Faits divers

Après avoir passé la nuit d’hier à ce matin en détention policière, les cinq membres de la Criminal Investigation Division (CID) de Rivière-Noire inquiétés dans l’enquête sur la mort d’un détenu en début de semaine ont recouvré la liberté conditionnelle devant le tribunal de Bambous dans la matinée. Le sergent Parsand et les constables Laboudeuse, Ragoo, Gaiqui et Nouma ont dû fournir une caution de Rs 9 000 chacun et signer une reconnaissance de dettes de Rs 50 000 après avoir été inculpés provisoirement de “torture by public official”. Avant d’être placés en cellule en début de soirée hier, les cinq officiers de la CID, qui sont désormais sous le coup d’une suspension, ont catégoriquement nié les allégations de brutalité policière formulées à leur encontre.

Les hommes de la Metro Division Nord ont intercepté un jeune homme de 22 ans à la gare du Nord hier.

Le procès intenté à Laval Josian L’Espérance pour homicide involontaire sur la personne de Cliff Gigambur, un sans-domicile fixe, s’est ouvert devant les Assises hier. Ce maçon de 51 ans originaire de Mahébourg a plaidé non coupable. Après la constitution du jury, la cour a écouté les dépositions de six témoins, dont le beau-frère de la victime, qui a relaté l’incident survenu le 6 août 2011. Laval Josian L’Espérance avait assommé Cliff Gigambur d’une bouteille de rhum après que celui-ci lui ait lancé une pierre à la tête.

Après une première journée d’interrogatoire de six heures hier, l’ancien ministre des Terres du gouvernement de Navin Ramgoolam, Abu Kasenally, est retourné au QG du Central CID dans la matinée pour la reprise de l’exercice. À ce stade, les limiers de la Land Fraud Squad sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi considèrent cet ancien membre du gouvernement comme un témoin en consignant ses explications sur des dossiers d’allocation de Pas Géométriques et de State Lands des plus controversés et délicats politiquement. La prochaine étape de cette enquête devrait être l’interrogatoire Under Caution du Senior Chief Executive, Noorani Oozeer, jusqu’à tout récemment chef de Cabinet au ministère des Terres.

Les derniers préparatifs en vue de l’interrogatoire de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam suite à l’opération « Lakaz Lerwa Lion » du vendredi 6 février avec son inculpation, ont été enclenchés. Comme il fallait s’y attendre avec les procédures devant la Cour suprême relatives à une demande d’injonction au sujet des « secrets » des six téléphones cellulaires, le rendez-vous pris pour aujourd’hui au QG du Central CID a été reporté pour jeudi. C’est ce qu’a appris Le Mauricien de sources autorisées à la mi-matinée car le Filing du dernier contre-affidavit est annoncé pour 14 heures 30.

Le sergent Parsand et les constables Laboudeuse, Ragoo, Gaiqui et Nouma, affectés au poste de police de Rivière-Noire, ont été placés en état d’arrestation dans la nuit d’hier à ce matin.

L’une des premières enquêtes policières initiées dans le sillage de la victoire de l’Alliance Lepep aux élections générales du 10 décembre a débouché sur une nouvelle arrestation, la cinquième de la série. Mahindra Utchanah, fils de l’ancien ministre de sir Anerood Jugnauth, qui avait rejoint les rangs de l’Alliance PTr/MMM pour la dernière campagne électorale, a passé la nuit d’hier à ce matin en cellule policière. Il est accusé provisoirement de diffamation criminelle contre le ministre des Communications et leader du MSM, Pravind Jugnauth, et son épouse. Il a comparu en Cour de Mapou où devait être débattue sa demande de remise en liberté provisoire.

L’affaire de deux représentants d’une importante société européenne, bloqués à Maurice sous le coup d’une menace d’Arrest on Departure en marge de l’opération « Lakaz lerwa Lion » avec l’inculpation de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam pour le délit de Money Laundering, devrait connaître des rebondissements dans les jours à venir. Ces deux étrangers ont pu prendre l’avion vendredi soir à destination de Dubaï alors que l’un d’eux, occupant les fonctions de Deputy Chief Operating Officer de la compagnie, aurait dû quitter Maurice depuis le 17 février. Entre-temps, les révélations de l’hebdomadaire Week-End au sujet de l’implication de trois VVIPs dans une opération de marchandages de documents avec les deux hommes d’affaires comme monnaie de change en vue d’incriminer Navin Ramgoolam suscitent des interrogations.

À la mi-journée hier, après que sa mère l'ait informé que le portail du domicile de son oncle – actuellement à l'étranger – était ouvert, un jeune homme de 26 ans s'est immédiatement rendu sur place, où il a constaté que la voiture de ce dernier, immatriculée 2300 SP 00, avait été volée. Il s'est également aperçu que la maison de celui-ci avait été cambriolée, mais a été incapable de faire l'inventaire des objets dérobés. Le cas a été rapporté au poste de police de Rivière-du-Rempart.

La route côtière de Mon-Choisy, B38 — fermée à la circulation depuis avril 2013 — ne devrait pas se rouvrir de sitôt. Ce, en dépit de la volonté affichée par les autorités pour que le public y ait accès librement. Pour cause, après la mise en demeure que lui a servie le ministère des Terres et du Logement, le sommant de restituer la route à son état original, Tarisa Resorts a répliqué la semaine dernière par une Notice in Reply. S'il a fait enlever la grille métallique qui bordait la route côtière, interdisant le passage, le propriétaire de Tarisa Resorts, Leckram Nundlall, l'ami proche de l'ancien Premier ministre Navin Ramgoolam, de la compagnie LVN Tourism Enterprises Ltd, est décidé à ne pas se plier à la requête du ministère.

Moins d'une semaine de la tragédie en mer, où le couple Baudron – Antoine, 43 ans, et son épouse Ewa, 40 ans –, originaire de Longecourt-en-Plaine, dans l'Est de la France, a péri à Belle-Mare, l'enquête policière prend un tournant avec l'examen des moteurs du hors-bord, le Scene of Crime Office (SOCO) n'ayant relevé "aucune trace d'impact" sur le hors-bord incriminé. De ce fait, tant qu'une enquête approfondie n'a pas été faite, la Tourism Authority placée sous le ministre du Tourisme, Xavier Duval, a ordonné la suspension de toutes activités nautiques dans le lagon de Palmar. Par ailleurs, Carmen, la fille des victimes, âgée de 16 ans, orpheline depuis peu et prise en charge par la Child Development Unit (CDU), a regagné la France avec son parrain – venu de la France – en même temps que les corps rapatriés.

La première étape de l'offensive initiée par le vice-Premier ministre et ministre des Terres, Showkutally Soodhun, pour une remise en ordre au niveau de l'exploitation des State Lands est sur le point d'être conclue. D'une part, avec les sept dossiers de dilapidation du patrimoine foncier de l'Etat et de spéculation foncière alléguée soumis à la Land Fraud Squad du Central CID, deux invités de marque, dont l'ancien ministre des Terres Abu Kasenally et le précédent Senior Chief Executive au même ministère, Noorani Oozeer, devront être convoqués incessamment au QG du Central CID pour des interrogatoires under warning.

En fin de semaine, l'ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, a signifié son intention de déclarer la guerre ouverte aux auteurs des fuites d'informations dans la presse sur les différentes étapes de  l'opération « Lakaz Lerwa Lion ». C'est ce qu'il a affirmé à son entourage proche en particulier à ses hommes de loi en affichant sa détermination de venir de l'avant avec d'autres affidavits pour faire la démonstration de ce qu'il avance et pousser les autorités compétentes à agir. En parallèle, les Never Used Dollar Notes, retrouvées dans les coffres-forts et les valises codées de l'ancien Premier ministre, continuent à susciter un intérêt grandissant avec un premier Assessment pour le compte du Serious Fraud Office du Federal Bureau of Investigation (FBI) des Nations unies. De con côté, le Central CID s'est déjà préparé pour une première analyse des données transmises par les banques et les Foreign Exchange Dealers suite au Judge's Order sur les avoirs et comptes bancaires du couple Ramgoolam.

La mi-février pourrait constituer un tournant dans l'Opération "Lakaz Lerwa Lion" avec l'arrestation le vendredi 8 février de l'ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, et la saisie de Rs 220 million + Rs 4 millions en sa résidence de River Walk. En effet, des dessous des tractations impliquant au moins trois VVIPs avec l'ombre de Rakesh Gooljaury, le patron de Fashion Style, planant sur cette affaire, font actuellement l'objet de commentaires dans certains milieux. D'abord, le fait incontournable demeure que deux ressortissants étrangers, représentant les intérêts d'une importante société économique européenne opérant à Maurice, ont été retenus contre leur gré à Maurice pendant une dizaine de jours. L'Arrest on Departure, logée contre eux au Passport and Immigration Office, depuis le 17, n'a été enlevée qu'à 22 h 20, vendredi au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport. Le résultat est que ces deux étrangers ont pu prendre l'avion à destination de Dubaï en vue de décider, en collaboration avec la maison-mère,  de la marche à suivre.

La guerre des affidavits dans la demande d’injonction contre le décryptage des « secrets » des six téléphones cellulaires de Navin Ramgoolam joue les prolongations. En effet, le State Law Office a objecté à la teneur du dernier contre-affidavit juré hier matin par l’ancien Premier ministre sous le coup d’une double inculpation provisoire de Conspiracy dans l’agression du campement de Roches-Noires et du blanchiment de Rs 220 millions + Rs 4 millions. Après avoir analysé l’objection soulevée, la juge Rita Teeluck, siégeant en référé, a demandé qu’une version revue et corrigée de ce document soit versée au dossier en Cour suprême.

Shamduth Mohabir, qui officiait en tant que prêtre dans quatre temples à Grand-Bassin, avait initié des poursuites contre son ex-employeur, la Hindu Maha Sabha, pour l’avoir « injustement licencié ».

Chue Wing & Company Ltd était poursuivi devant la Cour de District de Moka pour avoir transporté des produits frigorifiés dans un véhicule n’étant pas doté d’un système de réfrigération. Il avait été jugé coupable et condamné à payer une amende de Rs 3 000. Il avait fait appel à cette décision de la Cour.

  • Alan Ganoo, ancien Attorney General : « C’est une entorse à l’indépendance du DPP et par ricochet à celle du judiciaire »
  • Me Yousuf Mohamed, SC : « Une nouvelle choquante, qui n’augure rien de bon pour l’avenir de Maurice »
  • L’Assets Recovery Office, jusque-là sous la supervision du bureau du DPP, transféré sous l’autorité de la Financial Intelligence Unit

Changement fondamental de structure du judiciaire soulevant un tollé au sein du barreau. Le conseil des ministres a entériné une décision éliminant d’un trait de plume l’indépendance de l’Office of the Director of Public Prosecutions (ODPP).

Sadayen Marooday était poursuivi en Cour intermédiaire sous une charge d’homicide involontaire par imprudence, en violation avec la section 239, sous-section 1, du code criminel. Il devait plaider non-coupable de la charge et était représenté par Me Rama Valayden. Selon les faits, l’accusé, qui conduisait un van, a heurté de plein fouet un motocycliste en tentant de le dépasser. Selon la poursuite, l’accusé avait fait preuve d’imprudence, ce qui aurait causé l’accident.

Muntasir Nawool, officier de police de 29 ans, a été victime d’un grave accident de la route samedi dernier à Goodlands. Dimanche dernier, il a signé une discharge contre avis médical, mais s’est à nouveau présenté à l’hôpital du Nord en cours de semaine en voyant que son état ne s’améliorait pas.

Le procès intenté à Jimmy Marthe (Colosso), Jimmy Jean Alexis et Désiré Azie, accusés d’entente délictueuse dans l’importation de 12 kilos d’héroïne d’une valeur de Rs 180 millions, et dont l’instigateur serait Gro Derek, a été appelé hier en Cour intermédiaire.

Alors que Navin Ramgoolam poursuit sa croisade contre des articles de presse au sujet des séquelles de l’opération « Lakaz Lerwa Lion » en vue d’obtenir une injonction de la Cour suprême contre le décryptage des « secrets » de ses téléphones cellulaires, les dernières informations disponibles indiquent une ouverture de l’enquête vers l’étranger.

Un petit garçon de 3 ans est actuellement dans un état critique à l'unité des soins intensifs de l'hôpital Jeetoo après avoir été accidentellement percuté par une voiture. Un taximan de Roche-Bois était hier à 17h30 au volant de son véhicule à Vallée-des-Prêtres lorsque le garçonnet a subitement fait irruption sur la route.

Amritraj Baotoo, qui a plaidé coupable sous une charge réduite de “wounds and blows causing death without intention to kill”, prendra connaissance du verdict du juge Benjamin Marie-Joseph à une date ultérieure. Il lui est reproché d’avoir causé la mort de Prakash Lochun lors d’une bagarre pour une histoire de pétarades.