence et du diesel. Un déficit de Rs 216,5 millions depuis le 15 février de cette année en a été la cause principale. “Nous ne pouvons pas accepter qu’une institution aille à la banqueroute”, a souligné Ashit Gungah, ministre du Commerce, jeudi après-midi, au siège de son bureau.

Indépendamment du satisfecit que pourrait attribuer la mission du Fonds monétaire international, dirigée par Amadou Sy, à l’économie mauricienne, demain après-midi, un problème préoccupant hante l’Hôtel du gouvernement.

Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ashit Gungah, a tenu à mettre les points sur les « i » concernant la récente hausse du prix de l'essence et du diesel et, dans la foulée, sur la requête pour une hausse du prix du pain.

De janvier à juillet de cette année, Maurice a accueilli 738 206 touristes, selon les derniers chiffres publiés par le bureau des statistiques hier, ce qui représente une hausse moyenne de 6,3 % par rapport à l’année dernière. Pour le seul mois de juillet, le nombre d’arrivées s’est élevé à 112 347, soit une augmentation de l’ordre de 3,9 %. Le nombre le plus élevé de touristes enregistré sur un seul mois depuis janvier est de 124 362.

Le Club Med, de Pointe-aux-Canonniers, un des pionniers en matière d’investissements étrangers dans l’hôtellerie, et par extension du tourisme mauricien, sera racheté par l’une des plus importantes banques, soit le MCB Group. Cette transaction, sujette au feu vert des autorités boursières sous les Securities (Takeover) Rules 2010, avec à la clé une Mandatory Offer aux Minority Shareholders, porte sur un montant d’un peu plus de Rs 1 milliard. C’est ce qui ressort d’une “Cautionary Announcement” émis par le board de MCB Group Ltd à l’ouverture du marché boursier ce matin.

La récente hausse du prix de l’essence et du diesel n’entraînera en aucun cas une majoration du prix du ticket d’autobus. C’est ce qui ressort d’une déclaration du ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, mardi après-midi lors de l’ouverture d’un tronçon de Calebasses à Arsenal. Il avance que le gouvernement décaisse Rs 2 milliards de subventions aux compagnies d’autobus. « Ce prix est calqué sur le prix du ticket actuel. Une augmentation du prix du ticket d’autobus augmentera aussi la somme de Rs 2 milliards », dit-il, précisant qu’aucune augmentation du ticket n’est prévue.

Les accords concernant l’exploitation et la gestion des activités du Parc industriel International de Diamniadio (PIID), au Sénégal, ont été signés la semaine dernière par la Société des Infrastructures d’Affaires Atlantic (SIAA), le Sovereign Fund for Strategic Investment (FONSIS), l’APROSI et l’APIX, a annoncé le bureau du Premier ministre.

« Je considère que cette demande de hausse de la part des boulangers comporte une anomalie. » Tel est l’avis du secrétaire général de l’ACIM, Jayen Chellum.

Dans le cadre de la semaine suisse, qui se tient jusqu'au 12 août au Labourdonnais Hotel, Air Mauritius lance une campagne promotionnelle sur la Suisse.

La compagnie d’aviation nationale, Air Mauritius, a enregistré une perte de l’ordre de 5,4 millions d’euros pour le premier trimestre de son exercice financier. Ce résultat négatif est attribué au contexte concurrentiel et à l’augmentation du prix du carburant. « En affichant un résultat net négatif de 5,4 millions d’euros, Air Mauritius reste dans le cadre de ses prévisions pour le trimestre », souligne un communiqué diffusé par la compagnie aujourd’hui.

Le leader du Mouvement Patriotique (MP), Alan Ganoo, prend l’initiative d’une protestation populaire contre la récente hausse « injustifiée » des prix de carburants. A cet effet, une marche de protestation sera organisée vendredi à partir de 14h30 avec le Champ-de-Mars comme point de départ pour rallier le Jardin de la Compagnie afin de faire entendre la voix de mécontentement contre cette décision du gouvernement par le truchement de la State Trading Corporation.

Animant une conférence de presse samedi au siège de son parti à St-Jean, Quatre-Bornes, le président du Mouvement patriotique (MP), Alan Ganoo, a critiqué la hausse du prix des carburants, la trouvant « inconcevable » du fait que le prix des carburants est en baisse au niveau international. Alan Ganoo a lancé un appel aux associations et aux Ong pour « dénoncer cette injustice » et descendre dans la rue. « Se enn gouverman san leker ek dominer ki’nn montre so vre kouler », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs exprimé ses craintes quant aux coûts réels du Metro Express.

Possible hausse à la rentrée 2018 pour les vans scolairesLa nouvelle augmentation du prix du diesel, après celle de février dernier, représente un coût additionnel conséquent pour les opérateurs d’autobus. Que ce soit du côté des compagnies ou des opérateurs individuels, on reconnaît qu’une hausse du tarif du ticket d’autobus est nécessaire. La dernière majoration remonte à 2013. Du côté des vans scolaires, on préfère attendre la rentrée 2018 pour appliquer de nouveaux tarifs car les parents ont déjà fait un arrangement sur un prix pour l’année en cours.

Air Mauritius qui exploite actuellement une flotte de 13 appareils dont 10 Airbus comprenant six A340-300, deux A330-200 et deux A319 sur des lignes régionales et long-courriers, prendra possession d’ici novembre 2017, de son premier  A350-900. Il s’agit d’un des gros porteurs les plus plébiscités de tous les temps. De images, sur la chaîne d’assemblage final (FAL) d’Airbus de Toulouse et dans l’enceinte de l’aéroport, révèlent que la phase finale d’assemblage est en cours. Il est prévu qu’Air Mauritius se dote d’un total de six gros-porteurs bimoteurs de ce type A350-900, dont quatre commandés directement à Airbus et deux exploités dans le cadre d’un contrat de leasing auprès d’AerCap.

Le gouvernement est en train de prendre les Mauriciens pour des « idiots » lorsqu’il avance que le Metro Express coûtera Rs 18,8 milliards. C’est ce qu’estime le leader de l’opposition, Xavier Duval, qui a abordé la question hier, lors de la conférence de presse. « Combien de hidden costs y a-t-il le long du tracé ? » se demande-t-il, et qualifie de « lamentable » l’exercice de communication qui a été présenté lundi dernier. Le président du PMSD, Robert Pallamy, déclare que son parti ne souhaite pas faire de démagogie, mais veut voir plus clair dans ce projet. Il relève qu’il n’y a pas eu de vrais débats sur un mode de transport alternatif, qu’il s’agisse du Métro Léger ou du Bus Rapid Transit System recommandé par la Banque mondiale. Selon lui, c’est un choix imposé à la nation. Après analyses du dossier, le PMSD soutient que les Rs 18,8 milliards avancées ne reflètent pas le coût réel du projet. « Il faut à cela ajouter les consultancy fees très élevés associés à ce projet, les frais pour la déviation du trafic, les frais de reconstruction des infrastructures qui seront détruites sur le parcours… Tout ceci a été tu », déplore le parti.