Faits divers

La cour d’Assises a fait face à une situation peu commune aujourd’hui. Il est reproché à Indraduth Mohit, accusé d’homicide involontaire, d’avoir approché un membre du jury alors qu’il se trouvait dans la même quincaillerie que lui samedi dernier à Phoenix. L’accusé avance l’avoir interpellé « pour lui dire bonjour ». Le juré estime que la présence de l’accusé à Phoenix n’était pas une coïncidence et a demandé à se retirer du procès. Face à cette situation, le Directeur des Poursuites publiques demande que l’affaire se poursuive alors que la défense réclame la constitution d’un nouveau panel de jurés. À l’heure où nous mettions sous presse, le juge n’avait toujours pas donné son « ruling ».

Les terrifiantes allégations portant sur un 4x4 noir en circulation et tentant de kidnapper des jeunes filles ont pris une tout autre ampleur en ce début de semaine, avec une présumée victime probablement inquiétée par la police pour fausse déclaration. Les informations recueillies auprès des sources dignes de foi aux Casernes centrales indiquent qu’une jeune pharmacienne de 19 ans a délibérément fabriqué une histoire de tentative d’enlèvement contre sa personne hier après-midi en incriminant sans vergogne le 4x4 noir qui est au centre d’accusations et de folles spéculations. D’autre part, les responsables de la police du Sud de l’île, où des allégations de tentatives de kidnapping auraient été enregistrées tout dernièrement, sont passés à l’offensive ce week-end par le biais d’une importante opération débouchant sur le contrôle de 412 véhicules tout-terrain, dont trente-trois de couleur noire.

Dans une déclaration consignée formellement à la police dans l’après-midi d’hier, une jeune pharmacienne de 19 ans, habitant Camp de Masque, devait affirmer qu’aux alentours de 7h30 le même jour elle a été victime d’une tentative d’enlèvement. Racontant sa présumée mésaventure aux policiers de Moka, elle indique qu’elle se tenait sur l’arrêt d’autobus près de l’Université de Maurice quand un 4x4 noir s’est arrêté à sa hauteur. Selon sa version des faits, un homme, la bouche recouverte d’un mouchoir, devait sortir du véhicule pour l’agresser avant de tenter de l’embarquer. La jeune femme affirmera même aux policiers qu’elle s’est débattue avec son kidnappeur avant de réussir à prendre la fuite. En vue d’apporter de la crédibilité à son histoire, la pharmacienne dira qu’elle a été blessée au pied tout en expliquant qu’elle ne peut identifier le suspect et encore moins le véhicule, qui n’avait aucune plaque d’immatriculation.
Avec des accusations en série formulées à l’encontre d’un 4x4 noir semant la terreur auprès des collégiennes et jeunes femmes, les officiers du poste de police de Moka devaient « deeply question » la jeune femme sur ce cas allégué de tentative de kidnapping. Acculée par les questions des enquêteurs, la pharmacienne finira par craquer et passer à table. Elle se rétracta et avoua qu’elle a consigné une fausse déclaration concernant toute cette histoire de kidnapping. L’habitante de l’est de l’île devait alors faire comprendre qu’elle était en retard pour se rendre au travail, soit dans une pharmacie à Vacoas, et elle craignait d’être réprimandée par son employeur. La soi-disant victime de ce rapt a alors été informée que cette fausse déclaration consignée constitue un délit, en l’occurrence le "public mischief". Dans l’après-midi d’hier, après avoir été cuisinée par la police, elle a été autorisée à rentrer chez elle mais est inquiétée pour avoir tenté de mener des policiers en bateau. D'ailleurs, elle a comparu devant le tribunal de Moka dans la matinée pour son inculpation provisoire. Elle a dû s'acquitter d'une caution de Rs 4000 pour retrouver la liberté conditionnelle.
Avec ce cas enregistré en début de semaine, tout semble indiquer que la police devrait prendre avec des pincettes d’éventuelles dépositions consignées concernant le « 4x4 noir de la terreur » surtout que certaines histoires relèveraient de l’affabulation comme celle racontée par une jeune fille de 13 ans vendredi soir. En compagnie de sa mère, la fillette a, elle, expliqué aux policiers de Pope Hennessy qu’aux alentours de 14h30 elle se trouvait dans les parages du Champ-de-Mars quand elle a remarqué un 4x4 noir avec des vitres teintées stationné en face de la rue Eugène Laurent. À travers une portière entrouverte, elle aurait aperçu un homme sur la banquette arrière. La collégienne aurait même avancé qu’elle a vu l’individu en question découper la tête d’une fille avant d’extraire des organes. Le véhicule aurait ensuite démarré en trombe…
Les policiers sont même retournés sur les lieux en compagnie de la fillette et de sa mère. La collégienne affirme avoir été terrifiée par cette histoire et ce n’est que dans la soirée, soit avant de venir au poste de police, qu’elle a raconté toute l’histoire à sa mère. Compte tenu du récit de la jeune fille, un officier de la Child Development Unit a été sollicité. Ce dernier a recommandé à la police de déléguer un psychologue pour interroger la fillette avant de consigner sa déposition vu qu’elle semblait tenir des propos confus. La mère devait alors expliquer que sa fille n’avait pas encore dîné et qu’elle était fatiguée avant de prendre rendez-vous avec la police le lendemain matin à 9h pour les actions nécessaires. En attendant, la police devait recevoir la confirmation, après le visionnage des caméras CCTV, à l’effet qu’aucun véhicule de ce genre n’a été répertorié dans les parages du Champ de Mars à cette heure où se serait déroulée cette histoire. De plus, le Police Information and Operation Room des Casernes centrales devait confirmer qu’aucun enfant n’avait été porté manquant à ce stade. De nombreux éléments rendent l’histoire de la fillette encore moins crédible, surtout qu’elle ne s’est pas présentée à la police le lendemain matin…
D’autre part, les responsables de la police du Sud de l’île, où des allégations de tentative de rapt ont été enregistrées ces derniers jours, ont préféré afficher une présence sur le terrain pendant tout le week-end avec une opération spéciale pour contrôler les 4x4. Au cours des exercices de « stop and check » à travers cette région, 412 véhicules tout-terrain, dont trente-trois de couleur noire, ont été contrôlés par les policiers. Dans un souci de rassurer les habitants du Sud, des campagnes de sensibilisation ont été également organisées dans 56 écoles à l’intention des jeunes à cet effet.

 
DÉCOUVERTE MACABRE : Un couple enterre un fœtus dans un champ de canne

Les habitants de Boundary Road, Quatre-Bornes, sont sous le choc depuis vendredi après-midi après une découverte macabre dans un champ de canne à sucre. Corinne Labonne, 35 ans, a avorté il y a une semaine et a confié à son compagnon, Kersley Sholay, 32 ans, la responsabilité d’enterrer le fœtus. Les deux suspects ont été arrêtés par la Major Crime Investigation Team (MCIT).

C’est à partir d’un appel anonyme que des enquêteurs de la MCIT ont obtenu des renseignements concernant ce foetus de sexe féminin enterré dans un champ de canne aux environs d’Aquarelle Garments, à Blue Lane, Boundary Road, Quatre-Bornes. La MCIT, en étroite collaboration avec la Criminal Investigation Division de la Western Division, a tout d’abord procédé à l’interpellation du couple suspect pour connaître l’endroit précis ou avait été enterré le fœtus, confirmant l’information reçue un peu plus tôt. Le foetus se trouvait dans une boîte en bois.
Corinne Labonne, âgée de 35 ans et habitant Stanley, et Kersley Sholay, 32 ans et habitant Cité Beau-Séjour, ont aussitôt été placés en état d’arrestation alors que le foetus a été transporté pour autopsie. Cet exercice pratiqué par le Chief Police Medical Officer, le docteur Sudesh Kumar Gungadin, a certifié que la mort était « due to no viable foetus ». Selon les premiers éléments de l’enquête, Corinne Labonne aurait caché sa grossesse pendant plusieurs mois et aurait pris des pilules abortives la semaine dernière. Son compagnon Kersley Sholay aurait par la suite enterré le fœtus. Les deux suspects ont comparu devant la Bail and Remand Court (BRC) à Port-Louis samedi matin, avant d’être reconduits en détention policière. L’enquête se poursuit.

La demande d’injonction logée par l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam contre l’accès aux deux Safe Deposits Boxes à la Mauritius Commercial Bank de Bell-Village, est contestée formellement par l’Office of the Director of Public Prosecution. L’affaire a été appelée Pro-Forma devant le chef juge, Keshoe Parsad Matadeen, en Cour suprême. Le cas a été renvoyé au lundi 8 juin.

La liste des victimes d’accidents de la route s’est à nouveau allongée ce week-end, avec deux morts et un blessé grave. La première victime, Florent Robert, un habitant de Rivière-Noire âgé de 23 ans, est morte sur le coup samedi matin quand sa voiture a terminé sa course contre un mur à La Mivoie. Dimanche soir, Marc Gilbert Denise, 38 ans, a été balayé par une voiture alors qu’il était à moto à Camp Charlot. Hier toujours, un piéton de 44 ans a été découvert gisant sur l’asphalte à Union Park, portant de multiples blessures à la tête. Il est admis aux soins intensifs de l’hôpital de Rose-Belle.

La huitième semaine depuis l'écroulement de l'empire Rawat devrait marquer un tournant dans la séquence des événements sur plusieurs fronts. D'abord en ce qui concerne l'enquête criminelle diligentée par le Central CID sous la supervision de l'assistant commissaire de police Heman Jangi, il faudra s'attendre à une accélération des mouvements des suspects entre les Casernes centrales et le tribunal de Curepipe pour d'éventuelles inculpations provisoires.

Le nombre d'accident fatals sur nos routes depuis le début de l'année 2015 s'allonge avec trois nouvelles victimes enregistrées en l'espace de 12h, soit de la nuit de vendredi à hier matin.

À la lumière des conclusions de l’enquête judiciaire instituée sur le meurtre de Jocelyn Veerasamy, le Directeur des Poursuites Publiques Me Satyajit Boolell a décidé qu’il n’y aura aucune poursuite juridique contre la jeune fille qui l’avait poignardé. Le DPP dit avoir pris en considération les rapports et témoignages de psychiatres et psychologues qui avaient déposé durant l’enquête judiciaire. Ils avaient conclu que la fillette ne réalisait pas la gravité de la situation après avoir commis un tel acte.

Un pêcheur habitant Tamarin avait logé une mise en demeure à la Cour suprême contre l’État, réclamant des dommages de Rs 1 M pour préjudices subis. Il déclare avoir été menotté aux pieds lorsqu’il était interrogé par des enquêteurs de la CID à l’hôpital Victoria, Candos, suite à un incident survenu en 2009 à Tamarin avec son beau-frère. Le contestataire avait été brûlé au second degré. L’affaire a été appelée devant la juge Rita Teelock. Cette dernière a réservé son jugement après avoir écouté les plaidoiries des deux parties.

Un jeune couple sud-africain, en vacances à Maurice pour célébrer dignement leur lune de miel, aura passé une soirée cauchemardesque dans la nuit de jeudi à vendredi. À quelques jours de leur départ prévu pour mardi prochain, les deux étrangers se trouvaient à une fête dans la nuit de jeudi avant de retourner à leur chambre d'hôtel, sur la côte ouest.

L’ex-député du PMSD et président de la State Property Development Company (SPDC) Richard Duval, qui a refusé de se soumettre à un alcootest à la suite d’un accident mineur le 21 juillet 2013 à Pailles, a comparu devant la Cour de District de Port-Louis hier. N'ayant reçu le brief du procès que jeudi, son avocat, Me Assad Peeroo, a demandé un renvoi pour préparer la défense de son client. La Cour a accédé à sa demande et son procès sera entendu le 4 août.

Une cinquantaine d’ex-employés de la Quality Beverages Ltd (QBL), communément appelée « usine Pepsi », ont reçu hier une compensation équivalente à un mois et demi de salaire par année de service. Pour rappel, 75 emplois de cette compagnie avaient été supprimés en février 2015 pour des « raisons économiques ».

L’ancien directeur de Whitedot International Consultancy Ltd, Arun Mossuddee, a obtenu la liberté conditionnelle hier après sa comparution devant le tribunal de Rose-Hill. Il devra s’acquitter d’une caution de Rs 20 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 500 000.

  • Le gouvernement annonce la mise en place d’une ligne de crédits pour assurer les salaires du personnel du groupe BAI jusqu’à la fin de juin
  • La crainte de la perte d’emplois préoccupe avec Ivor Tan Yan au nom des employés d’Iframac soutenant que « c’est un pansement sur un bras fracturé »
  • Les syndicalistes Chuttoo, Ragoo et Subron se félicitent des premières retombées de la mobilisation des employés menacés de licenciement économique

La psychose du licenciement au sein de l’empire écroulé de Dawood Rawat, qui a trouvé refuge en France avec sa dernière décoration de la Légion d’Honneur, avait commencé à gagner en intensité.

Arrêté en 2012 sous l’article 7 de la Prevention of Corruption Act, l’ex-Registrar de l’Université de Technologie (UTM), Sanjiv Kumar Babooa, verra son procès appelé en Cour intermédiaire mardi prochain. Il lui est reproché d’avoir faussé les “minutes of proceedings” d’une réunion du board de l’UTM, dont il était le secrétaire, au sujet du recrutement de certaines personnes.

  • Navin Ramgoolam : « Des policiers ont été manipulés pour éroder la séparation des pouvoirs entre le judiciaire et l’exécutif »
  • Le leader du PTr : « Je suis disposé à divulguer volontairement le contenu des deux Safes à la filiale de MCB de Bell-Village si l’ordre litigieux à la demande du DPP est révoqué »

L’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam, qui fait actuellement l’objet de cinq inculpations provisoires, dont deux de Money Laundering de Rs 220 millions et de Rs 40 millions, revient à la charge sur des « trumped up charges » retenues contre lui dans le cadre de l’opération « Lakaz Lerwa Lion ».

  • Le chef inspecteur Tritrudeo Dawoodharry et l’inspecteur Goparlen Goinden déjà en partance pour Parme en Italie en vue de ramener Nandanee Soornack
  • Trois charges retenues, dont Money Laundering de 431 000 euros (Rs 18 millions) contre la patronne d’Airway Coffee
  • Échec des négociations avec des émissaires établissant treize contacts avec une « Mutually Trusted Party » sur la possibilité de traiter la patronne d’Airway Coffee en tant que « Star Witness »

À partir de ce week-end, les dés sont jetés de manière définitive dans les procédures pour l’extradition de Nandanee Soornack, placée en état d’arrestation à Parme, Italie, le jeudi 16 avril dernier.

La Banque de Maurice est arrivée à la conclusion que le transfert de deux colis contenant des devises étrangères pour un montant de Rs 132 millions et Rs 30 millions, au nom de deux banques commerciales, faisait partie du « normal course of business ». C’est ce qui ressort d’un communiqué émis par la Banque de Maurice en fin de journée hier.

Jean Pierre Louis Rudy, un habitant de Riche-Terre de 39 ans, a heurté un van durant son trajet à motocyclette le long de la rue Leclezio, à Mapou, Goodlands, et ce alors qu'il se dirigeait en direction de Petit-Raffray.

Le procès intenté à Indraduth Mohit pour le meurtre de Dharmanand Ruttan s'est poursuivi avec l'audition des témoins devant les Assises hier. Appelé à la barre, le Detective Inspector Lollmun, un des enquêteurs dans cette affaire, a été longuement contre-interrogé par l'avocat de la Poursuite, Me Sanjeev Teeluckdharry.

C’est en compagnie de sa mère qu’une fillette de neuf ans habitant Cité la Chaux s’est rendue au poste de police de Mahébourg hier après-midi pour rapporter une tentative d’enlèvement datant de vendredi dernier.

Les policiers de Goodlands ont procédé ce matin à l’arrestation d’un gang de voleurs, tous domiciliés à Grand-Gaube. Un bateau de plaisance, d’une valeur de Rs 150 000, a ainsi été découvert par les enquêteurs vers 7 h dans la cour d’un sexagénaire domicilié dans la localité.

L’enquête du Central CID confiée à la Land Fraud Squad au sujet de la dilapidation alléguée des terres de l’État se poursuit avec l’interrogatoire de l’ex-directeur de la Beach Authority (BA) Subash Seeruttun. Depuis ce matin, le principal concerné, connu pour ses frasques à répétition, est entendu sur l’affaire du pandit Sungkur avec la construction du restaurant Ritum Coffee sur une portion des Pas Géométriques de la plage publique de Trou-aux-Biches.

L’enquête du Central CID sur le détournement allégué de Rs 350 000 au préjudice de la Tourism Authority (TA) a débouché en cette fin de semaine sur l’arrestation de la caissière Manjula Ramjeewon.

La Chief Executive Officer (CEO) de la Vacoas Popular Multi-Purpose Cooperative Society (VPMPCS), Kavita Parmessur, a comparu une nouvelle fois devant le tribunal à la mi-journée.