MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE, MONSIEUR RAMGOOLAM,
Dimanche 31 mars 2013, de ma table et de ma chambre d'étudiant je vous écris ma tristesse, mon dégoût, et mon regret. J'ai beau être en France depuis bientôt quatre ans, j'ai beau avoir quitté mon pays à 17 ans, mais quelques jours après la célébration de notre indépendance, j'ose vous admettre que je ne comprends pas. En 2008 déjà, nous avions connu des pluies diluviennes, les conséquences, vous les connaissez déjà, le pays était déjà dès lors sous votre égide. Pour rappel, en sortant des cours, nous pouvions tous entendre à la radio les quelques mots stipulant la mort d'une jeune fille emmenée par le courant à la sortie du bus. Quatre ans après, le bilan s'est alourdi, avec pour l'instant onze morts au compteur. L'hécatombe de la capitale ne cesse de faire mal.