Quatre jours après le dramatique accident au virage de Sorèze, ayant causé la mort de dix passagers et 44 autres blessés, les enquêteurs de la police attendent toujours avoir accès à la Job Card de l’autobus de la Corporation Nationale de Transport (CNT), immatriculé 4263 AG 07. À ce matin, cette pièce à conviction cruciale, gardée dans les archives de la CNT, n’avait pas encore été soumise à l’équipe de limiers de Port-Louis Sud, opérant sous la supervision du surintendant de police Husnoo. Entre-temps, les pièces majeures de l’autobus de la CNT, susceptibles de permettre aux experts de déterminer la cause de l’accident du vendredi 3 mai sur la Nationale, ont déjà été enlevées et soumises au Forensic Science Laboratory (FSL) à des fins d’analyse. D’autre part, le premier témoignage du receveur de l’autobus, Vishamitr Bundhoo, rapporté en primeur dans l’édition de Week-End d’hier, attribue la cause de l’accident à des freins défectueux. À ce matin, 25 des 44 passagers blessés lorsque l’autobus Blueline de la CNT a fait plusieurs tonneaux, vendredi matin, étaient encore admis à l’hôpital. Seul le cas d’Urmila Hanuman, âgée de 54 ans, admise à l’Intensive Care Unit (ICU) du Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC), inspire de graves inquiétudes alors qu’une majorité de blessés pourraient obtenir leur décharge sur avis médical d’ici cet après-midi.