Faits divers

  • « Si nous voulons gagner cette guerre contre la drogue, car nous sommes bel et bien en état de guerre, il nous faut adopter la manière forte »
  • « Je pense qu’il doit y avoir quelques avocats de mèche avec les trafiquants. Mais ils ne sont pas légion »
  • Paul Lam Shang Leen, le Chairman, propose la « création d’une structure indépendante et autonome qui gérerait tout ce qui se rapporte au trafic et à la consommation de drogue »

Me Antoine Domingue a déposé lundi devant la Commission Lam Shang Leen. L’ancien président du Bar Council, connu pour ses prises de position sans ambages, a soutenu que « pour gagner la guerre que nous menons contre la drogue et les trafiquants, (…) s’il s’avère, après une étude mûre et réfléchie, que le rétablissement de la peine de mort soit l’arme la plus concrète pour gagner cette guerre, alors il n’y a pas à hésiter ». « Nous sommes bel et bien en état de guerre. En décortiquant les colonnes des journaux chaque jour, on se rend compte que la situation est bien pire que durant les années après la Commission Rault ! »

Poursuivie pour avoir donné une fausse déclaration sur un viol et séquestration, dont elle avait soutenu avoir été victime, Marie Lindley Savriacooty avait été condamnée à six mois de prison. Après avoir pris connaissance du rapport du Probation Office hier, le magistrat Vijay Appadoo a cependant suspendu la sentence pour la commuer en travaux communautaires, soit 120 heures, du 1er septembre au 30 novembre.

Le ministre des Finances et leader du MSM, Pravind Jugnauth, a « rassuré » la population « ki pa pou ena okenn cover-up » dans l’Affaire Trilochun. Il est intervenu hier à la municipalité de Vacoas/Phoenix dans le cadre d’un congrès organisé par le comité régional du MSM du N° 15, en présence du vice-Premier ministre et ministre du Logement et des Terres, Showkutally Soodhun, du ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha et de celui des Technologies de l’information et des Communications, Etienne Sinatambou.

Deux autres policiers rescapés ont été appelés à déposer en Cour de District de Flacq hier matin, dans le cadre de l’enquête judiciaire pour déterminer les causes de la noyade collective à Grande-Rivière-Sud-Est le 8 juin dernier. Les constables Nitesh Algoo et Anand Ramkhelawon ont donné leurs versions quant au drame qui a causé la mort de quatre personnes, soit le constable Chetlallsing Mungur, Nitesh Mungur, un bébé de huit mois, Vaibhai Shamloll, quatre ans, et la constable Urmilla Mewa, 25 ans. Ils ont tous deux démenti avoir marché, chanté et dansé au retour dans le bateau, mais avouent néanmoins avoir consommé de l’alcool.

Poursuivi pour avoir poignardé Ganeshwar Ragoo, le fils de sa compagne, Sylvain Brasse a été condamné hier à dix ans de prison par le juge Benjamin Marie Joseph siégeant en Cour d’assises. Le quinquagénaire avait plaidé coupable d’une charge de wounds and blows causing death without intention to kill. La victime était décédée d’une « stab wound to the heart ».

Le procès intenté au député Jean-Claude Barbier et à son complice, Selvanaden Mootoosamy, pour l’agression de deux activistes rouges à La Tour-Kœnig le 29 avril 2013, s’est poursuivi hier au tribunal de Port-Louis. C’était au tour du médecin généraliste Aneshwa Beeharry-Panray de témoigner en cour. Cette dernière, qui avait examiné, à l’hôpital Jeetoo, Soorain Draunath Parbotteah, un des plaignants, soutient que « le patient portait des blessures mineures ».

Jean Pascal Collet et Christopher Benoît, deux des quatre suspects arrêtés dans le cadre de l’agression au cutter le 26 mai de Bhanoodutt Beeharee, Chairman de l’Information and Communication Technology Authority (ICTA), ont comparu en Cour de district de Port-Louis ce matin. La police n’a pas objecté à leur remise en liberté. Les deux hommes devront chacun payer une caution de Rs 8 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 40 000. Ils devront également se présenter au poste de police le plus proche de leur domicile tous les jours entre 6 heures et 18 heures L’avocat de Pascal Collet, Me Sailesh Seebaruth, soutient que son client n’a rien à faire avec cette agression et a d’emblée réfuté les allégations portées contre lui lors de son interrogatoire. Les deux hommes répondent d’une charge provisoire de « conspiracy ».

L’enquête judiciaire sur le drame à GRSE instituée par le Bureau du Directeur des Poursuites publiques (DPP) s’est poursuivie hier en Cour de District de Flacq devant la Senior District Magistrate Navina Parsuramen. Plusieurs témoins y ont déposé, notamment les policiers rescapés. Les constables Girishnathsing (Pravin) Permessur et Kamleshsing Beehari ont été appelés à fournir leur version des faits sur ce drame ayant coûté la vie à quatre personnes, dont un bébé de huit mois. Leurs témoignages ont relancé la polémique sur les gilets de sauvetage car ils soutiennent que « personne ne nous a demandé de porter des gilets de sauvetage et c’était le devoir du skipper de nous le proposer ».

  • Scénarios inépuisables : Kailash Trilochun repousse son retour d’Afrique du Sud d’une semaine, soit par le vol d’Emirates Airline à 10 h 45 lundi prochain
  • Au sein du MSM, l’influence de Rama Valayden pour un « hara-kiri politique » du beau-frère du ministre Bodha est vue d’un mauvais œil.

La Legal Fees Saga de Rs 19 millions payés par l’Information and Communication Technologies Authority (ICTA) se joue désormais à deux niveaux. D’abord, l’enquête de la Special Cell du CCID sur l’agression au cutter du Chairman de l’ICTA, Bhanoodutt Beeharee, avec quatre suspects déjà en détention, et Me Kailash Trilochun, sur qui pèsent de graves allégations se faisant toujours attendre pour un interrogatoire Under Warning. Puis, les répercussions de ce scandale sur le plan politique, notamment avec des dénonciations sur les dessous de la saga, susceptibles de secouer les rangs du MSM. Il devient de plus évident qu’au fil des jours, des apparatchiks au Sun Trust ne voient pas d’un « bon œil » l’influence de Me Rama Valayden par rapport aux agissements du beau-frère du ministre de l’Infrastructure publique, Nando Bodha. En ce début de semaine, deux faits sont à retenir : le recadrage de la police par rapport au déroulement de cette enquête criminelle et ensuite le nouveau renvoi à lundi prochain du retour d’Afrique du Sud de Kailash Trilochun.

La Commission de l'océan Indien (COI) a importé 20 000 doses de vaccins d’une valeur de 34 000 euros, soit Rs 1,6 million, du Botswana pour le compte des autorités mauriciennes. Par la même occasion, elle a importé 19 000 bagues de marquage permettant d’identifier les bêtes vaccinées.

Six habitants de Mont-Roches ont été entendus par le personnel de la brigade criminelle de Camp Levieux, samedi et dimanche, dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Jacques Bathilde. Il s’agit de voisins de la victime ayant déjà effectué des travaux manuels à son domicile par le passé, précise une source policière. Parmi eux figure également l’individu ayant installé le coffre-fort emporté par les meurtriers du sexagénaire. Les enquêteurs ont effectué des prélèvements ADN sur ces derniers afin de les comparer à ceux recueillis chez l’ex-Police Driver après le drame. Par ailleurs, indique une source policière, les interrogatoires se poursuivent et plusieurs autres connaissances de la victime devraient être entendues par la Criminal Investigation Division (CID) aujourd’hui.

  • Le conseil légal à Rs 19 millions devra également accuser réception de sa lettre de révocation en tant que Chairman de la FIU signée de la présidente de la république, Ameenah Gurib-Fakim
  • Le quatrième suspect, Steeven St-Pierre, en détention policière depuis samedi, nie toute implication dans ce complot d’agression du 26 mai dernier

Me Kailash Trilochun, dont les services avaient été initialement retenus par le commissaire de police, Karl Mario Nobin, pour contester en Cour suprême une injonction logée par le Directeur des Poursuites publiques, Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, s’apprête à affronter 24 heures cruciale. Dans l’entourage de son Leading Counsel, Me Rama Valayden, on annonce que le beau-frère du ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha rentrera à Maurice d’Afrique du Sud demain. Même bénéficiant d’une dérogation qui n’est pas accordée à n’importe qui faisant l’objet de graves allégations de nature criminelle, à savoir une option de débarquer au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport sans être inquiété par le Central CID, il devra répondre devant les limiers de la Special Cell du Central CID des graves accusations de Giving instructions to commit a crime dans l’agression au cutter du Chairman de l’Information Communication Technologies Communication (ICTA), Bhanooduth Beeharee. Ensuite, sa lettre de révocation, signée de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, en tant que Chairman de la Financial Intelligence Unit (FIU) avec des Allowances mensuelles de quelque Rs 55 000, devra lui être remise en personne. Du côté de l’enquête criminelle sur cette affaire d’agression, une guerre de tranchées fait rage au QG du Central CID avec des accusations de laxisme proférées par un camp d’enquêteurs, dénonçant ceux qui accordent une trop large marge de manœuvre aux tentatives pour déboucher sur une éventuelle rétractation du principal suspect, Sylvio Candahoo, dans ses allégations contre Me Kailash Trilochun.

Les services de diverses unités de police ont été sollicités durant la soirée d’hier afin d’apporter du renfort au personnel du poste de police de Stanley après qu’une dispute a éclaté entre deux familles à Plaisance. C’est suite à une requête que l’équipe du Sergent Joypaul s’était rendue rue Idriss Goomany en fin de soirée et y avait trouvé une foule hostile d’une centaine de personnes.

Le nombre de personnes ayant trouvé la mort dans des accidents de la route au cours du premier semestre 2016 s’est élevé à 72, soit quatre de plus que la période correspondante de 2015. C’est ce qu’indique un relevé publié ce matin par Statistics Mauritius.

Alors qu’il est attendu au siège du Bar Council pour expliquer ses propos tenus à l’égard du Directeur des Poursuites publiques (DPP), Satyajit Boolell, dans le cadre de l’affaire Roches-Noires, l’avocat parlementaire Sanjeev Teeluckdharry, qui a défendu Rakesh Gooljaury lors du procès, devra dans un premier temps soumettre ses explications par écrit au Bar Council, et ce, avant le 15 septembre.

Kailash Trilochun, le beau-frère du ministre de l’Infrastructure publique, Nando Bodha, a écopé d’une première sanction. Sa lettre de révocation en tant que Chairman de la Financial Intelligence Unit, institution sous la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA), devait être signée durant le week-end par la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakin, sur le conseil du Premier ministre par intérim, Showkutally Soodhun.

Un grave accident survenu le 13 août dernier et qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques  a donné des sueurs froides à la direction du Casela Nature and Leisure Park. Deux visiteuses de nationalité étrangère  se sont violemment heurtées après une glisse en tyrolienne, sur un parcours de 400 mètres et sont restées suspendues à plusieurs mètres du sol.

Une étape majeure a été franchie dans le méga scandale financier avec l’écroulement de l’empire Rawat évalué à un peu plus de Rs 35 milliards. Les forensic auditors de nTan Corporate Advisory Services Pte de Singapour, contractés pour un fully fledged audit report, ont soumis au cours de la semaine écoulée leur Final Report à la Banque de Maurice.

Les circonstances dans lesquelles l’ex-policier Jacques Bathilde a trouvé la mort à son domicile, jeudi, portent à croire qu’il a été étouffé par des individus qui le côtoyaient et connaissaient ses habitudes, indiquent des sources policières. Les prélèvements ayant été effectués sur le lieu du drame durant les jours suivant son agression mortelle ont été envoyés au Forensic Science Laboratory en fin de semaine à fins d’analyse et devraient permettre aux enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et de la brigade criminelle de la Western Division d’explorer de nouvelles pistes. En attendant les résultats des tests ADN, la thèse d’un insider job est maintenue. S’agirait-il d’un vol ayant mal tourné, vu que le coffre-fort de la victime a été emporté, ou le meurtre aurait-il un lien avec ses activités en tant que bookmaker illégal ? L’enquête suit son cours.

Un individu était poursuivi en Cour intermédiaire pour avoir agressé sa sœur et volé des bijoux et une somme d'argent lui appartenant, et ce alors qu'elle se trouvait chez elle, dans un bâtiment de la NHDC, à Vallée-des-Prêtres, en juin 2007. La chambre à coucher de la victime avait été mise sens dessus dessous et des rideaux avaient été brûlés. La victime avait indiqué à la police que c'est son frère qui avait endommagé sa chambre et qui l'avait agressée avant de lui dérober ses bijoux. Son frère avait quant à lui réfuté les accusations portées contre lui, indiquant qu'il ne savait pas qui avait mis feu aux rideaux.

Un habitant de Phoenix était poursuivi en Cour intermédiaire sous trois charges d'attentat à la pudeur sur une mineure. Le magistrat l'avait trouvé coupable et condamné à quatre ans de prison pour la première charge, sept ans pour la deuxième et trois ans pour la dernière. L'accusé avait alors fait appel de la condamnation, arguant que la cour inférieure n'avait pas pris en considération plusieurs éléments du procès. Les juges Saheeda Peeroo et Prithviraj Fekna, siégeant en appel, ont annulé les trois peines d'emprisonnement, statuant que la version de la présumée victime était « incohérente et pas crédible ».

Un conducteur, qui s’est arrêté après avoir renversé un sexagénaire à Vallée-des-Prêtres mais n’a pas donné signe de vie depuis, est recherché par la police qui traite ce cas comme un délit de fuite.

Les limiers de la Major Crime Investigation Team et ceux du CID de la Western Division misent sur les résultats des tests ADN pour insuffler un nouvel élan à l’enquête sur le meurtre de l’ex-policier Jacques Bathilde, âgé de 61 ans. Au cours des dernières 36 heures, ils ont passé au peigne fin les lieux du crime en vue de collecter tous les indices, empreintes digitales et autres prélèvements à des fins d’analyses au Forensic Science Laboratory. En attendant ces résultats scientifiques, la police maintient la thèse d’un Insider Job vu les circonstances du drame.

Poursuivi en Cour d’assises pour le meurtre du médecin Faizal Mohamodally (44 ans) en 2009, un mécanicien, habitant Cité Barkly, a été condamné hier à 18 ans de prison par le juge Benjamin Marie-Joseph. Initialement poursuivi pour “manslaughter”, il avait plaidé coupable sous une charge réduite de “wounds and blows causing death without intention to kill”. En prononçant la sentence, le juge a pris en considération la « gravité » du crime et le fait que l’accusé compte un « lourd » casier judiciaire, à savoir 15 ans de prison pour viol.