Faits divers

Une collision impliquant deux autobus, l’un de la CNT et l’autre d’UBS, a eu lieu vers 9 h ce matin à la rue Souillac, Port-Louis, non loin de la Dr E. Millien Government School.

Des enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) du Nord et des officiers de la Metropolitan Division, sous la supervision des DPS Seewoochursing et Mooniaruth respectivement, ont fait une descente hier après-midi au domicile d’un récidiviste de 24 ans habitant Tranquebar.

Un coup de pied au visage parce qu’il lisait un journal, des coups de clef anglaise parce qu’il buvait une boisson gazeuse : ce sont là des cas de brutalité policière dont témoignent deux toxicomanes qui reçoivent leur dose quotidienne de méthadone (médicament de substitution) du ministère de la Santé dans les postes de police. Le ministre Anil Gayan a été interpellé à ce sujet lors d’une réunion avec la Natresa le 6 mars dernier.

Ibrahim Mahmad Seedat, Yousouf Ally Hosenbocus, Husnabee Salarun, Mohammed Amanoula Carrim, Mahamad Yousoufkhan Omar Saïb et le Dr Fazal Golamgouse sont poursuivis devant la Cour d’assises pour une affaire de trafic de drogue. Le Dr Golamgouse, médecin d’une cinquantaine d’années, ainsi qu’Ibrahim Mahmad Seedat ont plaidé coupable, alors que les quatre autres accusés, dont une femme, ont plaidé non-coupable. Le procès devant la juge Nirmala Devat a démarré la semaine dernière.

Un nouvel épisode de guerre des affidavits impliquant le Central CID se profile en marge de l’enquête dans le sillage de l’opération « Lakaz Lerwa Lion » avec l’arrestation de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam. L’avoué Pazhany Thandrayen, qui a fait l’objet d’une interpellation à sa descente d’avion à l’aéroport SSR samedi, a retenu les services de Me Christophe Bellepeau, avoué, pour loger une demande d’injonction contre le Central CID en vue de préserver le caractère confidentiel et privilégié des informations contenues dans son laptop, dans la mémoire de ses deux téléphones cellulaires aussi bien que les documents et notes de travail saisis par la police depuis son retour au pays.

La compagnie Aniyen Montagne Blanche, spécialisée dans le commerce de pâtisseries, était poursuivie en cour de Moka sous une charge de « selling food which is injurious to health ». Le magistrat Kevin Moorghen, qui a présidé ce procès, a accordé le bénéfice du doute à la compagnie accusée, trouvant qu’il n’y avait pas assez de preuves pour démontrer que ce sont les produits de la pâtisserie de cette compagnie qui avaient causé une intoxication alimentaire.

BARLOW : Une octogénaire se fait voler son sac
Un vol à l’arraché a eu lieu sur la route principale de Barlow vendredi à 9h30. Une octogénaire domiciliée dans la région a porté plainte au poste de police de Rivière-du-Rempart après qu’un motocycliste ait tenté de lui voler sa chaîne en or en la menaçant d’une arme tranchante. N’ayant pas réussi, ce dernier s’est rabattu sur son sac à main, qui contenait son téléphone portable, son “pass” de bus et la somme de Rs 2 000 avant de prendre la fuite. Le butin s’élève à Rs 4 000. Le suspect est toujours recherché.

Après avoir été placé en état d’arrestation dans le cadre de l’enquête sur le drame de l’Île Plate, survenu samedi matin, et où une touriste se trouvant sur un trimaran a été emportée par une houle sourde, Jayson Herts, alias Jackson, le skipper, a été remis en liberté conditionnelle après sa comparution en cour. Il a d’abord comparu devant la Bail And Remand Court hier, où sa remise en liberté contre une caution a été acceptée. Il s’est rendu au tribunal de Mapou dans la matinée en compagnie de son avocat, Me Arassen Kallee, pour régler les procédures de sa remise en liberté sous caution. Jayson Herts a également déjà donné sa version des faits sur cet événement tragique, qui a fait un mort et huit blessés.

  • Des documents compromettants sur les « dealings » de Rakesh Gooljaury saisis dans les bagages de l’avoué Thandrayen, qui revenait samedi de consultations avec Nandanee Soornack en Italie
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  • L’ordinateur portable et deux téléphones cellulaires du conseil légal de « Madam Ou Kone Ki Mwa » « impounded » également à sa descente d’avion par le Central CID
  • Le « Notice On arrival » sur l’avoué Thandrayen émis à partir de l’enquête sur le Money Laundering
  • Airway Coffee : le contrat d’exclusivité de Nandanee Soornack au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport en voie de résiliation avec la nomination d’un administrateur judiciaire

L’enquête du Central CID dans le cadre de l’opération « Lakaz Lerwa Lion » avec l’arrestation de l’ancien Premier ministre Navin Ramgoolam pour le délit de « Money Laundering » de Rs 220 millions + Rs 4 millions, prend une autre tournure. En effet, depuis la soirée de samedi, la Special Cell du Central CID, sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi, est en possession d’une nouvelle série de documents qualifiés de compromettants au sujet des « dealings » attribués au « star witness » Rakesh Gooljaury lors de son partenariat d’affaires avec Nandanee Soornack. Mais à ce matin, très peu de détails ont transpiré de ces documents susceptibles de relancer l’intérêt sur les dessous de l’axe Soornack/Gooljaury, que ce soit au SSR International Airport ou dans d’autres domaines. Le principal concerné, l’avoué Pazhany Thandrayen, dont les services ont été retenus par la femme d’affaires rouge qui a trouvé refuge en Italie, est attendu au QG du Central CID pour des explications sur des documents trouvés dans ses bagages à sa descente d’avion, samedi en fin de journée venant de Milan en transitant par Dubaï. Deux autres développements majeurs sont également prévus en ce début de semaine, en l’occurrence le sort qui sera réservé au contrat d’exclusivité alloué à Nandanee Soornack pour restauration sous l’enseigne Airway Coffee et l’interrogatoire Under Warning de Navin Ramgoolam sur les Rs 224 millions recouvrées dans les deux coffres-forts et les quatre valises fermés avec des codes en sa résidence de River Walk. Il y a également le début du décryptage des six téléphones appartenant à l’ancien Premier ministre pour élucider le mystère du Cover-Up de l’affaire de Roches-Noires dans la nuit du 2 au 3 juillet 2011.

L'audition de la Star Witness, un habitant de Rivière-Noire âgé de 58 ans, qui s'est signalé avec un affidavit juré, mardi après-midi (voir fac-simile plus loin) viendra relancer, mardi prochain, la controverse sur les actes de brutalité policière. Cet agent de sécurité, affecté à un chantier de construction à côté du poste de police de Rivière-Noire, affirme avoir été le témoin oculaire des actes de violence commis par les cinq officiers de police sur la personne d'Iqbal Toofany, 42 ans, habitant Vacoas, placé en état d'arrestation suite à un contrôle de police. Toujours, lors de cette même séance de l'enquête judiciaire présidée par le magistrat Daniel Dangeot du tribunal de Bambous, la police a été sommée de soumettre des enregistrements de caméras CCTV opérés à Cascavelle entre 22h le 1er mars et 11h le lendemain pour confirmer la chronologie des faits autour des actes de brutalité policière dont a été victime Iqbal Toofany.

Un nouveau drame en mer, avec pour victime une touriste française, Josy Gubert, âgée de 65 ans, et huit autres touristes blessés, dont deux graves, est survenu hier matin à la passe de l'île Plate. Cela presque trois semaines après le double drame au large de Belle-Mare au cours duquel le couple Baudron a été tué par un bateau de plaisance lors d'une plongée en apnée. Aux dires de ceux qui avaient pris place à bord du trimaran Babacool, treize touristes, principalement des Français, et le skipper, Jayson Herts, aussi connu sous le sobriquet Jackson, et son aide Rudy Johnson, pour une sortie à l'île Plate faisant partie du circuit des sorties en haute mer ans le Nord, tout s'est joué en un clin d'œil. À peine avaient-ils été avertis de l'arrivée de cette houle sourde que le trimaran était pris par le tourbillon de vagues qui projeta cinq des occupants par-dessus bord. Ce qui donna lieu à de véritables scènes de panique parmi les touristes, pris de peur.

Fabrice David Fabienne, condamné à trois ans de prison et à s’acquitter d’une amende de Rs 20 000, avait interjeté appel concernant la sentence imposée par le magistrat de la Cour intermédiaire. En Cour d’appel, les juges Ah Foon Chui Yew Cheong et Gaitree Jugessur-Manna ont cassé la sentence de trois ans de prison, trouvant qu’une peine de 18 mois serait plus appropriée dans ce cas.

Un mineur, âgé de 8 ans au moment des faits allégués, avait accusé le cousin de sa tante, alors âgé de 18 ans, de l’avoir emmené dans un champ de cannes pour abuser de lui. La magistrate Niroshini Ramsoondar, qui a présidé ce procès en Cour intermédiaire, a décidé d’accorder le bénéfice du doute à l’accusé en prenant en considération notamment le fait que les versions données par la présumée victime étaient contradictoires.

Accusé d’avoir comploté avec son cousin pour voler le sac d’une vieille dame à Beau-Bassin, Jean François Momus a vu la charge qui pesait sur lui rayée, la magistrate Wendy Rangan trouvant qu’il n’y avait pas assez de preuves.

Deux semaines après des événements dramatiques au poste de police de Rivière-Noire, avec le décès « Under Police Custody » d’Iqbal Toofany, un habitant de Vacoas âgé de 42 ans, l’enquête sur des allégations de brutalités a pris une nouvelle tournure.

Les opérations de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) se sont multipliées cette semaine, dont quatre se sont révélées fructueuses jeudi.

La juge Ranjeeta Rajkumarsingh a rayé une charge de “affixing a writing on a structure” pesant sur un individu en Cour de Pamplemousses, accusé d’avoir écrit sur le portail d’un couple de la localité avec de la peinture verte.

Poursuivi en cour intermédiaire sous une charge de « Assault with premeditation causing sickness for more than 20 days », Louis Jimmy Marthe alias Colosso a comparu devant le magistrat Vijay Appadoo. Il est accusé d’avoir agressé Édouard Franco après la diffusion d’un reportage de la chaîne française M6, ce dernier y faisant des révélations sur un réseau de drogue opérant à Maurice. Cependant après plusieurs absences en Cour, le plaignant Franco Édouard ainsi que sa mère, témoin dans cette affaire, se sont rétractés. Le bureau du DPP a cependant décidé de maintenir les poursuites. En l’absence des autres témoins, le procès reprendra le 23 juin.

Lors des travaux de l’enquête judiciaire dans le cadre de décès d’Iqbal Toofany en détention policière prévus pour aujourd’hui, deux officiers de l’hôpital Victoria ont été convoqués pour produire le dossier médical et les enregistrements vidéos de l’hôpital le jour où celui-ci y avait été emmené.

Appelé Cour intermédiaire mercredi devant les magistrats Vijay Appadoo et Razia Janoo-Jaunbocus, le procès intenté au vice-Premier ministre Showkutally Soodhun, accusé d’avoir diffusé de fausses nouvelles dans l’affaire MedPoint, a été renvoyé au 30 mars.

TERRE-ROUGE : Des passants empêchent des voleurs de sévir
Une jeune femme de 27 ans a failli se faire voler sa chaîne en or hier alors qu'elle se trouvait au Morcellement Raffray, Terre-Rouge. Dans sa plainte, consignée au poste de police de la localité, elle explique qu'elle rentrait chez elle vers 17h40 lorsqu'une moto s'est arrêtée à son niveau. Le passager en croupe a alors tenté de lui arracher sa chaîne mais a dû prendre la fuite après l'intervention de passants.

Le magistrat Daniel Dangeot, qui préside l’enquête judiciaire pour faire la lumière sur le décès en détention policière d’Iqbal Toofany, a procédé à une visite des lieux hier en présence des représentants du Directeur des poursuites publiques (DPP), ceux agissant comme “watching briefs” ainsi que le chef inspecteur Roshan Kokil.

Les discussions dans la nuit du 16 au 17 février dernier en la résidence de l’Attorney General, Ravi Yerrigadoo, avec en toile de fond des documents de Dufry AG, fournisseur de la Mauritius Duty Free Paradise (MDFP), sur des commissions de 4,2 % (Rs 100 millions) continuent à hanter l’échiquier politique. Hier, le ministre de la Technologie, des Communications et de l’Innovation, Pravind Jugnauth, un des trois VVIPs, a lancé un défi au leader de l’opposition, Paul Bérenger, pour qu’il vienne de l’avant avec des enregistrements de ces échanges avec les deux représentants de Dufry AG, Michel Galet et Simo Carevic. Il a saisi cette occasion pour lancer un appel à Nandanee Soornack pour qu’elle rentre au pays en vue de consigner sa version des faits, soulignant qu’elle n’avait rien à craindre pour sa sécurité. De son côté, le ministre de la Bonne gouvernance, Roshi Bhadain, a révélé que les documents sur les commissions versées à Frydu, la société incorporée au nom de Nandanee Soornack en Suisse, ont déjà été remis aux autorités compétentes aux États-Unis le samedi 21 février.

De nouveaux développements sont intervenus à la mi-journée dans l’enquête du Central CID au sujet d’actes de brutalités policières allégués sur la personne d'Iqbal Toofany, âgé de 42 ans et habitant Vacoas, décédé alors qu’il était sous responsabilité policière le 1er mars dernier au poste de police de Rivière-Noire. Le sergent Parsand et les constables Laboudeuse, Ragoo, Gaiqui et Nouma, inculpés provisoirement du délit de “torture by public official”, ont été convoqués d’urgence au Central CID et s’ils ne se présentent pas dans un délai minimal, ils courent le risque d’une arrestation.