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Faits divers

Elle lui en voulait à mort. Tout simplement parce qu'il l'avait répudiée pour infidélité au lendemain de leur union. Contre une somme de Rs 10 000 déjà payée, selon l'enquête de la Major Crime Investigation Team (MCIT), Madhuri Ghoorbi a eu recours à une bande en vue d'agresser mortellement son époux. Après une première tentative dans la journée de dimanche dernier, ils sont revenus à la charge avec un plan de kidnapping en début de soirée de mardi. La partie inférieure de son corps mutilé à coups de gourdins, de barres de fer et d'arme blanche, Vikram Ghoorbin avait été abandonnée à lui-même dans une mare de sang dans des champs de cannes à 300 mètres de la route principale à Camp-Maillet, Cap-Malheureux. Le crime, commis dans des conditions atroces et incroyables, fut découvert très tôt mercredi matin.

Quatre chèques sans provision d'un montant total de Rs 817 000 avait été émis par une femme d'affaires, R.B, directrice d'une agence d'événementiel, notamment pour l'organisation d'une Trade fair en 2008. Le conseiller mauve, Ananda Rajoo, a contesté, vendredi, lors du Conseil municipal, la décision du Conseil de l'époque d'enlever la plainte logée dans cette affaire. Pour lui, "il s'agit clairement d'un acte de dissimulation". Il demande ainsi que le cas soit référé à l'Independent Commission Against Corruption (ICAC).

Yajna Ghurburrun, âgée de 39 ans, fille de l'ancien vice-président de la République, a eu recours à des menaces en citant le nom du Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour tenter d'intimider des Italiens, victimes de cas d'escroquerie portant sur une transaction de l'ordre de Rs 20 millions. Jusqu'ici, cette femme d'affaires a refusé de rembourser aux membres de la famille Colombo Han Mui une somme de 11,4 millions, représentant la somme versée lors d'une transaction immobilière avortée pour le démarrage d'une ferme bio. En cours de semaine, elle a été rattrapée non seulement par cette affaire d'escroquerie mais surtout suite à des menaces à peine voilées proférées contre les Italiens, qui l'avaient dénoncée au Central CID.
Las de subir des actes d'intimidations en vue de leur faire taire, les deux Italiens ont décidé durant le week-end dernier de porter toute l'affaire devant les autorités. Et pour cause, entre 12 h 34, le vendredi 12 avril et 5 h 29 le samedi suivant, le fils Maurice Gino Colombo Han Mui a accusé réception de 28 messages de menaces sur son téléphone cellulaire et émanant de manière sans équivoque de Yajna Ghurburrun.
Dans leur déposition au poste de police de Trou-aux-Biches, les Italiens se sont appesantis sur le fait que ce n'est pas la première fois qu'ils faisaient l'objet de chantage de la part de la fille de l'ancien vice-président de la République. Quand celle-ci avait appris que les Italiens allaient revenir à Maurice à la fin de mars dernier pour entamer des procédures au pénal à son encontre, elle avait profité des échanges via Skype pour proférer des menaces en citant le nom du Premier ministre.
"I will phone the Prime Minister and you will be arrested when you arrived in Mauritius", avait soutenu Yajna Ghurburrun à l'encontre des Italiens lors de ces échanges. Elle ne voulait pas que les victimes déposent auprès du Central CID des documents compromettants, dont une reconnaissance de dettes de Rs 11,4 millions suite à une vente de terrain frauduleuse, qui remonte à 2012.
Yajna Ghurburrun se vantait de ses connexions politiques et de ses relations au sein de l'Etat pour tenter de faire peur aux Italiens tout en affirmant que malgré les démarches de ces derniers, elle ne serait nullement inquiétée par les autorités. "Je connais des hauts grades de la police. Nothing will happen to me. Every shit you want to do, nothing will happen to me. You come from a cheap family. My family is the most important family here. If you talk around I will call the Prime minister because you are destroying my reputation", devait-elle ajouter en faisant également état de ses liens avec la famille Gandhi en Inde.
Depuis l'arrivée de Maurice Gino Colombo Han Mui et son père Giulio Colombo à Maurice au cours de la dernière semaine de mars, Yajna Samidha Ghurburrun leur a rendu visite en une occasion dans une tentative d'arriver à un arrangement sans avoir à rechercher l'intervention de la police.
"Le jour même de notre arrivée, elle est venue chez nous. Au départ, elle a fait preuve d'amabilité en nous demandant si notre voyage s'est bien déroulé. Mais au moment où nous avons commencé à parler du remboursement de notre investissement de Rs 11,4 millions, elle a commencé à nous proférer des menaces", soulignent les deux Italiens. Finalement, il y a eu les 28 SMS de menaces en moins de 24 heures de la fin de la précédente semaine.
Convoquée au poste de police de Trou-aux-Biches, lundi dernier, pour interrogatoire au sujet de ces menaces au téléphone, Yajna Ghurburrun a été libérée sur parole. Elle avait pris l'engagement de se rendre en Cour de Pamplemousses mardi matin pour son inculpation provisoire pour le délit de Verbal Threats sous les dispositions de l'ICT Act. Mais elle a fait faux bond à la police en se faisant admettre à la City Clinic.
Yajna Ghurburrun a été placée en état d'arrestation à la clinique avec sentinelle à côté de son lit. Après sa comparution, mercredi, elle est embarquée par des limiers du Central CID pour son interrogatoire Under Warning dans le cas d'escroquerie de Rs 20 millions, dont le non-remboursement de Rs 11,4 millions aux Italiens avec une possibilité de détention policière. A peine la séance de Questioning entamée, mercredi après-midi, elle fait part d'un nouveau malaise.
La fille de l'ancien vice-président de la République a été d'abord examinée par le Police Medical Officer avant qu'elle ne soit admise de nouveau en clinique. Jeudi, elle est inculpée pour escroquerie et remise en liberté contre une caution de Rs 100 000 et une reconnaissance de dettes de Rs 200 000. L'interrogatoire a été reporté à demain.
Affaire à suivre...

L'enquête instruite par le Central CID depuis bientôt quatre semaines sur des arnaques financières, dont le préjudice pourrait être de l'ordre de plus de Rs 2 milliards, s'avère être une traque financière des plus complexes et difficiles. Que ce soit dans le cas de White Dot International Consultancy Co. Ltd et ses dix-huit entités satellitaires ou Sunkai Co. Ltd de Bimla Ramloll, les placements effectués par les milliers de clients leurrés sont quasiment intraçables sauf pour une infime partie. A titre d'exemple, sur des réclamations de Rs 510 millions logées formellement contre White Dot, le Central CID n'a pu retracer que Rs 1 million en liquide même si une cinquantaine de voitures quasi neuves, acquises selon la formule de crédit-bail, ont été placées sous séquestre. Mais ce qui semble encore plus inquiétant demeure le silence affiché par les clients de Sunkai Co. Ltd, dont une VVIP, connue comme La Sirène avec des placements d'un peu moins de Rs 25 millions, alors qu'il est plus qu'évident que les chances de paiement mensuel de dividendes, ou encore de remboursement de capitaux, s'amenuisent de jour en jour au fur et à mesure que les échéances se précisent.

Elle était jeune, elle était populaire, elle avait des projets, elle venait à peine de se marier et elle voulait un enfant. Elle respirait la vie… Pourtant, Jade Monique, 30 ans à peine, a connu un autre destin que ce qu'elle projetait avec son mari Steve. Elle est décédée dans des circonstances troublantes à l'hôpital Victoria, Candos, la semaine dernière, après une semaine dans le coma à l'Intensive Care Unit. Elle y avait été admise à la suite d'une césarienne lors de laquelle son bébé est décédé. Selon les médecins légistes, elle a succombé à une sévère hémorragie cérébrale. Il y a eu négligence médicale, crient ses proches. Pour cause, Jade Monique n'avait aucun problème de santé. Elle avait eu une grossesse normale.

VOLS À BEAU-BASSIN/ROSE-HILL : Des malfrats avec casques intégraux sèment la terreur
En l'espace de 24 heures en cette fin de semaine, deux vols ont été enregistrés dans la région de Beau-Bassin/Rose-Hill, au préjudice de deux femmes âgées de plus de 50 ans, avec comme auteurs des individus circulant à motos et portant des casques intégraux.

Depuis hier après-midi, le nombre de suspects en détention policière dans le meurtre de Vikram Ghoorbin en début de semaine s’élève à cinq, avec le présumé complice Ahmad Battun (28 ans) se constituant prisonnier en présence de son homme de loi.

Deux Mauriciennes, Sarojeenee Hossein, âgée de 53 ans, habitant Mahébourg, et Latchmamah Kisto, 49 ans, de Plaine-Magnien, ont été interpellées avec une importante quantité de gandia à leur descente d’avion jeudi en provenance de La Réunion.

Moorghen Venethetan a été trouvé coupable par la cour intermédiaire d’avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de 15 ans.

Le comité disciplinaire institué pour faire la lumière sur l’affaire Hermant Madhow a rendu son Ruling le 25 mars. Mais plus de trois semaines après, l’assistant manager du centre de MITD d’Ébène, suspendu depuis janvier, est toujours dans l’attente de la décision finale du MITD à son sujet, qui aurait dû être prise dans un délai de 7 jours.

Les deux cartes d’identité de Dhanraz Dawokolay, aussi connu sous le nom de Dhanraz Kallee, a fait que sa veuve Meeteela Dooly soit privée de sa pension depuis 1994.

La magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsingh a acquitté Abdool Hakeem Elaheebocus accusé de possession of stolen goods. Celui-ci transportait dans son camion des couches et des serviettes de table soupçonnés d’avoir été volés et d’une valeur de Rs 1,1 million.

La Cour de district de Pamplemousses avait condamné Avisheik Hurill à payer trois amendes et l’avait disqualifié pour conduire pour une période d’un mois après qu’il eut plaidé coupable sous trois accusations contre lui, using uninsured motorvehicle, taking vehicle without consent et using motor vehicle after dark with rear lamp not lighted.

Poursuivi sous une charge de « drug dealing with aggravating circumstances », Jean Gilbert Landinaff a été condamné hier à quatre ans de prison par la magistrate Wendy Rangan, siégeant à la cour intermédiaire. Cet habitant de Richelieu avait en sa possession 4,32 grammes de cannabis le jour de sa comparution en cour, en février 2012, pour une autre affaire criminelle.

Le Premier, bateau de pêche coréen, est arrivé à Port-Louis ce matin. Pourtant, le mouvement international Greenpeace avait écrit aux autorités pour leur avertir que ce thonier senneur est accusé de pêche illégale sur les côtes africaines. Sous la pression de la Mauritius Export Association (MEXA), qui craint un impact négatif sur le secteur du seafood, le bateau n’a pu débarquer sa cargaison comme prévu.

Une enquête de la Criminal Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes sur le vol d’une voiture de maître rapporté le 8 février a abouti à l’arrestation de deux suspects. C’est la propriétaire de la Toyota Belta de couleur grise qui a informé la police que son véhicule avait été volé à l’avenue des Orchidées à Sodnac.

Quatre suspects sont sous les verrous et un cinquième recherché par la police pour le meurtre de Dheeraj (Vikram) Ghoorbin, 34 ans, à Cap-Malheureux en début de soirée mardi. L’arme du crime, un couteau de boucherie, a été récupérée lors d’une perquisition par des limiers de la CID de Grand-Baie, sous la supervision de l’assistant commissaire de police Devanand Reekoye, au domicile d’un des complices, habitant Grand-Baie. Le meurtrier principal, un jeune coiffeur de Triolet, Reza Jeeawoody, 23 ans, aurait obtenu une somme de Rs 10 000 pour agresser l’époux de Madhuri Ghoorbin. Les aveux de Nizamuddin Okeeb, habitant Triolet, en présence de ses hommes de loi, Mes Germain Wong Yuen Kook, Sanjeev Teeluckdhary et Amrish Oozageer, à la Major Crime Investigation Team (MCIT) du surintendant Manaram, jusqu’à minuit hier, ont été déterminants.

L’un des principaux agents de Sunkai Co Ltd, Vishnu Rambharuth, qui a retenu les services de Raouf Gulbul, promet des révélations sur l’identité des clients avec de gros placements. C’est ce qu’il a laissé entendre lors de ses deux jours d’interrogatoire Under Warning dans les locaux du Central CID. Il devait comparaître en Cour de Rose-Hill en début d’après-midi pour son inculpation provisoire pour entente délictueuse dans des arnaques financières. Par ailleurs, les Whereabouts du couple Narsoomamode, jusqu’à tout récemment des employés d’une importante banque commerciale, continuent d’intriguer les enquêteurs compte tenu de leur rôle dans le réseau White Dot/Sunkai.

La bataille légale que livre ISKCON à la succursale de McDonald’s à Phœnix autour de la viande bovine continue à être au détriment de la plaignante. Pas plus tard qu’hier, le juge en Chambre lui a refusé l’ordre intérimaire qu’elle recherchait en attendant que l’appel qu’elle a interjeté contre le jugement rendu par le juge Prithiviraj Fekna soit entendu et déterminé.

• L’épouse de la victime avait payé Rs 10 000 au dénommé Reza pour « la correction mortelle » de son époux.
Le meurtre de Sailesh Ghoorbin ; 33 ans, habitant Moulin-aux-Vents, Petit-Raffray, Cap-Malheureux, a été résolu en début de soirée de jeudi suite à la collaboration des limiers du CID de la Northern Division, menés par l’ACP Devanand Reekoye, et de la Major Crime Investigation Team du surintendant Manaram. Outre l’épouse de la victime, Madhuree Ghoorbin, alias Simee, quatre autres suspects ont été appréhendés et placés en détention provisoire. En début de soirée, l’un des suspects Muhamad Azamudin Okbeer, qui a retenu les services de Me Germain Wong Yuen Kook, est passé aux aveux lors de son interrogatoire dans les locaux de la MCIT aux Casernes centrales.

L’Independent Commission Against Corruption (ICAC) a logé un second procès contre le Chief Government Valuer Yodhun Bissessur hier, soit deux jours après avoir initié une procédure pénale contre lui.

L’enquête policière sur le meurtre de Sailesh Ghoorbin, dont le corps a été retrouvé hier matin dans une marre de sang à Cap-Malheureux, butte sur le refus de l’épouse de la victime de collaborer avec les limiers de la Criminal Investigation Division du Nord, sous la supervision de l’ACP Reekoye.

Après avoir ressenti un malaise en pleine séance d’interrogatoire hier et passé la nuit à la City Clinic sous surveillance policière, Yajna Samidha Ghurburrun est revenue au Central CID à 11 h 45 aujourd’hui.

À ce jour, six Attachment Orders pour un gel des avoirs d’un montant de Rs 179 millions ont été émis par la Cour suprême, suite à des initiatives de l’Assets Forfeiture Office, tombant sous la responsabilité du Directeur des Poursuites Publiques (DPP).