Faits divers

Le Canadien David Allan Stockhall est toujours en détention alors que son procès pour trafic de drogue s’est clôturé le 20 février 2016 devant les Assises et qu’aucun verdict n’a encore été prononcé. Alors que la décision de la Cour est attendue, l’affaire sera appelée à nouveau ce jeudi 28 juillet. Selon Me Deepak Ruthna, ce jour-là, le jugement ne sera pas prononcé. « Il y aura des développements majeurs dans cette affaire et il faudra attendre la décision de la poursuite qui fera une requête ce jeudi pour en savoir plus », a-t-il expliqué au Mauricien ce matin.

La demande logée par le Directeur des poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, pour contester le jugement de la Cour suprême en faveur de Pravind Jugnauth dans l’affaire MedPoint, a été appelée ce matin devant le Chef Juge, Keshoe Parsad Matadeen. L’homme de loi Pravind Jugnauth, Me Désiré Basset, SC, a logé les « grounds of objection ». Dans ce document rédigé par l’avouée Shamila Sonah-Ori, le leader du MSM s’appuie sur la section 81(2)(b) de la Constitution pour objecter à la demande du DPP. Dans les cinq points logés, il évoque entre autres un jugement fondé sur des principes du droit, qui ne pourra être contesté devant le Privy Council. Le DPP communiquera sa décision le 5 septembre prochain.

Le Rodriguais Serge Jean, qui a plaidé coupable devant les Assises du meurtre de sa petite amie, Veronica Milazar, qui était également sa cousine, sera fixé sur son sort ce mardi. Il répond d’une charge réduite de “wounds and blows causing death without intention to kill”. L’accusé avait, dans sa déposition à la police, avoué avoir tué sa cousine, car cette dernière le trompait. « Mo’nn touy li parski li pa ti sinser ar mwa. Li ti ofans mwa », avait-il déclaré à son arrestation. C’est le juge Benjamin Marie-Joseph qui prononcera le verdict demain.

La découverte des débris du Boeing 777 de Malaysia Airlines MH 370 sur la plage de Mourouk, Rodrigues, au Nord de Maurice, à La Réunion et au Mozambique pourrait déboucher sur une réorientation des recherches. Cet avion, qui transportait 239 passagers et membres d’équipage au départ de Kuala Lumpur le vendredi 8 mars 2014, n’a pu être retracé en dépit des recherches dans l’océan Indien à l’ouest de l’Australie. D’ailleurs, en fin de semaine, les autorités australiennes avaient indiqué la fin des recherches, ayant coûté 135 millions de dollars. Mais les dernières révélations de New York Magazine de la fin de la semaine pourraient relancer ces recherches plus proches de la région des Mascareignes.

La dernière fois que Joachim Giuseppe Paumero a été aperçu remonte à 4h30, le samedi 16 juillet, près d’une boutique située à quelques mètres de l’usine sucrière de Médine. Il n’a plus donné signe de vie depuis. Ses proches ont rapporté sa disparition au poste de police de Bambous aux alentours de 11 h, le même jour, et une enquête a été ouverte. Le disparu étant injoignable sur son cellulaire depuis, les enquêteurs attendent un Judge’s Order afin de retracer ses derniers appels téléphoniques.

  • Le cargo naufragé, construit en 1998, hors de la zone de 12 milles nautiques des eaux territoriales avec un Skeleton Crew de cinq Salvors à bord en attendant une décision de la cellule de crise de demain
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Le commandant de la SMF, Khemraj Servansingh : « C’est extraordinaire de voir le cargo se décaler des récifs, le fruit du travail d’équipe échelonné sur des semaines »
  • Les unités de la  Police Helicopter Squadron ont effectué 1053 rotations, complétant 153 heures et cinq minutes de vol depuis le 17 juin à hier

Les opérations de renflouage du MV Benita, cargo libérien de quelque 45000 tonnes et construit en 1998, drossé sur les récifs au large de Mahébourg le 17 juin dernier, ont été réglées comme du papier à musique. A 11 h 30, c’était la fin des préparatifs avec de l’air comprimé injecté dans les cales et compartiment du cargo jusqu’au maximum allowable. Les 12 Salvors grecs de Five Oceans Salvage Ltd, désignés pour assurer les opérations sur le cargo en détresse, avaient pris place sur le pont avec les deux remorqueurs, soit le Coral Sea Fos et l’Ionian Sea Fos, en position pour assurer la stabilité du navire, toujours retenu par cette roche basaltique ayant perforé la coque à la haute de la cale No 5 depuis 37 jours déjà. A partir de là, le travail de Refloating devait être parachevé par haute marée annoncée vers 15h ce samedi. Tout était en place pour ce premier essai et le Naval Architect et ses proches collaborateurs, qui ont élaboré ce plan dans les moindres détails, ne pouvaient maintenant que croiser les doigts.

Si la formation d’une dépression tropicale, Abela, dimanche dernier, a surpris tous les Mauriciens en cette période hivernale, la station météo de Vacoas indique que, côté température, “l’hiver 2016 est normal”. Elle ajoute cependant qu’avoir des tempêtes tropicales en hiver est un phénomène rare. Surtout que les températures de l’hiver 2016, notamment durant le mois de juillet, sont proches de la moyenne saisonnière, soit une maximale de 22°C durant la journée et une minimale de 16°C durant la nuit sur le Plateau central. Sur les côtes, la température évoluera entre 26°C durant la journée et 17°C durant la nuit. En raison des anticyclones qui traversent au sud des Mascareignes durant cette période de l’année, des épisodes de froid continu avec un temps venteux s’étalant sur plusieurs jours pourront être ressentis.

L’enquête judiciaire présidée par la Senior Magistrate Navina Parsuramen pour faire la lumière sur les circonstances du drame de Grande-Rivière Sud-Est ayant coûté la vie à quatre personnes dont deux enfants s’est poursuivie jeudi avec l’audition de l’ASP Reddy Luthmoodoo, responsable de la National Coast Guard (NCG) dans l’Est et le Sud, du constable Ramchurn affecté à la Divisional Supporting Unit (DSU) de Flacq et du constable Bunowah de la NCG de Deux Frères. Le dernier nommé était aux commandes du heavy duty boat lors de l’opération de sauvetage après que le bateau s’était renversé. Par ailleurs, la charge provisoire d’homicide involontaire qui pesait depuis le 9 juin dernier sur Louis Heyward Marie, le skipper de la pirogue Love, a été rayée jeudi en Cour de District de Flacq. Cela suite à une motion déposée par son avocat, Me Chetan Baboolall.

La magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire, a rayé une accusation d’attentat à la pudeur portée contre un habitant d’Anse-Jonchée. Ce dernier était accusé d’avoir attenté à la pudeur de sa belle-sœur lorsqu’elle dormait. Toutefois, la magistrate devait donner plus de crédit à la version de l’accusé, notant que la belle-sœur avait donné des versions contradictoires en cour.

Poursuivie par l’Independent Commission against Corruption (ICAC), Yoshika Audit, esthéticienne, avait été reconnue coupable par la Cour intermédiaire sous cinq charges de blanchiment d’argent. Le magistrat Azam Neerooa l’avait condamnée le 26 mars 2014 à payer une amende de Rs 235 000 pour les cinq charges et avait également ordonné la saisie des biens qu’elle avait hérités de son défunt époux, dont des terres et des voitures. Cette veuve d’un ex-employé de banque a été reconnue coupable de complicité des activités frauduleuses de son défunt mari et d’avoir en sa possession Rs 613 350, somme que ce dernier avait détournée d’une banque où il était employé. Elle avait fait appel de sa condamnation. Si la Cour a réduit l'amende imposée à Rs 110 000, elle a toutefois maintenue la saisie de ses biens.

L'ancien ingénieur responsable de la National Development Unit, l'époux de l’ex-PPS Pratibha Bholah, Hurrydeo Bholah, a été débouté en Cour suprême dans un jugement rendu ce 22 juillet. Le chef juge Keshoe Parsad Matadeen et le juge David Chan Kan Cheong ont en effet rejeté sa demande de révision judiciaire, contestant sa suspension. Le “double bench” a considéré le fait que l'ex-ingénieur avait fait l'objet d'une enquête policière et avait été arrêté, et ce dans le cadre des contrats alloués par la NDU après les “flash floods” de 2013.

La demande logée devant la Cour suprême par le Directeur des poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, pour contester le jugement de cette même instance devant le Privy Council dans le cas de Pravind Jugnauth, dans l’affaire MedPoint, sera de nouveau appelée devant le chef juge Keshoe Parsad Matadeen ce 25 juillet. L’homme de loi de Pravind Jugnauth, Me Désiré Basset, SC, qui avait obtenu un renvoi lors de la dernière audience, devra soumettre les points d’objection. Suivant ce “counter appeal”, la Cour suprême devra fixer une date pour écouter les arguments. Toutefois, l’instance part en congé à partir du 29 juillet. Ce n’est donc pas avant le prochain trimestre, qui reprend le 5 septembre, que les débats auront lieu.

« Le cadavre mutilé qui avait été retrouvé mercredi dernier dans un champ de cannes à Petit-Raffray ne peut être celui de Shrimathi Alleear, comme l’avait prétendu sa fille Anouska », soutient un policier proche du dossier. Appelée à identifier le pied de la victime, Anouska Alleear a déclaré que « ce n’est pas le pied de ma mère ».

L’affaire logée par Me Akil Bissessur, réclamant le gel du versement des allocations mensuelles de Rs 282 000 à sir Anerood Jugnauth en tant que Premier ministre, sera débattue devant le chef juge Keshoe Parsad Matadeen le 2 septembre. Me Désiré Basset, qui défend les intérêts du Premier ministre, avait logé des points de droits pour contester la demande de Me Bissessur. 

Les suspects Saminaden Vyapooree, 45 ans, et Sew Seetohul, 25 ans, ont participé à une reconstitution des faits, hier matin, à la rue Charles Renaud, Eau Coulée, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’Anwar Nandoo, survenu au petit matin le lundi 11 juillet. Ils ont, l’un après l’autre, expliqué aux enquêteurs comment s’étaient passés les derniers instants de la victime, âgée de 54 ans, le jour fatidique. L’opération s’est déroulée en présence du nouveau patron du CCID, l’Assistant Commissaire de Police (ACP) Devenand Reekoye.

Steven St-Pierre, 33 ans, ne fait plus l’objet de poursuite devant les Assises. Il répondait d’une accusation de “attempt to transport dangerous drugs, with averments of trafficking”. Toutefois, lors de l’appel de l’affaire hier, Me Raj Baungally, avocat de la poursuite, a logé une motion d’arrêt des procédures contre le prévenu, car la drogue qui a été saisie dans le cadre de cette affaire doit être réexaminée par la Forensic Science Laboratory (FSL).

La charge provisoire d’homicide involontaire, qui pesait depuis le 9 juin dernier sur le skipper de la pirogue Love, Louis Heyward Marie, a été rayée hier à la mi-journée en cour de district de Flacq. Cela suite à une motion déposée en ce sens par son avocat, Me Chetan Baboolall. L’avocat du Parquet, Me Pravin Harrah, n’y a pas objecté. Par ailleurs, l’enquête judiciaire présidée par la Senior Magistrate Navina Parsuramen s’est poursuivie, hier, avec les dépositions de L’ASP Reddy Lutchmoodoo, responsable de la National Coast Guard (NCG) dans l’Est et le Sud, des Constable Ramchurn, affecté à la Divisional Supporting Unit (DSU) de Flacq, et du Constable Bunowah, de la NCG de Deux Frères. Ce dernier était aux commandes du heavy duty boat lors de l’opération de sauvetage après que le bateau s’est renversé.

Outre le Chairman Emeritus de la BAI, Dawood Ajum Rawat, qui bénéficie de la protection de la France de par l'absence d'un traité d’extradition, l’ancien Chief Executive Officer du groupe BAI et “Blue-Eyed Boy” du premier nommé, Saleem Eshan Beebeejaun, est l’un des rates “Top Guns” à ne pas être inquiété par le Central CID. Toutefois, les dernières indications disponibles tendent à confirmer que la partie de “Kouk Kasyet”, livrée par le fils de l’ancien Deputy Prime Minister du gouvernement de Navin Ramgoolam, dans le cadre de l’opération “Daylight Robbery”, devrait prendre fin incessamment. D’autres sources bien informées au QG du Central CID avancent que la décision de convoquer Saleem Eshan Beebeejaun a déjà été prise depuis la première quinzaine de ce mois et qu’en principe, il devrait se présenter à l’Interrogation Room très prochainement. Le principal dossier qui devra être évoqué avec l’ancien CEO du groupe BAI concerne la “Round Tripping Transaction” de Rs 3,9 milliards avec la Banque des Mascareignes vers 15h45 le 31 décembre 2009 pour maquiller l’échec de l’Insolvency Test de la compagnie d’assurances de Dawood Rawat, qui était déjà en situation de banqueroute.

La division métropolitaine de l’ADSU a récupéré un colis renfermant un total de 737 g d'héroïne, d'une valeur estimée à Rs 11 055 000, dans une poubelle près d’un pont de la route de Pailles lundi vers 22h. Une opération de surveillance a ensuite eu lieu jusqu'à 14h30 hier. En vain. L’enquête suit son cours.

Un homme poursuivi en Cour intermédiaire sous une charge de possession d’arme à feu avec l’intention de mettre des vies en danger a été blanchi. Il lui était reproché d’avoir tiré quatre coups de feu à l’extérieur d’une maison de jeu à Flacq, dans la soirée du 17 février 2011. Toutefois, dans son jugement rendu mardi 19 juillet, la magistrate Wendy Rangan a statué que l’accusation n’a pas été établie. L’accusé avait indiqué avoir tiré ces coups de feu pour faire fuir des individus qui l’avaient agressé, ainsi que son oncle, à l’extérieur du casino.

Le procès intenté à l’homme d’affaires Michel de Ravel de l’Argentière, accusé d’attouchements sexuels et d’attentats à la pudeur sur huit fillettes en 1998, a démarré sur le fond devant la Cour intermédiaire hier. La poursuite, représentée par Me Roshan Santokee, a appelé plusieurs témoins, dont le Main Enquiring Officer, le SI Daujee, lequel avait enregistré six dépositions de l’accusé. À la police, Michel de Ravel a nié une partie des allégations portées contre lui par les huit plaignantes. Il soutient que certaines d’entre elles ont été influencées par leurs amies. Le procès a été ajourné au 28 septembre.

Le procès intenté au député Jean-Claude Barbier et à son complice présumé, Selvanaden Mootoosamy, pour l'agression de deux activistes rouges à La Tour Koenig en 2013, s'est poursuivi hier au tribunal de Port-Louis. Toutefois, l'audition des témoins n'a pu se poursuivre. Me Nithiraj Bisnatsing, l'avocat de la poursuite, a suggéré qu'il soit remplacé étant donné qu'il a un lien de parenté avec un des témoins potentiels que la défense compte appeler. Le procès a été ajourné au 29 août.

L’état de santé de Marouf Hadgi Latchimy, 39 ans, le religieux réunionnais d’origine Comorienne, présumé meurtrier de Wendina Narayasawmy, est jugé très sérieux, selon des sources policières rencontrées par Le Mauricien. Il est actuellement admis à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Jawaharlal Nehru.

La Senior Magistrate Navina Parsuramen, qui préside l’enquête judiciaire instituée pour faire la lumière sur la mort de quatre personnes lors d’une tragique virée en mer en juin dernier, s’est rendue hier à la mi-journée sur les lieux du drame.